VIII. HYSTERIE - PITHIATISME
Les accidents d'hyslérie de guerre poucaienl-ils être portés à l’actif de la conception du pithiatisme ou incilaienl-ils au coniraire, à revenir à la conception ancienne de l’hystérie qu'elle avait supplantée. Nous avons tenu à nous en rendre compte avec Babinski ïI la 1" partie du livre que nous avons publié avec lui (37) fait, en quelque sorte, le bilan de l'hystérie ide guerre.
Aucun des faits concernant stigmates, anesthésies, persistance de la contracture pendant le sommeil, abolition des réflexes cutanés, troubles sensoriels, œdèmes qui ont été parfois versés à l'actif de la conception ancienne, ne pouvait être retenu. Si l’opinion contraire lut d’abord soutenue par quelques-uns, cela tenait à ce que les traumatismes de guerre avaient fait surgir une série d’accidents nerveux qui avaient d’abord été mal interprétés et rattachés, faute d’une sémiologie précise à l’hystérie (45) ; ils devaient en réalité être rattachés au syndrome physiopathique (voir p. 29).
« Il s’est fait là, écrivions-nous avec Babkski, une contusion analogue à celle qui avait consisté jadis à considérer comme hystériques des accidents liés à des lésions du système nerveux central, lorsque les signes caractéristiques de ces affections étaient encore mal caractérisés. »
« La conception moderne de l’hystérie, ajoutions-nous, en 1917, n’a été ébranlée en aucun point. Bien plus elle a été confirmée par de nombreux faits constatés pendant ces trois dernières années; le terme même de pithiatisme a été généralement adopté, il est actuellement d’usage courant. »
Avec plus de recul, le même jugement peut actuellement encore être porté sur l’hystérie de guerre. Des recherches récentes, cliniques et expérimentales (voir p. 31) sont venues légitimer la dislinclion nette, par nous établie, entre l'accidenl pithiatique el le trouble nerveux dit physiopathique si souvent pris à tort l’un pour l’autre.
Sans doute, du lait de leur fréquente intrication, on pouvait avoir parfois quelque peine à déterminer exactement leur part respective. Mais bien loin de méconnaître l’e tence et la fréquence de ces associations hysléro-réflexes ou hysléro-organiques, ni les ficultés qu’elles apportaient au diagnostic, nous leur avions, avec Bablnski, consacré long paragraphe et ceci dès la première édition de notre livre.
Désireux d’une part de ne pas méconnaître des troubles physiopathiques indéniables.
5 tels troubles handicapnien'., el d'autre cupératioii, nous avions avec Badinski oubles pithiatiques rebelles, que ceux-ci janiques que physiopalhiques (50), dans vcc le plus grand soin. La psychothéla rcL'ducalion intensive pouvait y être
àdents hiislériciues, tous les témoignaient les observalions faites par le regrelirganisant le sauvetage des rescapés, ou ces témoignages viennent, nous l’avons Babinski lorsqu’il jugeait incompatibles