‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 5 sur 6 · PATHOLOGIE · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE

Dans l’ordre des phénomènes pathologiques, les travaux de l'auteur se rangent dans deux grandes catégories de faits :

Dans la première, il justifie à l’aide de faits cliniques les données anatomiques et physiologiques précédemment exposées par lui. — Dans la seconde, il énumère les différents travaux qu’il a successivement accomplis,'et qui touchent, soit à différents points de la pathologie des centres nerveux, soit à différents points de la pathologie générale ou spéciale.

15°. Recherches sur le système nerveux. — Partie pathologique.

Dans la partie pathologique de ses Recherches sur le système nerveux, l’auteur a successivement soumis au contrôle de l’anatomie pathologique et de la clinique les différentes propositions anatomiques et physiologiques qu’il avait précédemment formulées.

C’est ainsi qu’après avoir passé en revue les principaux points qui touchent à l’anatomie pathologique générale des éléments nerveux, les lésions diverses, les troubles circulatoires, les exsudations tuberculeuses, syphilitiques, les scléroses, il arrive, dans une série de chapitres, à traiter des différentes dégénérescences secondaires qui les

atteignent, et à montrer, à l’aide de la confrontation des lésions, que ces mêmes éléments nerveux, qu’il a conjugués entre eux au nom de l’anatomie normale, se trouvent pareillement conjugués au nom de l’anatomie pathologique.

C’est ainsi que se trouvent justifiées, sur le terrain de l’anatomie pathologique, les lois de solidarité entrevues déjà par Cruveilhier entre l’écorce cérébrale et la couche optique; et ceux qui ont été signalés par Turner entre le cervelet et le cerveau, faits pathologiques qui sont les parties fondamentales de l’œuvre de l’auteur.

Passant ensuite à l’étude des troubles fonctionnels, à l’aide desquels se révèlent les lésions des appareils du système nerveux qu’il a successivement étudiés isolément, il arrive à faire voir : — que les lésions chroniques, soit primitives, soit secondaires, de l’écorce cérébrale se révélaient par une rétrocession progressive, lente, de l’énergie psychointellectuelle (démences),—que celles des couches optiques s’accompagnaient de troubles sensoriels variés suivant l’emplacement de la lésion centrale, et qu’il y avait, suivant les circonstances, tantôt des anesthésies de la sensibilité générale, de la sensibilité tactile et visuelle, tantôt même des troubles de l’olfaction et de l’audition; — que celles du corps strié étaient signifiées par des paralysies, exclusivement de la motricité volontaire, du côté opposé, - et qu’enfîn, les lésions du cervelet avaient une physionomie propre, un ensemble de symptômes délinis au milieu des perturbations fonctionnelles de l’encéphale, et qu’au point de vue de leur diagnostic il était possible, dans la majorité des cas, d’atteindre une approximation suffisante.

Pour arriver à formuler des conclusions cliniques, au sujet de la symptomatologie, du diagnostic et du pronostic des lésions cérébelleuses, fauteur a fait le premier relevé complet de plus de cent observations prises dans les auteurs les plus accrédités, et traitant des maladies du cervelet. Il est arrivé ainsi à donner quelques propositions générales importantes au point de vue clinique.

11 ressort, en effet, des cas observés, que, dans la totalité des cas

jes lésions cérébelleuses se caractérisent cliniquement par un affaiblissement des forces motrices, une asthénie , un affaiblissement général ou partiel qui plane sur tel ou tel département du système musculaire, sans qu’il y ait paralysie proprement dite (c’est-à-dire interruption du courant volontaire, de la sphère psycho-intellectuelle au muscle qui l’exprime).

Il a montré en outre le premier la gravité, au point de vue du pronostic, des lésions du cervelet, puisque dans le résumé des faits qu’il a contrôlés, il a constaté que dans le quart des cas il fallait s’attendre à des accidents de mort subite.

Après avoir assigné aux différents appareils nerveux intra-encéphaliques qu’il a successivement passés en revue des fonctions spéciales et distinctes, l’auteur aborde l’étude des perturbations dynamiques présentées par chacun d’eux en particulier, et essaye de formuler une théorie physiologique des différents troubles fonctionnels de l’innervation cérébro-spinale.

Ses investigations le* mènent à ranger les manifestations convulsives, tétaniques, choréiformes, parmi les déviations logiques des actes normaux de l’organisme, et à les considérer tous comme étant plus ou moins réductibles à des lois communes qui régissent le processus régulier de la motricité normale.

