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TECHNIQUE HISTOLOGIQUE ET PHOTOGRAPHIQUE

Pour arriver aux résultats si précis que l’auteur a exposés dans ses planches photographiques qui lui ont mérité les éloges des personnes compétentes, il lui a fallu pas à pas perfectionner les moyens d’études et se créer un outillage spécial adapté à ses recherches personnelles.

C’est ainsi qu’au point de vue de la préparation des pièces anatomiques, il a été amené à trouver des procédés nouveaux pour faire régulièrement des coupés minces d’une grande surface de la substance cérébrale, pour décolorer ces mômes pièces une fois qu’elles avaient été sectionnées et durcies dans la solution chromique, pour leur donner des propriétés photogéniques, et les rendre ainsi aptes à être reproduites par la lumière.

Au point de vue purement technique, il a été pareillement amené à trouver des combinaisons inédites de jeux d’objectifs qui lui ont permis d’obtenir des clichés irréprochables sous le rapport du mode de projection de la lumière sur la plaqué sensible, au point de vue de l’absence de solarisation des portions centrales des plaques collodionnées.

8° Appareils à faire des coupes minces.

(Voir la planche explicative et la description de l’appareil dans le Traité du microscope, de Ch. Robin, 1871, p. 248.)

Cet appareil est destiné à pratiquer des coupes minces de tissus

durcis, il permet d’obtenir des tranches de un dixième de millimètre d’épaisseur, et cela sur une surface de 35 'millimètres de largeur sur 55 de longueur.

Il se compose d’une table métallique perforée a son centre d’une ouverture à travers laquelle glisse un curseur, qui s’élève et s’abaisse à volonté à l’aide d’une vis micrométrique ; ce curseur reçoit la pièce anatomique sur un dé en bois, et au fur et à mesure que la pièce fait saillie à la surface de la table, elle est tranchée à l’aide d’un couteau approprié.

Ce qui caractérise tout particulièrement l’appareil en question, c’est que l’auteur se sert de plâtre pour fixer horizontalement les pièces à sectionner; ce moyen pratique complètement inédit, permet ainsi de conserver la pièce sans la mutiler pendant l’opération

i) 0 Procédé pour décolorer les coupes cérébrales colorées par la solution chromique , sans altération du tissu.

{Journal d’anatomie, de Ch. Robia, 1872, p. 265.)

Ce procédé de décoloration de la substance nerveuse, après qu’elle a été sectionnée, est absolument indispensable quand il s’agit de reproduire les coupes par la photographie. Sans lui, les épreuves sont ternes, mal venues, les détails ne sortent pas et sont dépourvus de toute valeur artistique. Les pièces ainsi traitées par ce procédé peuvent impunément se conserver dans un liquide acidulé pendant plusieurs années.

10° Procédé graphique expéditif pour obtenir des calques de la substance cérébrale.

(Communication faite à la Société de Biologie, 1874.)

Pour étudier le cerveau avec fruit, tant à l’état normal qu’à l’état

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pathologique, on a fréquemment besoin de conserver une configuration exacte, tant de ses contours extérieurs, que de la disposition des régions centrales.

L’auteur a imagiué de se servir, pour arriver à ce but, d’une simple feuille de papier à calquer appliquée directement à nu sur la surface de la coupe fraîche du cerveau. Puis, à l’aide d’un pinceau imbibé de couleur à l’aquarelle, il suit aisément, par transparence, les contours de l’écorce, ou bien ceux des régions centrales, ou bien l’emplacement exact des différents foyers morbides dont il veut préciser l’étendue et les rapports. Ces calques, conservés et collés sur une feuille de papier bristol, permettent ainsi de prendre des dessins rapides, et de les comparer aisément les uns avec les autres, ce qui est d’un très-grand avantage au point de vue de l’anatomie pathologique.

11° Procèdes photographiques pour obtenir des clichés exempts de solarisation centrale.

Ceux qui s’occupent de la reproduction des objets microscopiques à l’aide de l’intervention directe des rayons solaires, savent combien il est difficile d’éviter que ces rayons, fatalement concentrés par les lentilles sur le centre de la plaque collodionnée, ne l’altèrent au centre, en amenant rapidement une période de saturation lumineuse locale, la solarisation. Les épreuves sont alors défectueuses et altérées dans leur partie centrale. Grâce à une combinaison spéciale de verres, l’auteur est arrivé à trouver le moyen de neutraliser cette action perturbatrice des rayons solaires, et, quelle que soit leur intensité, à n’obtenir d’eux que les effets utiles et indispensables à la bonne venue de l’épreuve à reproduire.

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