NATURE
du lupus vulgaire. (Communication faite au Congrès international des sciences médicales, Copenhague, août 1884 et Progrès médical, 1884.) —
De l’ensemble de mes recherches qui sont en entier relatées et résumées dans mon travail : Recherches sur la nature du lupus vulgaire, je conclus que :
A. — Le nodule lupeux présente la même structure histologique que le follicule tuberculeux (ceci n'est d’ailleurs que la confirmation de l’opinion de Friedlander et Koster.) Mais en outre, je décris avec M. E. Vidal, une forme spéciale de lupus (le lupus scléreux. )Ce lupus scléreux, ainsi que l'ont montré mes recherches histologiques, est au lupus vulgaire ce que la tuberculose fibreuse du poumon est à la tuberculose ordinaire
On a voulu distinguer le lupus du tubercule en disant que contrairement il celui-ci, le lupus n’envahit jamais les os. J’ai publié un cas de lupus des os qui a montré que cette opinion était trop absolue.
On avait essayé de distinguer le lupus de la tuberculose par la présence de tissu conjonctif réticulé dans l’une, son absence dans l’autre. J’ai montré qu’il n’en était rien, et que dans le lupus on trouvait aussi du tissu conjonctif réticulé. Ces faits histologiques venaient donc préciser encore l’indentité morphologique du lupus avec la tuberculose.
B. — Depuis Villemin, les recherches de tous les expérimentateurs ont démontré que le tubercule seul reproduit le tubercule. Si donc le lupus est une tuberculose locale, il doit, inoculé dans de bonnes conditions expérimentales, reproduire une tuberculose bacillaire inoculable en séries comme le vrai tubercule. Mes recherches dans ce sens, entreprises depuis 4879, m’ont montré dans un grand nombre de cas que le lupus inoculé dans de bornes conditions expérimentales produit souvent (dam 4/3 des cas environ) une tuberculose miliaire généralisée, inoculable en série et à tubercules contenant des bacilles. Ces faits ont été vérifiés ultérieurement par MM. Koch, Hippolyte Martin, Doutrelepont, etc.
Me demandant ensuite comment il se faisait que le lupus Inoculé dans le péritoine ou la chambre antérieure de l’œil chez les animaux, produisait si souvent la tuberculose, tandis que inoculé sous la peau il semblait ne pouvoir la reproduire, je suis, après une série de tâtonnements, arrivé à montrer que Von peut i volonté , en inoculant des fragments de lupus dans certaines conditions expérimentales , produire tantôt
» localisée à la main est devenue l’origine de lymphangites tuberculeuses du membre » supérieur, pour de là, par l’épaule, gagner le poumon du côté correspondant au » membre atteint.
» On a pu nettement suivre le processus tuberculeux à travers les lymphatiques » du membre supérieur, voir les gommes serofulo-tuberculeuses se produire sur le » trajet des lymphatiques, enfin, constater l’arrivée du virus dans le poumon du
» Il y a là, de la part des canaux lymphatiques, un rôle de transport intéressant » à comprendre; et dans d’autres cas des lymphangites réticulaires érysipélatoïdes » se présentant sous forme d’érysipèles blancs (dits des scrofuleux), paraissent » jouer un rôle majeur dans l’absoption du virus.
» A la.suite de cette assertion, M. Leloir cite quatre faits dans lesquels il a vu » successivement se produire : le pseudo-érysipèle avec bouffissure fugace autour » du lupus, l’engorgement douloureux des ganglions sous-maxillaires iet » sus-claviculaires, enfin les signes généraux et stéthoscopiques démontrant » l’envahissement du poumon par la tuberculose.
» Il est difficile de nier l’existence d’un lien étroit entre ces différents » phénomènes. »
J'ajoute à cette analyse que dans deux cas de lupus j’ai pu de nouveau trouver (sur un grand nombre de coupes, il est vrai) quelques très rares bacilles de la tuberculose. De. plus, des fragments de ces lupus inoculés à des cobayes m’ont fourni deux belles séries (jusqu’à six individus) de tuberculose inoculable seriatim. Je joins à ce travail une statistique tirée de ma pratique hospitalière et privée et je conclus de nouveau qne : le lupus vulgaire vrai est une des formes de la tuberculose cutanée.