Enfin, cette partie pathologique des recherches de l’auteur se termine par une série de propositions dans lesquelles il formule d’une façon concise la valeur séméiologique des différents troubles nerveux apparents, et les caractères objectifs qui permettent de pouvoir reconnaître les appareils nerveux intéressés.

16° Des actions réflexes cérébrales.

(In-8°, 200 pages. Paris, 1874. J.-B. Baillière.)

Le but que l’auteur s’est proposé dans ce travail est de montrer que parmi les manifestations de l’activité cérébrale, il est un grand

nombre d’entre elles qui s’exercent motu proprio , d’une façon automatique, et en dehors de la volonté et de la personnalité consciente.

Ainsi prenant pour types de son exposition les actions réflexes qui ont pour théâtre les différents segments de la moelle épinière, il montre qu elles sont réductibles à des phénomènes communs, et, qu’elles évoluent normalement en trois temps ou phases successives.

Dans la première phase (phase d’incidence), l’incitation extérieure arrive jusqu’aux réseaux gris de la moelle et s'y concentre.

Dans la seconde ces mêmes réseaux gris réagissent en vertu de leurs énergies latentes devant l’incitation incidente, et propagent au dehors le mouvement initial.

Vient ensuite la dernière phase, ou phase de réflexion, caractérisée par l’exportation au dehors de l’ébranlement primordial. Le mouvement commencé par une incitation sensitive dans les réseaux périphériques se trouve donc traduit, après avoir traversé l’organisme, en une réaction secondaire de motricité qui n’est qu’une expression réfléchie de l’incitation sensitive primordiale.

Ceci étant établi, l’auteur arrive à montrer que les opérations si complexes de l’activité cérébrale, sous les apparences les plus dissemblables qu’elles se présentent, obéissent aux mêmes lois générales, et qu’elles sont réglées par les mêmes mécanismes que les actions purement spinales;—seulement, les différences essentielles qui leur donnent leur cachet propre et leur individualité spéciale, c’est que—loin d’évoluer comme à travers la moelle à l’aide d’appareils de réflexion conformés sur un type en quelque sorte rudimentaire, elles sollicitent en passant à travers les appareils de l’activité cérébrale, soit dans la phase d'incidence, soit dans les phases intermédiaires, soit dans les phases de réflexion, le concours d’instruments successifs beaucoup plus compliqués, qui multiplient leurs manifestations, leur donnent une ampleur et une richesse d’expression qui les différencient complètement de leurs congénères de la moelle.

Après avoir exposé les conditions physiologiques générales de la production des actions réflexes cérébrales, l’auteur passe successivement à l’étude de l’interprétation des phénomènes morbides envisagés au point de vue de. lesurs connexions avec les phénomènes normaux dp. l’organisme.

C’est ainsi qu’il montre dans la série des phénomènes de l’activité psychique proprement dite : — Combien la plupart de nos gestes d’expression, nos attitudes ne sont la plupart du temps que les. reflets des régions du sensorium en émoi, et ne s’exercent rien que par la réaction automatique des appareils cérébraux mis en jeu. — C’est ainsi qu’il fait remarquer qu’à travers le temps et à travers l’espace, sous toutes les latitudes et à toutes les époques, l’être, humain sensible a exprimé toujours, et exprime partout les potes, de sa sensibilité inconsciemment, d’une, façon toujours identique et toujours consonnante.

Comme conséquences pathologiques de ces propriétés, il passe en rpvue les phénomènes morbides suivants : l’extase, la catalepsie, le somnambulisme, les convulsions, et démontre quels sont les liens de parenté qui relient tous ces phénomènes morbides aux phénomènes normaux d ( e la vie embraie, et combien, malgré leur] complexité apparente, ijs arrivent à être réductibles aux propositions précédemment exposées.

Vient ensuite un chapitre spécial, dans lequel, l’auteur" étudie les phénomènes de l’Imitation au point de vue de leur généalogie normale, et au point de vue des formes morbides qu’ils peuvent revêtir. Il montre combien les puissances imitatives inconscientes, qui se développent silencieusement en nous sont aptes à acquérir d’intensité, lorsque les êtres humains sont agglomérés en foule et, vivent en communauté, et combien, c’est dans ce fond commun de puissance nerveuse automatique qu’il faut chercher le secret de la propagation de ces épidémies convulsives démonomaniaques que l’on retrouve si fréquemment répandues à toutes les époques de Thistoire de l’humanité, et l’explication d'un grand nombre de suicides ou de mutilation par imitation.

