‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 10 sur 12 · A. — MÉDECINE · texte numérisé non relu

A. — MÉDECINE

L’albumino-réaction des expectorations. En collaboration avec M. le

Professeur Roger.

Société 'Médicale des Hôpitaux. 1909 (1£).

B. Albumino-réaction des expectorations. — Presse Médicale. 1910 (18).

C. L’albumino-réaction dans la tuberculose pulmonaire. — Presse ,

Médicale. 1911 (35).

Une certainë quantité de crachats est triturée quelques minutes avec une quantité égale dé sérum physiologique; la mucine est précipitée par quelques gouttes d’acide acétique, on filtre. L’albumine est recherchée dans le filtrat par un procédé quelconque; nous avons utilisé surtout la coagulation par la chaleur en présence de chlorure de sodium, ou dé sérum physiologique, et la précipitation par le ferrocyanure de potassium en milieu acétique.

JLa présence d’albumine est constante chez tous les tuberculeux qui expectorent quelle que soit la période de la maladie d’où la valeur diagnostique de ce signe. Cependant il est loin d’être pathognomonique, l’albumino-réàction s’étant montrée positive chez les pneumoniques, chez certains cardiaques et rénaux; elle est négative chez les bronchitiques chroniques non tuberculeux. L’absence d’albumine dans une expectoration

L’évolution de l’albumoptysie permet également de déduire quelques considérations pronostiques.

avec M. le Professeur Roger. — Société de Biologie , 12 nov. 1919.

M. le Professeur Roger a montré, par leur action différente sur la pression sanguine, qu’il n’existait pas identité entre ces deux variétés d’albumine et que, par conséquent, l’albumine des expectorations n’est généralement pas une albumine exsudée.

Nous sommes arrivés aux mêmes conclusions par deux autres méthodes :

1° Méthode des précipitations. — Une première série A d’animaux (lapins), est préparée par injections intra-péritonéales de filtrats d’expectorations tuberculeuses concentrés par le vide et stérilisés par la teinture de cannelle.

■ Une deuxième série B reçoit du sérum humain.

Le sérum A précipite abondamment en présence de filtrats de crachats tuberculeux, faiblement en présence du sérum humain; le contraire se produit avec le sérum B.

2° Méthode de la coagulation par la chaleur. — Le début de la coagulation par la chaleur des albuminés sériques se fait vers 50°, les albumines d’expectoration coagulent entre 41° et 43° — ces albumines ne sont donc pas d’origine exsudativè. On peut d’ailleurs isoler par la chaleur des albumines différentes dans la même expectoration.

Diagnostic de la tuberculose au laboratoire. Etude dè quelques notions récentes. — « Revue générale », Gazette des Hôpitaux. 1909 (10). Considérations à propos de deux cas d’hémoglobinurie paroxystique. — Gazette des Hôpitaux. 1910 (23).

Chez ces deux malades, l’hémoglobinurie s’accompagnait d’ictère hémo-

nissent pas d’éléments à la capsule externe, peut-être quelques fibres à la capsule interne. Dans tous les cas où le splénium avait été sectionné, nous avons constaté des fibres dégénérées dans la portion occipitale du tapétum.

L’origine des fibres du corps calleux paraît se faire au niveau des grandes cellules pyramidales.

Le développement du corps calleux se fait au quatrième mois de la

pont cellulaire qui précède leur apparition; Les auteurs les plus récents qui étudièrent cette question, Zuckerkandl et Langelaan, ne sont pas

Les cas d’absence du corps calleux ont une origine complexe, agénésie ou atrophie. Existe-t-il, en cas d’agénésie un faisceau calleux longitudinal? L’absence du corps calleux a été compatible avec un développement intellectuel normal.

Nous citons un cas d’absence du corps calleux chez un idiot. Dans ce cas, il n’existait pas de faisceau calleux longitudinal. Nous croyons que c’est le segment inter-hémisphérique, seul qui faisait défaut, et que le corps calleux intra-hémisphérique, bien qu’atrophié, résistait néanmoins. La partie physiologique nous a longuement retenu.

Les animaux (singes, chiens) sont anesthésiés; après trépanation on sectionne la dure-mère le long du sinus longitudinal supérieur, et réclinant

le corps calleux avec une petite lancette.

La section du corps calleux chez le singe ne détermine aucun trouble; chez le chien, elle semble déterminer un certain état démentiel signalé déjà par Muratofï.

" L’électrisation du corps calleux détermine des contractures des muscles à actions synergiques de la face, de la nuque et du dos.

Nous croyons, contrairement à Mott et Scheffer, que les mouvements provoqués au niveau des membres sont dus à la diffusion du courant.

Nous avons étudié quatre-vingt-quatorze observations de tumeurs, dont trois personnelles.

D’après cette statistique nous avons pu faire un exposé des troubles et particularités cliniques observés.

Nous croyons, avec notre maître Raymond, que la plupart des symptômes signalés sont des symptômes d’emprunt, et qu’il faut seulement conserver le syndrome mental atténué décrit par ce dernier. (Manque de liaison dans les idées, bizarrerie de conduite, troubles de la mémoire.)

Plus intéressants sont les cas de lésions non néoplasiques du corps calleux (traumatismes, hémorragies, ramollissements, lésions chez les alcooliques, etc.); nous signalons un cas de ramollissement du splénium.

