Accès maniaque survenu chez une iemme récemment
17.— En collaboration avec M. Capcras. Confusion mentale et appendicite. Guérison par l'Intervention.
(Société de vsychiatrie, 1911.)
Cette observation est intéressante parce qu’elle montre l’influence sur le cerveau des infections chroniques d’origine intestinale.
L’évolution de l’affection physique avant et après l’opération y est exactement notée et l’on voit nettement la guérison mentale succéder à l’amélioration physique.
On ne peut donc admettre dans ce cas une co'incidence trop souvent invoquée : l’action de la chirurgie sur le trouble mental paraît indiscutable.
Je m’applique, d’autre part, à expliquer dans ce cas le retard qu s’est produit entre l’opération et la guérison définitive.
Cette observation est intéressante encore pour l’interprétation de certaines formes de psychoses post-opératoires.
Le trouble mental qui a éclaté après l’ablation de l’ovaire, qui avait été pratiquée par suite d’une erreur de localisation de la douleur, aurait pu être considéré comme lié à cette opération ! tout au contraire il est, chez cette malade, l’expression de l’infection chronique due à une appendicite
18. — Prostatite chronique et délire mélancolique. Guérison à la suite de la7prostateotomie.
• (Société de psychiatrie, 191Ü.)
L’observation rédigée par M. Juquelier, dans sa partie mentale, est celle d’un malade qui, au cours d’une prostatite chronique d’origine blennorragique, est atteint de délire mélancolique avec préoccupation hypocondriaque et guérit à la suite de l’opération.
L’hypocondrie est-elle essentielle ou symptomatique et développée sur un terrain plus ou moins préparé par l’hérédité?
La suppression de la lésion peut seule en fournir la solution.
Or, dans le cas d’une hypocondrie symptomatique celle-ci peut devenir incurable si l’affection dont elle dérive se prolonge, et c’est ainsi que l’aliéné donne à envisager des indications opératoires spéciales.
Telle affection, en effet, qui chez un malade ordinaire peut être traitée par les moyens ordinaires de la thérapeutique courante, exige chez l’aliéné une intervention et c’est ainsi que j’ai pratiqué chez ce malade une intervention chirurgicale, que je n’aurais jamais songé à pratiquer chez des malades d’hôpital.
Il faut opposer ce fait à ceux dans lesquels on interviendrait que ordinaire, mais qui imposent l’abstention chez l’aliéné, pour comprendre combien la chirurgie des aliénés diffère au point de vue des indications et contre-indications de la chirurgie ordinaire.