Délire iniectieuz et délire alcoolique
(Sociélé ,1e Chirurgie, 11105.) (Discussion.)
Dans cette deuxième communication, je rappelle que je n’ai envisagé devant la Société de Chirurgie que le seul délire qui accompagne les traumatismes compliqués d’infection et auquel j’ai conservé le vieux terme de delirium (remens.
Je me suis appliqué à le séparer du vrai délire alcoolique avec lequel il a été jusqu’ici confondu et j’ai montré que le délire que j’avais eu en vue dans mon étude était un délire septicémique, qu’il ne tenait dans le syndrome clinique qu’une place secondaire à côté de l’infection et qu’il devait rentrer dans le chapitre de la septicémie chirurgicale.
Je me suis élevé dans cette communication contre l’objection qui m’a été faite par un collègue de vouloir nier le délire alcoolique et contre les tendances de certains chirurgiens qui confondent le délire infectieux et le délire alcoolique, et envoient à l’asile des malades qui pourraient guérir de leur délire s’ils étaient opérés à temps.
Mon but a été en définitive de montrer qu’il est en chirurgie comme en médecine des malades atteints de délires transitoires liés à l’infection et qu’il faut maintenir à l’hôpital et non leur appliquer la « thérapeutique du certificat » qui leur est si préjudiciable.
les psychoses