‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 5 sur 6 · TUMEURS DU · texte numérisé non relu

TUMEURS DU

PITUITAIRE (n“8)

Nous avons eu l’occasion de faire l’examen anatomique complet de deux acromégaliques ; l’un était diabétique, l’autre avait une paralysie du trijumeau. Cet examen a

THÉRAPEDTIQUE

Ce travail constituait la relation d’un cas d’adénite cervicale tuberculeuse à marche excessivement torpide.

La malade donnait l’aspect de la maladie décrite par Trousseau sous le nom d’adénie. L’examen du sang permettait d'éliminer toute lésion leucémique.

L’adénite cervicale était le seul symptôme avec quelques phénomènes généraux d’amaigrissement et de déchéance physique.

Plusieurs traitements reconstituants (arsenic, iode, etc.), ayant été essayés sans succès, nous traitâmes la malade par la radiothérapie. Au bout de trois mois le résultat était excellent ; les ganglions avaient considérablement diminué et l’état général était devenu excellent. Il ne restait que des traces de radiodermite, car à cette époque les accidents radiothérapiques étaient beancoup plus fréquents.

Ce travail a du reste été reproduit en 1906 dans les comptes rendus du Congrès d’électrothérapie tenu à Lille, sans que nous ayons sollicité cetie reproduction.

tout récemment, elle nous demanda asile à l’hôpital et mourut en quelques jours de granulie généralisée avec prédominance pulmonaire.

Nous avons pu ainsi examiner les ganglions :

1° Ceux du médiastin, qui n’avaient pas été traités, étaient gros et en dégénérescence caséeuse.

2” Ceux du cou, qui avaient été traités, étaient plus intéressants. D’abord ils étaient très petits, durs, comme fibreux. La coupe montrait, en effet, qu’ils étaient composés d’une enveloppe externe fibreuse très épaisse, de tissu de sclérose ayant remplacé presque complètement le tissu ganglionnaire primitif. Cependant, tout au centre, subsistait un petit foyer gros comme une tête d’épingle de substance caséeuse.

On ne pouvait donc considérer la lésion que comme arrêtée dans son évolution mais non guérie.

Ces résultats anatomiques sont restés inédits. Ils pronvent le peu d'efficacité réelle du traitement radiothérapique

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