— Tl —

Dans le cycle des phénomènes de l’activité pùrenient îritèTlè’c— tuelle, les idées émises par l’auteur troûvèut éncèfe des faits èh leur faveur ; et, — même datifs les o'përat-toïtë de l’àctiviié ëérébVàlê èssëntiellement conscientes et volontaires par excellence, celles par exemple qui consistent à exprimer sa pensée sous forme orale ou s6üs fèrrrie graphique, il mOïÿfre qti’il y a encorè une intervention des forcés automatiques qui entrent 1 èn jeu et éoricohrèfit à leurs manifestations extrinsèques'.

11 fait voir, chemin faisant, combien les théories générales’ reçifres jusqu’ici pour expliquer la fonëtiëh du làhga'gé sônt insuffisantes; et combien il èst nécessaire de 1-envisagér cornnië : un 1 chapitre à pairt d’un acte de motricité volontaire, décomposablé à son loué en pftâSés successives. — If arrive ainsi à dire que l’action d’articuler des sons, d’écrire vOlbntairèmènf des mois, est une action synthétique, qui exige fatalement l’intervention' de deux sphèrés d’activité nérveiike : la sphère psycho-intellectuèllè qui 1 commande le processus en évolution (l’écorce cérébrale proprement dite) ét la sphère automatique qui le traduit d’une façon coordonnée (régions éxcitô-motricës dh bulbe) en signes sensibles, soit en sons vocaux, soit en caFactèrës graphiques.

Du consensus régulier de ées deux régions d’activité nerveuse et de leur subordination régulière résulte l’harmonie de la fonction du langage.

Passant à l’étude des troublés' du langage, l’auteur montre que cette fonction, comme toute opération de motricité volontaire, se décompose en manifestations pathologiques similaires, et que de même qu’il y 1 d ! , à propos dès processus de la motricité, des hémiplégies, avec interruptiën des vdîefs dé comfiiilfaiësttion entre les rëgièüS psychiques d’oü émerge l’iricitatioh motrice volontaire, ét lés régions automatiques chargées de là traduire, ^ dé même', il y aqjoür la fBrictioii ; dù ! langage dës : pèrtürbations-similaires) dé véritahlfes hémiplégies fonctionnelles) en vertu desquelles Fê : tre humain, frappé dans sou centre, ne peut expritriér au dëhors séù ' émotion ét sè's pensées, paf

interruption des courants nerveux chargés de les exporter. (Ce sont, pour lui, les cas d’aphasie véritable.)

Il montre encore dans le même ordre d’idées que, de même que certains mouvements généraux de motricité des membres, conçus régulièrement dans la sphère psychique, sont traduits irrégulièrement dans la sphère automatique, sous forme de mouvements ataxiques ; — qu’il y a, au point de vue de la fonction du langage, des perturbations similaires, de véritables ataxies verbales , dans lesquelles les malades expriment des sons tout à fait en discordance avec leur intention, et cela par l’insubordination des régions automatiques qui parlent pour leur compte, et cela d’une façon incoordonnée, etc. (aphasies incomplètes).

L’auteur aborde enfin spécialement l’étude du langage écrit, et montre que les manifestations écrites delà pensée, conçues sur le même planque les manifestations verbales, présentent les mêmes perturbations fonctionnelles, des paralysies, des incoordinations automatiques;—et que sous ce rapport cette classe toute spéciale d’opérations cérébrales rentre encore dans la grande catégorie des phénomènes réflexes.

17° Contributions à ïétude des lésions encéphaliques de la surdi-mutité.

{Annales des maladies du larynx, novembre 1875.)

Ce travail, qui est un des très-rares documents que l’on possède sur ce sujet, apourbut de donner une description des lésions trouvées dans l’encéphale de deux sujets atteints de surdi-mutité.

Dans le premier cas, il s’agit d’un homme de soixante-quatorze ans, sourd-muet depuis son enfance. L’auteur a trouvé dans son cerveau une dégénérescence amyloïde des régions postérieures des deux couches optiques, puis une dégénérescence analogue, limitée à certaines régions postérieures de Lécorce cérébrale.

