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III. - PATHOLOGIE ET CLINIQUE

i” APPAREIL CIRCULATOIRE

5i. — Du rythme couplé du cœur.

La thèse de Figuet, basée sur des observations de mon service, est le premier travail étendu dont le rythme couplé ait été l’objet; ce rythme avait été sommairement signalé par Hyde Salter dans une leçon clinique en 1871; Cook, en 1882, venait de publier trois observations sous le même nom, mais en réalité de peu de valeur, et sans se rendre un compte exact de la nature du phénomène.

Dans la thèse de Figuet, je montrais que le phénomène avait été mal interprété par Cook, et qu’il était en réalité constitué par deux révolutions cardiaques successives, complètes, mais très rapprochées et suivies d’une longue pause car- ; diaque. Je déclarais que ce phénomène pouvait se rencontrer ■ ' dans les affections les plus diverses, et qu’il ne pouvait s’expliquer par des causes mécaniques; je le considérais comme d’origine nerveuse, probablement en rapport avec une modification fonctionnelle des nerfs pneumogastriques et des ganglions intra-cardiaques.

Dans ce premier travail, je séparais le rj'thme couplé, un

3 " Le rythr

me couplé fonctionnel, transitoire, en ibles fonctionnels du système nerveux, comme eux, il est tantôt en rapport avec une ischémie bulbaire, liée à de l’adynamie ou à quelque cause organique lointaine, tantôt et plus souvent il relève d’une névrose et plus particulièrement des troubles dits neurasthéniques. Cette forme est la plus bénigne de toutes, mais elle n’en comporte

physe totale du péricarde. (En collaboration avec M. J. Tstuea.) Revue de médecine, 1887, p. 394.

Dans la plupart des cas de symphyse du péricarde il n’e.tiste que des adhérences molles, plus ou moins complètes, mais qui

6u. — De la signification anatomique et clinique des lésions du Congrès français de médecine, Lyon, rggd.

Dans une première partie consacrée à l’anatomie pathologique de l’affection, nous insistons surtout sur les différences qui la séparent de l’artério-sclérose du cœur, de l’h3'pertrophie d’origine rénale ou pulmonaire et du cœur graisseux; nous exposons les raisons qui démontrent son origine inflammatoire et interstitielle conjonctive.

Leurs symptômes sont mal précisés par le fait même de cette confusion; on peut les résumer sommairement en disant qu’ils se rapprochent beaucoup de ceux de l’hypertrophie du cœur d’origine aortique ou rénale, tandis que les symptômes des scléroses primitives se rapprochent plus de ceux des lésions mitrales,

La sclérose purement dystrophique, par athérome pur sans poussée inflammatoire, est très bien supportée par le cœur; elle a à peine une histoire clinique, déterminant seulement une légère arythmie sans aboutir à l’hypertrophie ni à l’asystolie. Les symptômes qu’on lui a attribués sont surtout le fait des difficultés qu’on peut éprouver à la distinguer des scléroses inflammatoires, soit primitives soit d’origine artérielle.

Les îlots de sclérose qu’on rencontre dans le myocarde des

6.. - Dilatation anévrysmale des vaisseaux des piliers du cœur dans un cas de myocardite scléreuse, par Trévoux. Archives de physiologie, 1887, p. 469.

Ce mémoire, rédigé sous ma direction, est consacré à la description d’une lésion exceptionnelle, rencontrée sur un cceur

états pathologiques, m’a permis de démontrer l’inexactitude des descriptions classiques sur le mode de refoulement du cœur par les épanchements pleuraux.

et qu’on a simplement admis son existence par l’interprétation des phénomènes observés sur le vivant. A mon avis, cette interprétation est inexacte et résulte de ce qu’on a pris le choc de la base pour celui de la pointe. On répète à tort que la pointe est la partie la plus mobile du cœur, tandis que

base elle-même; quand il y a refoulement, c’est la base qui est exposée à présenter les déplacements les plus étendus.

En fait, le cœur est déplacé en masse sans que la direction générale de son axe soit modifiée; c’est la base qui s’avance le plus à droite, son expansion systolique est plus étendue et plus ample qu’à l’état normal, mais on constate à son niveau,

son peut encore être espérée, elle doit céder le pas aux divers ‘ agents du traitement antiphlogistique. Parmi ceux-ci, prennent place les divers procédés de la médication révulsive, ainsi que les médicaments internes résolutifs, ou plus ou moins spécifiques contre la cause pathogène; mais il faut placer en première ligne, comme le premier et le principal agent de la

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