‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 8 sur 17 · A. - DOSAGE DES CORPS AZOTES NON PROTEIQUES DU SANG · texte numérisé non relu

A. - DOSAGE DES CORPS AZOTES NON PROTEIQUES DU SANG

10. Sur le dosage de l’azote restant dans le sang des Vertébrés (C. li. Soc. Biol, t. LXXIV, 1913, p. 639).

La désalbumination du sang, du plasma ou du sérum a été faite à l’aide de l’acide métaphosphorique, réactif préconisé pour la désalbumination du lait par M. Denigès et utilisé pour le sang par M. Labat. Le filtrat obtenu est limpide. Clair et ne contient pas de protides lorsqu’on opère avec une dilution convenable, dilution au moins égale au cinquième. Le filtrat neutralisé est concentré dans le vide, à 40 degrés, puis divisé en quatre parties égales. La première sert à des réactions qualitatives (recherches des peptones par le réactif de Tanret); la seconde au dosage de l’N non protéique total (Kjeldhal-Denigès); la troisième au dosage de l’N titrable à l’hypobromite et la quatrième au dosage de l’N formol. L’azote ammoniacal est dosé directement sur une autre prise de sang, par la méthode de Grafe. On obtient par différence les chiffres d’azote aminé ; N formol total — N (NH8) et d’azote uréique : N hypobromite — N (NEP).

B. — RECHERCHE ET DOSAGE DES PEPTONES DANS LES LIQUIDES ORGANIQUES ET LES EXTRAITS D’ORGANES, A L’AIDE DU REACTIF DE TANRET.

30. Sur la répartition de l’azote non protéique dans l’organisme (C. li. Soc. Biol, t. LXXXV, p. 360).

31. Sur l’arrêt des albumoses et des peptones par le foie (Ibid., t. LXXXVIII, p. MO).

La technique est basée sur l’intensité du louche colloïdal, qui se produit dans une solution de peptone lorsqu’elle est additionnée de réactif de Tanret, chaufffe, puis refroidie. La solution étalon est une solution de

peptone Witte, contenant, pour 100 cc., SO milligrammes de peptone et 1 gramme d’acide trichloracétique. Filtrer et conserver la solution par addition de chloroforme (5 cc.).

Dans une série de tubes à essai, on introduit des quantités croissantes de la solution de peptone (0 cc. 5; 1 cc.; 1 cc. S; 2 cc.) et de l’eau distillée (q. s. pour 8 ce.). Ajouter V gouttes de réactif de Tanret, porter quelques minutes au bain-marie b 100 degrés et laisser refroidir. Pour déterminer approximativement la quantité de peptones contenue dans un liquide biologique ou dans un extrait d’organes, on procède à la désalbumination par l’acide trichloracétique ou l’acide métaphosphorique. Le filtrat clair (8 cc.) est neutralisé par de la soude, en présence de phtaléine, puis additionné de réactif de Tanret, chauffé et refroidi comme les tubes témoins. L’intensité du louche colloïdal obtenu est déterminée par com-

Cette méthode a été utilisée avec de bons résultats par M. le Professeur Labat, pour le dosage des peptones dans le suc gastrique (Bull, des travaux de la Soc. de pharmacie de Bordeaux, 1924) et par MM. les Professeurs agrégés Piéchaud et Aubertin, pour l’étude de l’albuminosurie (Annales de médecine, mai 1924).

C. - MICRODOSAGE AU FORMOL DES CORPS AZOTES NON PROTEIQUES CONTENUS DANS LES LIQUIDES ORGANIQUES ET LES EXTRAITS D’ORGANES

35. Recherches biochimiques sur l'excrétion azotée des Invertébrés (Bull. Station biol. Arcachon, t. XXI, 1924).

Cette technique présente l’avantage d’effectuer le dosage des principaux corps que l’on rencontre en chimie biologique (ammoniaque et urée, acides aminés et peptides, corps puriques) à l’aide d’une même liqueur titrée, solution d’hydroxyde de baryum N/46,66, dont 1 cc. correspond exactement à 0 mg. 3 d’azote. Elle permet l’élude de la répartition de l’azote non protéique dans les liquides organiques (urine, sang total, plasma ou sérum, liquide céphalo-rachidien) et dans les extraits d’organes, qui ont été au préalable désalbuminés à l’aide de l’acide trichloracétique ou de l’acide métaphosphorique.

1" Solution de chlorure d’ammonium, dont 1 cc, contient 0 mg. 3 d’azote. Dissoudre par litre 1 g. 138 de chlorure d’ammonium pur et sec dans CIH N/10. On peut aussi partir d’une solution d’oxalate pur d’ammonium

Un versera par exemple 2 cc. d’urine humaine, diluée au 1/10”, 8 cc, du filtrat trichloraoétique de sérum sanguin au 1/2.

En règle générale, il ne faut pas que la teneur en azote de la prise d’essai dépasse 3 milligrammes, correspondant à 10 oc, de la solution barytique titrée. On verse ensuite dans le Kjeldhal 5 cc. du mélange à parties égales de S04H2, pur (sans ammoniaque) et de solution à 1 p. 100 de sulfate de cuivre. Porter sous la hotte et opérer la transformation en sulfate d’ammonium suivant la technique de Denigès.

Le liquide sulfurique refroidi est additionné d’eau distillée (20 cc.) et de nouveau refroidi. Le ballon étant immergé dans un cristallisoir rempli d’eau froide, le liquide est aloalinisé légèrement, en présence de phtaléine, par de la lessive de HONa (D = 1,33).

Porter aussitôt le ballon sous un robinet d’eau froide pour éviter le départ de l’ammoniac. Relier le ballon au réfrigérant à boules, à l’extrémité duquel a été placé un vase à précipité forme haute, contenant 10 cc. environ de CIH N/20. Chauffer et arrêter la distillation au moment où apparaissent des

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