Observation de lupus de la main produisant des lymphangites tuberculeuses du membre supérieur et envahissant finalement le poumon du côté du membre atteint.—Guérison. (Communiquée à M. Verneuil pour être publiée dans ses Annales de la tuberculose ) (1887).
Cette observation est le résumé et le complément de l’histoire de la petite malade dont il est question dans le mémoire précédent.
face et en profondeur et peut ronger les muscles, les os et les cartilages.
Cette description s’applique à l’épithélioma développé sur une cicatrice du us ; les observations dans lesquelles l’épithélioma ne s’est pas développé sur i cicatrice sont trop peu nombreuses pour qu’on puisse en développer les actères cliniques.
be pronostic de la lésion est variable; des cancers aplatis peuvent durer dix
> et quinze ans sans produire de lésions graves ni d’altérations sérieuses de l'état . général. Le cancer en champignon est plus grave par suite du siège plus profond
» Le diagnostic ne peut être embarrassant qu’au début et est bientôt assuré par » la marche ultérieure.
» L’épithélioma se développe surtout dans les cas de lupus où il y a tendance à » l’augmentation de l’épiderme, avec augmentation des prolongements du corps » muqueux et aspect papillomateux ; ces variétés pourraient être confondues » histologiquement avec l'épithélioma, mais les prolongements sont moins profonds,- » moins ramifiés que dans l’épithélioma et on peut dire que dans l’épithélioma la » tumeur est en dedans de la peau, tandis que dans les lupus végétants et scléreux » la tumeur est surtout en dehors. D'autres fois, l'épithélioma se développe aux » dépens des glandes de la peau.
» L’épithélioma peut se présenter sous la forme lobulée ou sous la forme » tubulée ; la gravité de la forme tubulée tient à ce qu’elle n’est nulle part englobée » dans le tissu fibreux,, mais est limitée par le derme infiltré ou par les cellules » embryonnaires qui forment le tissu lupeux.
» Le traitement doit consister dans le râclage fait aussi complètement que » possible de la lésion épithéliomateuse et suivi de l’application d’une pâte causti- » que ; si la tumeur est trop considérable, profonde, indurée, il faut sans hésiter » pratiquer l’ablation totale sans craindre d'empiéter sur les tissus ambiants.
» Cette intéressante monographie, la seule qui existe sur cette complication du » lupus, renferme deux observations recueillies dans le service de M. Leloir et » deux planches chromolithographiées représentent l'aspect extérieur des lésions » et leur structure histologique.»
Leçons sur la scrofulo-tuberculose de la peau et des muqueuses.
Ces leçons professées à l’hôpital Saint-Sauveur en 1883-86, à propos de malades de ma clinique, renferment des faits nouveaux relatifs à un cas de lupus de la langue, à certaines variétés de lupus tuberculeux, à la fréquence des kéloïdes chez les sujets tuberculeux ; aux lymphangites et œdèmes lymphangitiques lupeux et tuberculeux. (Elles seront publiées dans mon livre, en voie de préparation, intitulé :
Etudes cliniques et anatomo-pathologiques sur la lèpre. (Pages 131 à 145
de produire une œuvre superficielle : les matériaux qui lui manquaient en France, il est allé les chercher en Norwège et en Italie ; il a étudié dans ces deux contrées
» pays les plus lointains, et qu’il a rapporté des faits et non des paroles creuses au >i pays qui l'avait honoré d’une mission scientifique. (1)
» Son ouvrage est divisé en deux parties : Dans une première partie, il étudie .. la symptômatologie de la lèpre, son évolution, ses complications , son pronostic; dans » une seconde partie, il étudie son anatomie pathologique , son diagnostic, sa distri- » bution géographique et son histoire , son étiologie , soi» traitement prophylactique et » curatif. '