Dans le second cas, il rencontra des lésions analogues, mais beaucoup moins accusées, eu égard à l’âge peu avancé du sujet qui les avait présentées. Ce sujet n’avait que quatorze ans. Les mêmes régions signalées précédemment étaient le siège d’une dégénérescence scléreuse à ses débuts.

L'auteur fait ressortir dans ce travail la concordance qui existe entre le siège de ces lésions et les considérations qu’il avait précédemment exposées au sujet de la localisation et de la propagation intra-encéphalique des impressions auditives.

Ces deux observations sont donc un nouvel appoint apporté aux théories anatomiques et physiologiques de l’auteur sur le mode de répartition des impressions sensorielles dans les régions centrales.

18° Contributions à Fétude anatomo-pathologique de Vépilepsie.

(.Archives générales de médecine, décembre 1869 : En commun avec le D r Aug. Voisin.)

Ce travail, qui s’appuie sur un certain nombre d’observations microscopiques, est destiné à montrer que les lésions aptes à déterminer les symptômes de l’épilepsie n’occupent pas un siège exclusif à la région bulbaire, mais bien qu’elles sont répandues sur une large étendue, et se rencontrent alternativement soit dans les diverses régions de la substance grise de la protubérance, soit jusque dans les différents noyaux gris des corps striés, et qu’en un mot elles se concentrent principalement dans les régions dites convulsivantes de l’encéphalie où l’innervation irradiée du cervelet opère sa dissémination périphérique.

19° Note sur les ossifications de la dure-mère.

(i Comptes rendus de la Société de Biologie, 1855.)

Présentation des pièces avec examen histologique tendant à montrer que certaines ossifications sont nettement caractérisées par la présence de corpuscules et de canaltcules osseux.

20° Note sur les lésions du quatrième ventricule dans te diabète.

(Comptes rendus de la. Société de Biologie, 1-8CO.)

Cette observation est la première publiée en France, qui soit relative aux altérations du quatrième ventricule dans le diabète spontané.

Les lésions que l’auteur a montrées sont earactérisées par une hypérémie très-notable de la substance grise du quatrième ventricule, par dés résorptions partielles de substance nerveuse, et par une dégénérescence très-accusée des cellules nerveuses des régions envahies. Il a noté en même temps des taches de coloration jaunâtre plus ou moins accentuées et. répandues à la surface du quatrième ventricule.

Dans une série de circonstances analogues, l’auteur a eu l'occasion de rencontrer les mêmes lésions à différentes périodes d’évolution suivant l’ancienneté de la maladie. D’autres auteurs?, tant en France qu’à l’étranger., ont confirmé ces détails d’anatomie pathologique;.

21° Observation de diabète insipide consécutif, à un diabète sucré, avec lésion du quatrième ventricule

(Comptes rendus de la Société de Biologie, 1861, en commun avec le docteur Dumontpallier.)

L’auteur fournit une nouvelle pièce relative à une lésion du quatrième ventricule dans le diabète, seulement la lésion est moins prononcée que dans le cas précédemment exposé.

22° Tubercule de la protubérance. — Accidents épileptiformes.

0 Comptes rendus de la Société de Biologie, 1859.)

Observation relative à un sujet ayant présenté pendant la vie des convulsions épileptiformes répétées, et à l’autopsie duquel on trouva un dépôt de subsistance tuberculeuse du volume d’un pois, occupant les régions centrales de la protubérance.

23° Examen histologique des centres nerveux dam un cas d ataxie locomotrice.

En commun avec M.le D r H. Bourdon {Archives générales de médecine, novembre 1861, avec planche dessinée par l’auteur.)

Cet examen; est, au point de vue chronologique, le premier qui ait été fait en France à propos de la maladie décrite alors par Duchenne (de Boulogne) sous-le nom d’ataxie locomotrice progressive. A l’époque en effet où Duchenne (de Boulogne) venait de faire paraître le résumé de ses ; intéressants travaux, l’ataxie locomotrice était considérée comme une névrose nouvelle, —comme un ensemble de symptômes inaperçus jusqu’alors, et n’ayant aucune localisation définie dans l’organisme.

Grâce à la bienveillante intervention de M. H. Bourdon, qui mit à la disposition de l’auteur les centres nerveux d’un malade qui venait de succomber dans son service, il put ainsi montrer que les troubles de l’ataxie locomotrice, loin d’être une simple névrose, un trouble dynamique sans lésion, répondaient à des altérations définies du système nerveux central, et que ces altérations occupaient les racines, les cornes grises et les faisceaux postérieurs de la moelle.

