L’ÉPREUVE DE MARCHE
Nous avons montré avec P. Delore, que, dans l'irritation légère de la voie pyramidale, quelle qu’en soit la cause, la trépidation épileptoïde pouvait parfois n'être décelée qu’après ta marche (U).
Quelques minutes s’étaient-elles écoulées dans l’immobilité et ce symptôme révélateur que 150 à 1200 pas avaient suffi à faire apparaître, ne pouvait plus être mis en évidence, même en recourant à la manoeuvre de Jendrassik.
Ces constatations s’apparentent avec celles qu’avait faites Déierine dans la clauditauon intermittente médullaire. Mais le phénomène sur lequel nous avons attiré l’attention esl d’ordre plus général. Il ne concerne pas seulement les sujets, atteints de troubles vasculaires médullaires, mais bien tous ceux qui, à du titre quelconque, présentent une irritation de la voie pyramidale, qu’il s’agisse de syphilis nerveuse, de sclérose en plaques, d’hémiparésie organique ou de tumeur corticale rolandique avec épilepsie Jackso-
L’épreuve de marche s’impose toutes les fois que, ayant des raisons de suspecter l’intégrité de la voie pyramidale, on ne peut pas déceler par Texamen, fait dans les condihabituellcs, d’exagération manifeste de la réflectivité tendineuse.
D) Du vrai et du faux signe de De Græfe.
veau de la maladie de Baeedow, symptôme jusque-là insuffisamment remarqué auquel il attri- 3 buait une valeur pathognomonique (einen pathognomischen Werth) et qui lui paraissait susceptible *
<( Dieses liegt in dem aufgeliobenen Consensus zwischen Lidbewegung und Hebung und Senkung der Viserebene.
i( Wenn wir Gesunde den Blick heben und senken macht das obéré Augenlid eine entsprechende Mitbewegung. Bei den an Basedowischer Krankheit Leidenden flndet man diese fast vôllig aufgehoben Oder auf ein Minimum reducirt. Namentlich folgt bei Senkung der Cornea das obéré Augenlid nicht, Dies ist kein directer Ausfluss des Exophtalmus ; denn bei Geschwülsten in der Orbita Oder andern Protrusionsursachen sieht man das Symptom oft fehlen, wenngleich bei sehr hohen Graden die Lidbewegung natürlich genirt ist. Dagagen ist es bei den geringsten Graden von exophtalmus in der Bas, Kr. vorhunden, da wo die Lage des Augapfels die physiologische Grenze noch kaüm überschreitet. Wenn das Hervortreten der Augen gering und auf beiden Augen symmetrisch, ist es ohnedies schwer zu sagen, ob es pathologisch ist ; es variirt ja auch bei Gesunden nach der Menge des Fettzellgewebes, der Weite des Orbitaltrichter u. s, w. In dlesen geringen Graden ist das hervorgehobene Symptom desshalb doppelt werthvoll. »
Reprenant avec le Professeur Rollet l’étude de ce signe (12). nous avons confronté avec soin l'asynergie oculo-palpébrale pathologique et l’asynergie oculo-palpébrale physiologique, car nous nous étions depuis longtemps rendu compte que l’on peut imiter, cl tort bien, le signe de De Graefe.
Nous avons cherché d’abord à déterminer avec quelle fréquence celte imitation pouvait être réalisée. Une enquête fut poursuivie à cet égard, sous notre contrôle, par notre élève Gensoul, (thèse de Lyon, 1925), elle aboutit aux résultats suivants :
Sur 200 jeunes gens de 19 ù 25 ans, de bonne consUlution (puisqu’ils avaient tous été ^ acceptés comme élèves de l’Ecole du Service de Santé militaire), aucun ne se montra définithement rebelle. Il suffit de leur expliquer qu’ils devaient fixer intensément, presque douloureusement le doigt dont leur regard suivait l’abaissement, pour que l’on vit très nettement dans 84,5 % des cas, — soit d’emblée dans 65 %, soit après quelques essais dans 19,5 % — la paupière supérieure, se laisser fortement distancer et découvrir largement la cornée. Le phénomène n’était qu’ébauché dans 15,5 % des cas, mais il se retrouvait chez tous.
Faut-il s’en étonner ? Ne doit-on pas rapprocher le signe que nous éludions de ces jeux de la mimique auxquels l’acteur de cinématographe n’est que trop expert ? Qu’il cherche à mimer la terreur, la stupeur, l’horreur, la colère, voire même tout simplement la surprise ou la convoitise (soucieux de bien marquer le caractère excessif et donc pathé-
, dissociée. L’asynergie dont De G nonique de la maladie de Baseé
nsi, par exemple, lorsque l’on a 1 és qui — ainsi que dans le tryp Weyden — voient l’abîme infern l'asynergie oculo-patpébrale phy mnal. Ce n’esl pas dans tous les ses jeux habituels que chez l’hoi egard qui s’abaisse, itinguer à coup sûr l’asynergie oi braie physiologique ? Tel est le p(
1 revue les éléments susceptibles i t d’abaissement des paupières qu — le mode d’abaissement des yeu:
e parallélisme des axes oculaires mesurée à Texophtalmomèlre, exi lence de dilatation pupillaire suffi nètre, ainsi que la possibilité dan peuvent servir de base à un essa e de De Graefe.
I la contraction du frontal qui fait qu’on la rencontre parfois dans l’i !8 cas soit dans 22,5 % des cas :
lais en s’y exerçant, le sujet arr:
E) Syndrome électrique myotonique et «Maladie de Thomsen. !
Dans le cas de maladie de Thomsen que nous avons étudiée avec le Professeur Cluzet (3-2), la période latente (qui, d’après Blumeneau, est chez les myotoniques deux à trois fois 1
plus grande qu’à l’état normal) était sensiblement égale à celle donnée par un muscle nor- ]
mal, dans les mêmes conditions expérimentales. j
De plus, en faisant porter l’excitation électrique sur les troncs nerveux, on taisait apparaître le spasme myotonique. Cette réaction neurotonique persistait aussi longtemps que si l’excitation portait sur les muscles eux-mêmes.
On admettait que, pour produire les réactions myotoniques, il fallait exciter directement le muscle, l’excitabilité des troncs nerveux étant considérée comme sensiblement normale. Déjà, il est vrai, Vigouroux, dans l’observation publiée par Ballet et Marie, avait observé que n l’irritation galvanique du cubital au coude donne lieu à une griffe qui cesse avec le courant ». Huet avait également noté que le faradique tétanisant et le galvanique labile (obtenu en faissant glisser l’électrode le long du nerf) produisent des contractions toniques et persistantes « dont la durée toutefois est plus petite que dans l’excitation directe des muscles ».
Quoi qu’il en soit, on n'avait jamais encore noté, avec une aussi grande netteté que chez notre malade, un spasme myotonique typique par excitation des nerfs. Or ce caractère de la contraction électrique est précisément observé après intoxication vératriniqué.
Les modifications de la contraction musculaire apparaissent en effet pour le muscle vératrinisé tout aussi bien par l’excitation du nèrf que par l’excitation directe. Il y a, sur ce point, concordance parfaite entre les faits d’intoxication expérimentale et les faits cliniques qui s’expliquent eux aussi sans doute par une intoxication de nature encore indéter-