I. - LES SYNDROMES RADICUL.YIRES
Les anesthésies radiculaires de la peau ont été longtemps considérées comme un des symptômes les plus fixes dans le tabes. Max Egger, dans une communication à la Société de biologie sur l’intermittence des anesthésies organiques, fit remarquer pour la
proportions considérables. C’est ainsi qu’il a vu la sensibilité du squelette reparaître un an après qu’il l’eut trouvée abolie, et avec
quelques cas la disparition de l’anesthésie tactile. Quant aux conditions dans lesquelles pouvaient se produire ces intermittences de la sensibilité, il n’en est pas question dans le travail de cet auteur.
précède de 12 à 24 heures le début des crises. L’intermittence de la sensibilité a ainsi sensiblement la même durée que la crise, il
suffit de quelques douleurs gastriques, d’un seul vomissement pour la faire apparaître. Par contre, il est très important de noter qu’une modification même profonde de l’état général ne s’accom-
cas, abolition des réflexes dans l’autre) et de troubles légers de la coordination (signe de Romberg), Ces différentes aggravations sont-elles sous la dépendance de la crise gastrique, ou celle-ci n’est-elle qu’un symptôme parallèle aux autres et, comme eux, la conséquence clinique d'une poussée, d’une étape nouvelle de la maladie? C’est ce que nous ne prétendons pas résoudre. Nous avons voulu seulement attirer l’attention sur des faits encore inédits, et qui sont de nature, s’ils se trouvent confirmés, à nous renie mode d’évolution des tabes à leur première période.
Il s’agit d’une jeune fille observée avec M. Laignel-Lavastine. Cette jeune fille vient consulter pour une douleur persistante [u’elle ressent entre la colonne vertébrale et l’omoplate, et qu’elle