‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 3 sur 12 · FIÈVRE TYPHOÏDE · texte numérisé non relu

FIÈVRE TYPHOÏDE

Le sëro-diagnostic dans la fièvre des accouchées.

vies de subcoma, de subdélire, de céphalée, de vertiges, de troubles visuels. Les crises se répétèrent; un ictère léger, éphémère, survint. Cet état encéphalopathique persista pendant quelques semaines, puis s’améliora en même temps que diminuait l’anémie.

Le malade, soumis seulement au traitement ferrugineux, put quitter l’hôpital après un séjour de deux mois et demi, sinon guéri, du moins très amélioré.

Nous avons rapporté ces accidents à l’intoxication saturnine. En effet, on pouvait d’emblée écarter chez ce malade toute étiologie tuberculeuse ou syphilitique, car ces deux infections ne se manifestaient par aucun symptôme ou indice propre, et le traitement ferrugineux suffit à faire rétrocéder les accidents.

Grâce à l’absence de splénomégalie et d’hématozoaire dans le sang, nous avons éliminé l’action du paludisme.

L’alcoolisme ne pouvait rendre compte de l’anémie, qui marchait de pair avec les autres accidents présentés par le malade.

Le saturnisme, au contraire, expliquait très bien l’encéphalopathie et l'anémie; cette intoxication se manifestait encore par le liséré gingival; par un certain degré d’imperméabilité rénale, décelable par lé bleu de méthylène; enfin par la présence dans le sang des hématies granuleuses de Sabrazès-Grawitz, caractéristiques.

Deux points méritent, dans cette observation, d’attirer l’attention, en dehors de l’intérêt du complexus clinique qu’elle relate.

L’encéphalopathie, que ne pouvait expliquer ici ni l’insuffisance rénale, très légère ; ni l’élévation de la tension artérielle, restée basse

elle se différenciait de ces dernières par son caractère atypique et par l'envahissement de la sous-muqueuse et de la musculaire sous forme de lins bourgeons d’infiltration larvée : elle se différenciait des épithéliomas ordinaires par sa répartition spéciale, commandée par

ameurs épithéliales d’ori-

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