II. — MODIFICATIONS SUBIES PAR L’EXTRAIT ETHERÉ
i. Faits connus. — Cohnstein et Michaelis ont constaté que, si on mélange iang et du chyle et si on fait passer à travers ce mélange un courant d’air, la portion des graisses diminue pendant cette opération. Le phénomène ne se luit plus quand on cesse de faire passer le courant d’air ni quand, au lieu de anger le chyle avec du sang, on mélange le chyle avec du sérum. La substance prend naissance par suite de la destruction des graisses serait un corpt ble dans l’eau et diffusible. Weigert n’accepte pas sans réserves les faits et les olusions publiés par Cohnstein et Michaelis. Ces auteurs n’avaient pas cher-
Itats obtenus par Ce ,ude concernant l’ac graisses dans l’org it éthéré dans le sar
4 » La.
tion. — L’extrait éthéré diminue dans le sang conservé aseptiquement à l’étuve. Nous avons recherché l’importance de la diminution de l’extrait éthéré suivant la méthode d’extraction employée, l’influence des conditions d’alimentation du sujet en expérience et notamment l’influence de l’inanition.
Nos expériences ont été faites sur le chien. Le sang prélevé dans une carotide était défibriné, puis réparti en quantités égales — 3o à 5o centimètres cubes — dans une série de
séjour à l'étuve. Nous ne publions que les résultats donnés par des échantillons absolument dépourvus de microbes.
L’extrait éthéré a été obtenu par les trois procédés suivants :
Epuisement à l’éther anhydre du sang d'abord liquide puis desséché et broyé avec du
Traitement du sang à l’alcool fort froid ; évaporation de la solution alcoolique ; épuisement du résidu et du coagulum par l’éther anhydre.
c-puisement du sang à l’alcool bouillant; évaporation de la solution alcoolique, épuisement du résidu et du coagulum par l’éther anhydre.
Les substances qui disparaissent par le séjour prolongé à l’étuve sont les substances solubles d’emblée dans Eélher. Celles qui nécessitent pour se dissoudre dans l’éther un traitement préalable prolongé du sang par l’alcool bouillant augmentent. Le rôle de l’alimentation paraît nul.
Modifications subies
L'EXTRAIT ÉTIIliRlï
Extrait éthéré pour 1000 grammes de sang.
4. Sort de l’oléine introduite par l’alimentation. — Dans le sang conservé à l’étuve à l’abri des microbes, l’extrait éthéré diminue rapidement sans que la glycérine et les acides gras augmentent d’une manière correspondante. Quel est dans ces conditions le sort d’une graisse introduite par l’alimentation et passée dans le sang. Je rappelle à ce propos que les graisses neutres ajoutées directement, in vitro, au sang, ne subissent aucune modification (v. page io6).
J’ai utilisé l’oléine et constaté que l’acide oléique contenu dans le sang, à l’état de combinaison saponifiable, disparait à peu près dans les mêmes proportions que l’extrait éthéré.
L’expérience est réalisée sur le chien. Un sujet est soumis au jeûne pendant 24 heures, puis reçoit dans l’estomac par la sonde de l’huile de pied de bœuf. Quatre heures après on pratique une saignée par une carotide avec toutes les précautions nécessaires. Le sang est reçu dans un flacon garni de morceaux de verre, défibriné, puis réparti en deux échantillons ; un des échantillons est soumis à une analyse immédiate, l’autre est conservé pendant 72 heures à l’étuve à 37 degrés, puis soumis à l’analyse. On dose l’extrait éthéré et l'acide oléique (saponification par la potasse alcoolique, dissolution des savons dans l’eau ; précipitation par l’acétate de plomb ; dissolution de l’oléate de plomb dans l’éther) en tenant compte pour réchanlillon
Société de Biotogic, ipoS, p, 616. En collaboration avec A. Mourt.
