‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 7 sur 10 · LÉSIONS INFLAMMATOIRES · texte numérisé non relu

LÉSIONS INFLAMMATOIRES

ciale à l’organe considéré; de telle sorte que cette spécificité d’action du parasite sur une seule espèce cellulaire est précisément la raison d’être et l’explication de la localisation clinique de la maladie dont il est l’agent.

De ces caractères anatomo-pathologiques généraux, j’ai dégagé des conséquences de divers ordres dont je ne puis que résumer ici les principales :

■ "Tout d’abord,cette localisation étroite des microbespatho-

bre d’espèces cellulaires, et réalisant des lésions simplement dégénératives beaucoup moins caractéristiques, telles par exemple que la tuméfaction trouble ou la dégénérescence graisseuse du foie ou des reins, les dégénérescences peu variées du myocarde, etc,

Cette séparation radicale des dégénérescences et des fermentations, et la possibilité de distinguer nettement les unes des autres dans les divers cas particuliers, comportent pour la pathologie et la clinique des enseignements précieux, qu’une étude attentive dans cette direction multiplie à chaque

Je ferai remarquer que l’exposé de cette manière de voir

qu’on ne le faisait jusque-là; en les réunissant, ils se refassent leurs complications, et c’est là la seule cause de la fréquence de ces dernières dans les services d’isolement.

Là encore, je ferai remarquer que ces conclusions ont été formulées à une époque où la bactériologie n’avait pas encore su reconnaître l’existence des infections secondaires, que j’ai ainsi prévues et décrites au nom de l’anatomie pathologique éclairée par la spécificité cellulaire, avant qu’il en fût question en microbiologie, et en m’appuyant sur un contrôle que je persiste aujourd’hui à croire plus sûr que les constatations microbiologiques elles-mêmes.

5* En rapprochant les résultats de cette étude de ceux qui ont été exposés dans mes mémoires précédents, j’ai mis en relief les différences radicales qui séparent ies caractères anatomo-pathologiques généraux des tumeurs de ceux des lésions de cause microbienne. Dans la tumeur, la cellule est trop vivante, elle ne succombe pas à l’ordinaire à une lésion dégénérative; elle se transporte au loin, sans perdre ses caractères évolutifs physiologiques, et le noyau secondaire est constitué par la prolifération même de sa cellule initiale. Avec quelques différences il est vrai de facilité ou de fréquence, tous les organes, ou à peu près, peuvent devenir le siège des foyers secondaires des tumeurs primitives les plus diverses, de celles mêmes qui sont constituées par les cellules normalement les plus localisées.

Dans les lésions microbiennes, la dégénérescence cellulaire est précoce et typique; les microbes ne peuvent constituer des foyers secondaires que là où ils trouvent un élément cellulaire qui puisse servir de substratum à leurs atteintes, et ce sont alors ies tissus locaux qui prolifèrent et fermentent pour former le nouveau nodule infectieux. De là en réalité l’absence de généralisation vraie, comparable à celle des tumeurs, qui est remplacée ici par une simple dissémination dans les tissus similaires.

res, se rapporte à des troubles du développement cellulaire, elle paraît inhérente à l’organisme lui-même; si, par la suite.

anatomo-pathologique^ dans l’étude des maladies microbiennes; plus simple, tout aussi délicat que le critère expérimental, il doit prendre place à côté de lui et peut aspirer, disais-je alors, à le devancer et à le remplacer provisoirement dans les cas trop nombreux où le second fera encore longtemps

spécial, mais qu’il faut y voir simplement une sorte de syndrome anatomique qui accompagne et complique des lésions

La clinique, qui est encore le meilleur guide dans les les études pathologiques, a persisté, malgré les tergiversations de l’histologie pathologique, à reconnaître à des affections

n’est pas un processus à part, elle intervient seulement à titre d’élément surajouté et de complication; c’est en quelque sorte une manière d’être, une physionomie propre, une sorte de masque commun, qui appartient à un certain nombre dp processus pathologiques d’ailleurs des plus divers. Ainsi compris, les phénomènes inflammatoires se superposent à la lésion initiale; ils résultent de Virritabilité spéciale de nos tissus, ainsi que de certaines causes pathogènes; ils sont le fait de la suractivité circulatoire et proliférative que certaines lésions pathologiques entraînent après elles. La suractivité circulatoire,

tivité proliférative est un phénomène connexe, le plus sou-

giqiies;

C’est en second lieu la notion d’une véritable spécificité d’action des causes pathogènes, en rapport avec la délicatesse de réaction des cellules vis-à-vis de ces dernières.

Cette donnée est en désaccord avec l’opinion généralement

d’essence différente.

Cette opinion est née de ce qu’on a vu des échelles ascendantes et des étapes successives, là où il y avait, le plus souvent, des lésions de nature et de mécanisme pathogénique

rapport avec la variabilité des causes pathogènes; il n’en est plus de même des lésions des substances cellulaires, qui doivent aux caractères spécifiques de leur mode de vie une réaction infiniment plus délicate et plus spécialisée vis-à-vis des influences pathogènes. Pour arriver à reconnaître les véritables lois

ont usurpées, et le tissu conjonctif est appelé à regagner pour sa pathologie propre une grande partie du terrain perdu par les leucocytes et par les vaisseaux.

Outre ces données générales, qui font sentir leur influence sur l’ensemblede l’ouvrage, on retrouve dans ce Précis un grand nombre de descriptions personnelles sur les diverses questions qui ont fait l’objet particulier de mes études.

Un certain nombre de celles-ci ont fait l'objet de mémoires spéciaux, antérieurs ou postérieurs à la publication du vo-

dairement; il en résulte qu’à un examen superficiel ou insuffisamment éclairé, toutes les lésions paraissent mixtes. Si l’on

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