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CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

L’étude clinique française, qui compte depuis Esquirol d’illustres représentants, n’a pu encore, malgré un siècle d’efforts, affranchir définitivement la psychiatrie des doctrines dont l’inlluence a pendant si longtemps retardé l’évolution. C’est qu’en effet certains esprits semblent ne pouvoir se libérer de l’empreinte philosophique des précédents siècles, ni s’adapter aux méthodes scientifiques actuelles.

Dans la question des origines extra-cérébrales de la folie, la clinique se heurte à tout instant « à la doctrine ». Certains de ses partisaijs prétendent expliquer les résultats de l’observation en déformant les faits qu’elle met en lumière. La prépondérance des idées doctrinales est telle que, si l’on veut aboutir à des résultats utiles, il ne suffit plus d’accumuler les faits. Il faut encore se livrer à une étude approfondie de chacune des doctrines, préciser leur véritable signification, envisager leur genèse même, en remontant jusqu’à l’époque où celles-ci ont apparu.

Tout chirurgien qui veut faire œuvre utile devra s’astreindre à ce travail préliminaire, sans lequel il ne peut apprécier la valeur exacte des interprétations divergenles que certains donnent de faits qui paraissent probants. Mais il faut que ceux-ci présenlent de sérieuses garanties scien-

Aiissi, leur élude doit être soumise à des règles que je me suis depuis

longtemps appliqué à iléterminer et dont l’ensemble constitue la méthode chirurgicale en médecine mentale.

Grâce à elle, il devient possible de recueillir une documentation pnicieuso pour aborder avec fruit l’étude des origines extra-cérébrales de la folie. (Extrait de ma préface. Ilecueil de tramnx, S“ volume.)

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