8. Action du sang sur la glycérine surajoutée. — La glycérine surajoutée ne disparaît pas dans le sang. L’expérience suivante le prouve.
le pure) stérilisée et 4» eentimètr 35-37 degrés. A des intervalles < mélange par le nombre de gouttei I, nécessaire pour saturer le contei 3 avec A. Morel exactement l’expi
n entièrement dépourvu de micr ;e carbonate -I- huile (déjà noté j le sérum n’est pas aseptique, le (24 à 36 heures) à l’étuve (tableau lité d’un mélange qui n’avait pai
niné dont l’alcalinité a diminué,
e milieu (tableau V ) ;
3. Action du carbonate de soude sur la monobutyrine. — Le sérum du sang ne saponifie pas les graisses neutres telles que l’oléine (Arthus,. Doyen et Morel), il saponifie la monobutyrine (Hanriot). L’action du sérum sur la monobutyrine est due, d’après Haniùot, à un ferment soluble que cet auteur a désigné sous le nom de lipase. Arthus a proposé le nom de monobutyrinase.
Hanriot a soutenu que l’alcalinité de la liqueur exerçait une influence énorme surl’aetion de la lipase (monobutyrinase). Pour le constater il opérait de la façon suivante : à des mélanges identiques de sérum (i centimètre cube), de monobutyrine et d’eau (lo centimètres cubes), il ajoutait un excès variable de bicarbonate de soude, CO’Na* (o gramme à o gr. 2), puis au bout de vingt minutes il déterminait la quantité de butyrine saponifiée en saturant exactement l’excès d’alcali ou d’acide. Voici les chiffres d’une de ses expériences :
J’ai constaté avec A. Morel que le carbonate de soude en solution étendue saponifie la monobutyrine à la température de l’étuve à fly degrés, 38 degrés et à des températures très inférieures. La quantité d’acide mis en liberté est proportionnelle à la concentration de la liqueur en carbonate. Le phénomène peut être si rapide même à la température du laboratoire, qu’il est difficile de faire un titrage définitif, de nouvelles quantités d’acide étant incessamment mises en liberté.
Le carbonate de soude ne paraît pas exercer une influence sur l’action du sérum. Cette conclusion ressort d’un grand nombre d’expériences comparatives. Voici une de ces expériences à titre d’exemple :
,-jQ LIPASE DU SANG
Dans les expériences oonoernant l’action du sérum sur la monobutyrine, il faut tenir, compte de l’alcalinité du sérum.
SocUU de Bioloçfie, 1902, p. 1624 ; Société médicale det hûpitanx de Lyon, SJévrier 1903.
4. Action du sérum sur les éthers. — Le sérum sanguin ne saponifie pas les graisses neutres telles que l’oléine; il saponifie la monobutyrine. J’ai recherché avec A. Morel l’action du sérum sur d’autres éthers et comparé cette action à celle d’une solution diluée de carbonate de soude.
On prépare quatre flacons contenant chacun 5o centimètres cubes d’une solution de carbonate de soude à 2,7 pour 2000 et i centimètre cube de l’éther étudié. Deux des flacons reçoivent en outre 5 centimètres cubes de sérum de cheval. On titre de suite, au moyen d’une
t-lt>ASË Dtt SANG
■ Sang mainlenu dans le vide et devenant fortement réducteur cesse de manifester sa propriété lipasique.
Cet argument est ruiné par l’expérience. La lipase pancréatique dédouble l’oléine en présence de sang aussi bien dans le vide qu’au contact de l’air. Le sang défibriné ou le sérum dédouble la tributyrine, la monobutyrine et d’autres éthers aussi bien dans te vide qu’au contact de l’air.
COAGULATION
8. Oblitération des artères du foie au moyen de la paraffine.
J’ai observé l’incoagulabilité du sang et la disparition du fibrinogène du plasma à la suite de l’oblitération des artères du foie au moyen de la paraffine.
