RECHERCHES SÜR LES ÉCHANCES AZOTÉS DES VERTÉBRÉS
m Pfanze und fier, J. £ M€s recherches ont é\
restant du plasma de quelques Vertébrés (C. fl. Soc. Biol, I. 641, 1913).
s faites à l’aide de la technique n” 10 m’ont permis de s points, et de compléter mes recherches précédentes sur e. Elles ont porté snr le plasma de Vertébrés h jeun, de ifères (Cheval, Lapin, Chien) et de poissons (Torpille, Raie,
pancréas avec le foie, hypothèse que la découverte de l’insuline et de son action sur l’équilibre acide-base ont rendue très vraisemblable.
26. De la répartition de l'azote non protéique dans l’organisme (C. R. Soc.
Biol, t. LXXXV, p. 360, 1921).
Chez quelques mammifères (Chien, Lapin, Cobaye), j’ai dosé dans l’extrait désalbuminé du sang et de divers organes (muqueuse intestinale, rate, poumon, foie, cerveau, muscle, rein) l’azote non protéique total, l’azote aminé, l’azote ammoniacal, l’azote uréique, et déterminé, approximativement, à l’aide du réactif de Tanret, le taux des albumoses et des peptones. Le graphique suivant donne le rapport pour 100 de l’azote des corps azotés dosés à l’azote non protéique total (fig. 2, p. 34).
De ces recherches, il se dégage qu’à jeun comme en digestion, la charge relative en azote aminé et en azote polypeptidique est maxima pour les organes digestifs (intestin, foie, rate). Capables de fixer avec plus d’intensité que les autres organes les acides aminés en circulation au cours de la
foi«, rate) est plus élevé q varie peu pour les divers. <
sauf pour le foie (18,0 pour l’animal alimenté et 42,0 pour l’animal à jenn).
L’augmentation de l’activité autoprotéolytique du foie pendant le jeûne s’accompagne d’un coefficient d’amino-acidogénèse élevé. Tont se passe comme si le foie, qui pendant la digestion débarrasse l’organisme de l’excès des acides aminés qui lui arrivent de l’intestin, fonctionne pendant le jeûne comme centre d’amino-acidogénèse. Transformateur ou néoformateur d’acides aminés, suivant l’état de la nutrition, le foie parait bien jouer, en définitive, vis-à-vis des protides, un rôle analogue à celui qu’il exerce dans le métabolisme des glucides.
31. Sur Tarrêt des albumoses et des peptones par le foie, en collaboration avec J. Desqueïeoux (C. R. Soc. Biol, t. LXXXXIII, p. 710, 1923).
Expériences sur des chiens chloralosés à jeun.
Des peptones (peplone pepsique Chapoteaut) ont. été introduites lentement dans l’organisme par plusieurs voies (intestin grêle, veine porte, veine saphène). L’urine a été recueillie avant, pendant et après les injections, à l’aide de petites canules introduites dans les uretères. La peptonurie a été recherchée dan l’urine à l’aide du réactif de Tanret, après désalbumination par l’acide métaphosphorique; l’intensité de la peptonnrie pent être appréciée qnantitativement si l’on prend soin d’établir nne gamme de témoins avec de l’nrine normale, additionnée de quantités connues de peptones (V. Chimie analytique).
Voici les faits constatés :
1" L’introduction, dans une anse isolée de l’intestin grêle, d’une forte quantité de peptones (1.000 à 1.200 mg. d’N) n’est pas snivie de peptonurie malgré une absorption presque totale.
en liberté par ses ferments? Telle est l’ihypothèse de travail qui nous a servi de guide.
Nous avons démontré que :
1" La quantité d’azote polypeptidique (azote des albumoses et des peptones), contenue dans l’extrait désalbuminé de rate est plus forte, toutes choses égales, pour cet extrait que pour celui des autres organes (foie, poumon, rein, muscle, cerveau, etc.). L’azote polypeptidique a été dosé par deux méthodes : a) par opalescence à l’aide du réactif de Tanret; b) par hydrolyse.
2“ L’azote d’origine protéolytique (azote aminé libre plus azote des polypeptides) forme plus de 50 p. tOO de l’azote non protéique de la
3” Le sang veineux splénique est un peu plus chargé en azote aminé libre que le sang artériel (*).
niacale, par rapport aux autres déchets azotés. A vrai dire, cette conclusion n’apparaît pas, si l’on se contente d’établir le rapport de l’azote ammoniacal à l’azote total dans l’urine, car ce rapport est très faible (1 à 3 p, 100) mais elle devient évidente, si l’on prend soin d’étudier la composition du liquide (eau de mer ou eau douce) dans lequel ont séjourné les animaux. De ces liquides, en effet, le rapport de N (NH^) à N total est très élevé (S3 à 77 p, 100). Des expériences témoins m’ont montré qu’une transformation de l’urée en ammoniaque dans ces liquides, par fermentation, n’est pas à retenir, et qu’il s’agit bien d’un véritable excrétion ammoniacale. Etant données les différences considérables constatées dans la répaifilion des déchets azotés contenus dans l’urine et dans ces liquides, j’ai conclu que tout se passe comme si l’activité excrétrice des reins était limitée à l’excrétion de certains déchets, les autres déchets, en particulier l’ammoniaque, étant éliminés par une autre voie 0).
Contrairement aux Poissons osseux, les Poissons cartilagineux (Sélaciens) excrètent très peu d’ammoniaque et beaucoup d’urée. La répartition des déchets azotés est sensiblement la même dans l’urine (ou plus exactement dans le liquide cloacal) et dans l’eau de mer où ont vécu les animaux. Le cas particulier des Sélaciens est une exception curieuse à la loi suivant laquelle l’excrétion ammoniacale est prépondérante chez les animaux aqua-