Contribution à l’étude du délire d’origine sympathique
{Annales médico-psychologiques, 1893.) (En collaboration avecM. Febvre.)
En 1895, leD'Fcbvre, médecin en chef des Asiles, présenteà la Société médico-psychologique un cas de délire sympathique que nous avions observé ensemble : un délire survenu au coure d’une psychose chronique (dégénérescence mentale avec troubles de la personnaliUi) disparaît sous l’influence d’une double interventiou chirurgicale : kyste hydatique du ligament large et corps fibreux utérin.
Dans ce cas, les lésions somatiques étaient, il est vrai, postérieures aux premiers symptômes de l’aliénation mentale ; mais, sous l’influence des douleurs physiques liées à l’existence de deux néoplasmes, le délire primilif s’était accru d’interprétations délirantes et de perversions sensorielles ; en somme, un délire partiel sympathique s’était greffé sur les éléments délirants primitifs, délire dont les éléments se modifiaient tour à tour suivant les oscillations de l’état de santé général de la malade.
L’auteur put constater la dupantion totale de toutes tes perversiotis sensorielles se rapportant aux organes abdominaux ou à la sphère génitale.
Mais, d’autre part, les illusions du goût, les hallucinations de la vue, certains troubles de la sensibilité générale dus probablement à l’interprétation délirante chez une prédisposée ont également disparu. Telle fut l’opinion de l’autour.