Gette étude, en permettant de classer nosologiquement d ? une fàçon précise les symptômes de l’ataxie locomotrice, a servi de points de

repère, et de trait d’union pour les rattacher aux faits de même ordre déjà précédemment enregistrés dans la science. C’est ainsi que les observations antérieures, rapportées par Cruveilhier, Monod, Hutin, sous la dénomination de lésion des cordons postérieurs de la moelle, ont trouvé leur place naturelle à-côté de celles qui étaient alors décrites sous le nom d’ataxie locomotrice, et dont elles n’étaient que les répétitions.

L’observation précédente, qui marque le premier pas dans l’étude anatomo-pathologique de l’ataxie locomotrice en France, a servi de point de départ pour une série de travaux aussi complets que sagacement dirigés, au milieu desquels ceux de MM. Yulpian, Charcot et de leurs élèves tiennent le premier rang.

24° Examen des centres nerveux d'un ataxique.

Avec deux planches photographiques.

{Revue médico-photographique des hôpitaux de Paris, juin 1873.)

Cette étude anatomique tire son intérêt des planches photographiques qui l’accompagnent. On voit en effet, sur une série de coupes de l’axe spinal faites à différentes hauteurs, comparées avec les régions homologues à l’état normal, comment le processus de la sclérose se comporte vis-à-vis des éléments nerveux, comment ceux-ci par places sont isolément comprimés et étouffés par le fait de l’envahissement progressif du tissu de nouvelle formation.

25° Note sur un cas d’atrophie musculaire progressive , avec étude histologique de la moelle épinière.

(Comptes rendus de la Société de biologie, 1860.)

Dans un cas d’atrophie musculaire progressive portant sur les muscles des membres antérieurs et sur ceux du thorax, l’auteur signale

une atrophie des racines antérieures d.e la région dorsale, et une altération de la substance grise de la moelle dans les régions correspondantes aux racines atrophiées, avec dégénérescence des grosses cellules nerveuses des cornes antérieures. Ces détails microscopiques ont encore été confirmés par les recherches ultérieures des anatomo-pathologistes, et celles de M. Charcot en particulier.

26° Contribution à l'étude des contractures liées à une altération du système nerveux périphérique.

{Comptes rendus de la Société de Biologie, 1859.)

Ce travail, qui s’appuiesur trois observations, apour but de montrer qu’il existe chez certains hémiplégiques une forme spéciale de contraction passive des membres due à une dégénérescence portant principalement sur certains conducteurs nerveux.

Dans les cas qu’il signale, ce sont les troncs nerveux qui se distribuent aux muscles extenseurs qui sont frappés tout d’abord par le travail atrophique, ceux qui animent les fléchisseurs étant relativement moins lésés. — Ainsi pour le membre supérieur avec contracture de l’avant-bras sur le bras, et de la main sur l’avant-bras, c’est le nerf radial qui est tout d’abord frappé de dégénérescence, alors que les autres troncs nerveux animant les fléchisseurs ne sont que tardivement envahis et conservent plus longtemps leur coloration blanche nacrée.

L’auteur est amené aussi à considérer l’évolution de certaines contractions secondaires comme étant régie par l’inégalité de répartition du travail atrophique, dans les troncs nerveux des extenseurs ou des fléchisseurs, et comme étant amenée fatalement par la prédominance d’action de la tonicité musculaire dans un système donné de muscles, par suite de la dégénérescence des puissances antagonistes.

27° Hémiplégie du larynx.

(Annales des maladies du larynx, avec dessins. Septembre 1875.)

Si les paralysies isolées d’une corde vocale se reconnaissent dans la pratique encore assez aisément à l’aide de l’examen laryngoscopique, il n’en est pas de même des examens nécroscopiques de ces mêmes lésions. A ce point de vue, il y a pénurie de matériaux. L’observation citée par l’auteur tire donc en partie son intérêt de la rareté des cas semblables.

Il s’agit d’une femme hémiplégique, et qui, à la suite de son attaque, était devenue aphone. Elle articulait parfaitement à voix basse, mais était complètement incapable de produire un son laryngé. La nécropsie montra une ancienne paralysie de la corde vocale du côté correspondant à la paralysie, avec dégénérescence des fibres musculaires frappées d’hémiplégie; les nerfs laryngés étaient simultanément dégénérés et envahis par une coloration jaune ambré.

Page 1