OEUVRES SOCIALES
Bibliothèque de Gouvieux (Oise)
(fondée en 1888).
Cette bibliothèque, destinée aux populations rurales de la région de Chantilly (Oise) (Chantilly, Gouvieux, Boran-le-Lys, etc...) compta, quelques mois après sa fondation, plus de 6.000 volumes. Elle fonctionna pendant plus de vingt-cinq ans, avec une moyenne annuelle de 6.5oo prêts à domicile, et de plus de 4.000 prêts dans ses salles de lecture et de récréation.
Dispensaire de Berck-sur-Mer ( Pas-de-Calais).
Ce dispensaire fut créé à Berck-sur-Mer, en 1892, pour assurer les soins médicaux et chirurgicaux à la population indigente de Berçk-Ville et de Berck-Plage, que ne pouvaient secourir, ni l’Hôpital Maritime de la Ville de Paris, ni l’Hôpital Nathaniel-de- Rothschild, uniquement destinés à recevoir et à soigner les enfants tuberculeux de la capitale.
Le dispensaire de Berck fut agrandi à plusieurs reprises afin de de pouvoir répondre aux besoins d’une population de plus en plus dense. En 1903, il fut transformé en un véritable petit hôpital avec sept lits, répartis en trois dortoirs (3 lits d’homme, 3 lits de femme et 1 lit d’enfant), destinés aux malades chirurgicaux. Des consultations ont lieu tous les jours ; les médicaments y sont distribués gratuitement, ainsi que les appareils orthopédiques et de prothèse ; les indigents y reçoivent des secours en nature : lait stérilisé, bons de pain, de viande, de charbon, etc.
L’établissement fonctionne sous la direction d’un médecin et d’un chirurgien, avec une directrice, un infirmier et quatre infir-
Mouvement du Dispensaire de igo3 à 1328.
Journées d’hospitalisation... 19.776
Consultations diverses. 54.838
Petite chirurgie et pansements. 92.794
Opérations de grande chirurgie. 498
Poses d’appareils plâtrés.. 1.474
Bouteilles de lait de 5 oo grammes. . . . 203.062
Polyclinique de la rue de Picpus.
Créée en 1896, sur les conseils de mon maître, le professeur P. Budin, cette organisation charitable, établie sur un terrain appartenant à l’Hôpital Rothschild, 76, rue de Picpus, était destinée à venir en aide, par une surveillance médicale et des distributions gratuites de lait stérilisé, aux mères nourrices du XII' arrondissement. Au début une consultation de nourrissons y fut organisée sur les mêmes bases que celle que le professeur Budin avait fondée, peu de temps auparavant, dans son service de l’Hôpital de la Charité.
C’est à la Polyclinique de la rue de Picpus que j’ai recueilli plus de i .000 observations de nourrissons surveillés et soumis, pendant plus d’un an, à l’allaitement mixte et à l’allaitement artificiel. Ces observations ont servi à ma thèse de doctorat (1898). A la consultation des nourrissons furent adjointes, un an plus tard, des consultations de médecine générale et de chirurgie, qui disposèrent d’une dizaine de lits pour hospitaliser les mères nourrices malades avec leurs enfants.
Polyclinique de la rue Marcadet.
En 1902, la Polyclinique de la rue de Picpus fut transférée 199, rue Marcadet, dans des bâtiments construits sur les plans de M. Nénot, architecte de la Sorbonne. La nouvelle construction, qui couvrait une surface de 1.400 mètres carrés, se composait d’un rez-de-chaussée et d’un premier étage. Vingt-cinq adultes ou enfants purent y être hospitalisés, répartis dans quatre dortoirs. Le rez-de-chaussée fut réservé aux consultations de médecine générale, de chirurgie, d’ophtalmologie, d’otorhinologie, etc...
Hôpital de la rue Marcadet.
En 1908, l’établissement de la rue Marcadet fut transformé en un véritable hôpital. Les consultations de nourrissons et les distributions de lait stérilisé furent supprimées, quand furent créées dans le quartier des organisations similaires. Les soins médicaux et chirurgicaux furent donnés aux enfants et aux adultes du XVIII e arrondissement. Le service chirurgical fut considérablement développé; les 35 lits furent réservés de préférence aux opérés et aux accidentés de la voie publique.
Depuis juin 1903, jusqu’au 3 i décembre 1924 (les années de guerre exceptées), 2.667 malades ont été hospitalisés; 1.681 grandes interventions ont été pratiquées ; le nombre des consultations s’est élevé à 221.371, avec distributions gratuites de médicaments, de 195.254 litres de lait et plus de i. 5 oo layettes.
Les statistiques de 1924 à 1929 ne sont pas encore établies.
En 1914, dès le début des hostilités, l’Hôpital de la rue Marcadet fut militarisé ; il devint l’Hôpital auxiliaire 78 dirigé par le docteur Ehrhard qui, depuis dix ans, occupait les fonctions d’administrateur de la Fondation. Le professeur Pierre Delbet en fut le chirurgien consultant. Le personnel infirmier fut rattaché à la Société de Secours aux Blessés militaires. Désigné comme centre de traitement pour les grands blessés, l’Hôpital auxiliaire 78, dont je fus heureux d’assumer entièrement la charge, fonctionna du 19 septembre 1914 au 3 o juin 1919. Huit cent vingt et un blessés y furent admis, qui donnèrent un total de 54. 35 g journées d’hospitalisation.
A la fin des hostilités, l’hôpital ouvrit de nouveau ses portes aux malades civils, adultes et enfants. Le service de chirurgie fut réorganisé et placé sous la direction du docteur Gaston Picot, chirurgien des hôpitaux, qui disposa de trente-cinq lits d’adultes.
Fondation Mathilde-Hcnri-de-Rothschild.
En souvenir de la Baronne Henri de Rothschild, décédée en août 1926, je décidai, en janvier 1927, de reconstruire et d’agrandir l’Hôpital Marcadet. Le nouvel hôpital devait porter le nom de : « Fondation Mathilde-Henri-de-Rothschild ».
Une grande partie des anciens bâtiments furent démolis; une nouvelle aile fut édifiée sur un terrain mitoyen d’une surface de 900 mètres carrés. Afin de ne pas interrompre les différents services, les travaux furent exécutés en deux fois. Ce fut seulement pendant les six derniers mois de l’année 1928 que l’hôpital dut fermer ses portes aux malades.
Véritable hôpital chirurgical, la Fondation Mathilde-Henride-Rothschild compte 35 lits pour les indigents, répartis en dortoirs et chambres isolées, et 11 chambres confortablement aménagées pour des malades d’une classe sociale plus élevée.
Une partie des locaux est aménagée en salles de consultations (médecine générale, chirurgie, oto-rhino-laryngologie, stomatologie, maladies du cœur et des vaisseaux, etc..., etc...), une autre partie est occupée par la radiologie, les appareils d’électricité médicale, les laboratoires, etc...
Le nombre des consultations données tous les mois dépasse 3.000, avec 1.200 journées d’hospitalisation et une moyenne de 35 grosses opérations. Le personnel infirmier compte une directrice, une infirmière-major, i 5 infirmières diplômées, un chef de laboratoire, un assistant, un radiographe et un pharmacien.