VI. DU SYSTÈME REGULATEUR DE LA STATIQUE ET DE SES TROUBLES
Rénovant de manière imprévue la pathologie nerveuse, l'encéphalite épidémique a non seulement mis à la disposition du chercheur un matériel d’étude inépuisable et en partie inédit, elle lui a encore posé de nouvelles énigmes.
La plupart des séquelles post-encéphalitiques — qu’il s’agisse de ces états de torsion étranges, de ces dysbasies singulières, voire des étals parkinsoniens eux-mêmes — ne présentaient-elles pas des kinésies ou des immunités paradoxales ? Il était bien évident pourtant que ces étaté, manifestement organiques, ne pouvaient échapper au détermi-
En étudiant de près ces prétendus paradoxes, nous avons constaté qu’ils obéissaient à des lois, qu’ils avaient leur logique. Ces lois et cette logique n’étaient-elles même pas celles qui régissent la statique verticale? (111, 112 113, 128).
Nous avons été ainsi conduits à reprendre parallèlement l’étude des diverses modalités de séquelles post-encéphalitiques et celle des problèmes physiologiques que pose la. statique humaine.
A) Des états dits Spasmes de torsion ou d’action..
Les Dystonies par insuffisance.
Les spasmes de torsion sur lequel Zieiien et Oppenheim ont attiré l’attention, ont été, depuis l’épidémie d’encéphalite léthargique, observés avec une certaine fréquence. C’est ce qui nous a incité à reprendre l’étude d’une de leurs modalités, la Dysbasia lordotica, en quête d’une delmilion, pliysiotogiyiie adeoualc k cette atfection d allure si paradoxale, répondant, Thomalla et Wimmer l'ont montré, à une lésion du corps strié.
La dysbasia lordotica, de même que les autres torsions, avait été, jusqu’à nos recherches attribuée à des spasmes. C’était toujours pensait-on ces spasmes qui, déclanchés par la marche et le maintien de la station verticale et dénommés pour ce, fait spasmes d'action imprimaient au tronc et à la tête ces torsions mobiles et singulières.