En ce qui concerne l’apraxie, nous admettons la conception de Liepmann sur l’apraxie calleuse: le cerveau droit qui meut la moitié gauche du corps, reçoit à travers le corps calleux les ordres eupaxiques du cerveau gauche; une lésion du corps calleux déterminera de l’apraxie du côté gauche, tandis qu’une atteinte du centre eupraxique donnera l’apraxie bilatérale. L’observation publiée avec Laignel-Lavastine vient à l’appui de la

La sémiologie du corps calleux comprendrait donc deux syndromes; le syndrome démentiel de Raymond, le syndrome apraxique de Liepmann.

Le diagnostic des lésions calleuses pourra être facilité par la coïncidence de ces deux syndromes.

embarras pour conclure. Un instant nous nous sommes demandé si le corps calleux avait une autre raison d’être qu’une raison anatomique.

l’incertitude : ^ S reCOnnaiSSOns naus meme

La prédominance fonctionnelle chez l’homme du cerveau gauche sur le droit est évidente. Le cerveau gauche est en dernière analyse celui qui

indirectement pour le côté gauche par le corps calleux.

corps calleux (Muratow, Lévy-Valensi); mes expériences n’ont pas donné de résultats absolument probants. La section du corps calleux, chez le singe, paraît inoffensive; chez le chien, comme dans les faits expérimentaux de Muratow, on détermine de la maladresse de certains actes, l’oubli de quelques mouvement^ appris (faire le beau, sauter). S’agit-il d’apraxie,?

D’ailleurs, des expériences négatives sont-elles probantes? L’apraxie idéo-motrice porte avant tout sur les gestes appris et voulus, elle laisse intacts les gestes réflexes, instinctifs pourrait-on dire. Les animaux en expérience sont, avant tout, des instinctifs. Les expériences gagneraient à être tentées sur des singes éduqués, et encore est-on en droit d’assimiler les gestes stéréotypés des animaux dits savants à ceux éminemment variables et adaptables de l’homme. Peut-on enfin assimiler à l’homme des animaux qui sont ambidextres ?

Ces desiderata que je formulais en 1910, dans ma thèse, ont été

réalisés par MM. Gonzâlo R. Lafora et Miquel Practos. Ces auteurs ont pratiqué la section du corps calleux sur des singes dressés. La section était paramédianc, elle détermina de la parésie avec apraxie croisée d’une durée de vingt jours; après guérison, la section du côté opposé déterminait encore les mêmes phénomènes mais de l’autre côté; les auteurs croient à une action de diaschise sur l’hémisphère du côté intéressé.

Dans un important travail (1923) inspiré par Monakow, Brun se

hydromyélie. La cavité anormale occupait toute la hauteur de la moelle, mais communiquait avec le canal épendymire, par place se montrait une réaction névroglique sans que l’on pût penser à une sÿringomyélie légitime. De l’hémiplégie homolatérale dans les tumeurs cérébrales. En collaboration avec MM. Claude et Cl. Vincent. —Revue Neurologique.

Au cours de l’évolution d’un syndrome d’hypertension intra-cranienrïe apparut une hémiplégie droite, avec hémianopsie bilatérale homonyme gauche. La tumeiîr siégeait dans le lobe occipital droit, mais la zone rolandique gauche s’écrasait contre la paroi osseuse.

article, étudient longuement la question, rappelant les nombreux travaux publiés et leur mémoire de 1886.

Les éminents auteurs décrivent des formes à prédominance sensitive (névralgies, paresthésies, hyperesthésies, zona, etc.), des formes à prédo-

sives aiguës (type Landry).

2° Dans les services de femmes: trois cas, du des alcooliques, avec, dans deux cas, syndrome d’amnésie antérograde sans fabulation.

Nous ne tiendrons pas compte de ces cas, bien qu’il ne nous soit pas possible d’affirmer que l’action de la tuberculose n’est pas associée ici à celle de l’alcool. Le dernier cas que nous allons considérer, le seul, à mon avis, entièrement légitime, soulève un problème intéressant de pathogénie

Il s’agit d’une jeune fille de 17 ans, atteinte d’une tuberculose pulmonaire très discrète qui, quinze jours après l’insufflation d’un pneumothorax fit une polynévrite des quatre membres qui guérit d’ailleurs par-

Chez cette malade, nous avons, bien entendu, éliminé toute possibilité d’intoxication éthylique ou médicamenteuse (arsénicaux, créosote).

Le pneumothorax thérapeutique a-t-il joué un rôle déterminant visà-vis de la polynévrite? Ce ne peut être là qu’une hypothèse, car des coïncidences sont toujours possibles; d’autre part MM. Rist et Sergent, qui on pratiqué beaucoup plus de pneumothorax que moi-même, n’ont jamais observé cette complication; cependant, le docteur Philbert a vu dans sa clientèle un cas analogue, iqais la malade suivait un traitement arsénical.

L’hypothèse d’une mobilisation bacillaire ou toxinique par le' pneumo-

La névralgie sciatique pendant la guerre. En collaboration avec M. André-Thomas. — Revue Générale de Pathologie de guerre, n" 6. 1918 (70).

Etude complète de la névralgie sciatique avec mise au point de la

spasme. Il n’est pas invraisemblable que la douleur soit provoquée par la mobilisation du membre malade et des plans périartériels, et qu’à son

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