6. Action de la ligature des vaisseaux artériels du foie. — L’extirpation de l’intestin ne détermine ni convulsions, ni modification dans la teneur en fibrine du sang. La ligature du tronc coeliaque et de l’artère mésentérique supérieure, pratiquée après l’ablation de l’intestin, détermine des convulsions et une diminution sensible de la teneur du sang en fibrine.
iguë. Déjà, en i88i, Charles Bouchard avait signalé 1 apparition de l’albuà la suite de l’administration de chloroforme. Terrier, Patein, Galeazzi et , J, Renaut, Ledoux, ont confirmé et précisé les observations de Bouchard, [esang on constate de l’hyperleucocytose. Exemple : chien de i4kilog, 200, 3uve dans une carotide par millimètre cube de sang : 9.207,000 hématies 5oo globules blancs. On donne deux jours de suite 29 grammes de chlorode la manière habituelle. Le troisième jour le chien est très malade. On 5 dans la carotide 10.602.000 hématies et 24.000 globules blancs par milli-
eube de sang. Aussitôt après la prise d’essai le chien est sacrifié ; le sang est inooagulable ; il n’y a pas le moindre caillot dans le cœur, dans la veine porte,
fîOLE DU
COAGULATION'
12. Relation avec l’ictère. — L’inooagulabilité du sang et la disparition du fibrinogène ne s’accompagnent pas d’ictère dans les conditions expérimentales que j’ai indiquées. L’urine donne bien les réactions de Gmelin et de Pettenkoffer, mais les tissus ne présentent aucune pigmentation. Lorsque l’ictère survient, et cela se produit assez fréquemment, le sang coagule, le caillot né se redissent pas ou peu, le plasma contient encore abondamment du fibrinogène.
13. Action du phosphore. — L’intoxication subaiguë par le phosphore détermine chez le chien : aj la dégénérescence graisseuse du foie; b) la disparition du fibrinogène du plasma; cj l’incoagulabilité du sang. Les modifications du sang dépendent étroitement des lésions hépatiques. Plus la dégénérescence grais-
Défibrination totale
COAGULATION
veine cave inférieure, et 2“ surtout, contre un afflux certain de sang des veines diaphrag-
Dans un cas, chez le chien, Doyon et Karelt ont recueilli avec une pipette munie d'une aiguille courbe, du sang sus-hépatique qui est resté complètement liquide pendant une heure et quart; tous les échantillons ont ensuite coagulé, les uns tout de suite en masse, les autres peu à peu, quelques-uns incomplètement.
SocMé de Biologie, 1906, p. 3i2 ; Comptes rendus Académie des Sciences, 1906, l, CXLIII, p. 653 ; Journal de Physiologie et de Pathologie générale, novembre 1906. Travaux en collaboration avec Cl. Gautieu et N. Kauefh.
18. Teneur comparée en fibrine du sang sus-hépatique et du sang des autres vaisseau*. — Nous avons comparé le sang à l’entrée et à la sortie, soit des membres, ou de la tête, soit des intestins, soit du foie. Les prises de sang étaient faites au moyen d’une pipette munie d’une aiguille courbe, sans interruption de la circulation, simultanément, avant et après les organes consi-
Pour noua placer dans des conditions particulièrement favorables, nous avons établi nos comparaisons sur des chiens en voie de régénérer leur fibrine après une saignée ou la défibrination totale.
Le sang artériel contient plus de fibrine que le sang veineux correspondant, soit à l’état normal, soit pendant la période de régénération de la fibrine, après la saignée ou la défibrination totale. D’une manière générale, le sang de la veine sus-hépathique contient après la saignée ou la défibrination totale plus de fibrine que le sang artériel, le sang de la veine porte ou de tout autre vaisseau.
CÔAGUL
ÏABI.EAU 1. — Effet de l'abhUon de l'intestin sur la teneur du sang en fibrine.
La survie ne dépasse pas quatorze à quinze heures. Un premier échantillon de sang était prélevé soit avant l’opération (n«> i, a, 3), soit immédiatement après (n“ 4 à 9), un second le plus tard possible, lorsqu’il était manifeste que l’animal ne larderait pas à succomber.
fluoré 3 o parties d’eau distillée et i 6 parties d’une soir d’ammonium.
ous avons proposé l’emploi de l’acide acétique. On acidi .fluoré avec une solution diluée (i centimètre cube d’i e d’acide cristallisable pour 12 centimètres cubes de plasi s par ce procédé sont sensiblement égaux à ceux qu’or r ou par le procédé de Reye.
SocUlâ de Biologie, 1905, p. 607. En collabovalion avec G. Piju cl
Dosage de la fibrine. —Le dosage olai
1 de la fibr