APPAREIL DIGESTIF
Cancer latent de l’estomac (avec ascite hémorragique, [nt 22].
Le cancer de l’estomac peut être latent ou ne se révéler que par une symptomatologie fruste. Il peut donner lieu à diverses variétés d’épanchement péritonéal, la nature de celui-ci restant méconnue lorsque le néoplasme n’à pas été diagnostiqué. L’erreur le pltis souverit commise et dont quelques auteurs ont rapporté des exemples, consiste à croire à une affection l^épatique.
Un petit épanchement ascitique survenu chez une femnxe de 69 ans, atteinte de tuberculose stationnaire et de grippe, et ne présentant que des symptômes digestifs très vagues, fut .considérécomme relevant d’une tuberculose péritonéale subaiguë, d’qutant plus qu’elle avait de la fièvre.
Or, l’autopsie montra ün épifhélîôma dii pylore, qui par envahissement du péritoine avait pi'oduit une ascite hémorragique.
Les grands symptômes classiques du cancer gastrique (douleur, vive, vornisséments, hémalémèses, tumeur) peuyept donc,être.to«s absents. On conçoit que dans ces cas le diagnostic soit impossible, surtout lorsque le tableau clinique est dominé par les symptômes d’une affection aiguë d’un autre organe.
Néoplasme latent de l’estomac, compliqué d’accidents ayant simulé une péritonite tuberculeuse [n» 41],
Observation analogue à la précédente.
Gastrite phlegmoneuse terminée par guérison [a» 47].
Observation clinique (publiée avecM. P. Blum).
Ulcères du duodénum [n» 15].
Un alcoolique invétéré, âgé de 56 ans, succomba à des accidents de collapsus au cours d’un accès de delirium tremens violent et
prolpngé. Cpcollapsiis recannaissait pour cause une abondante hémorragie survenue au nryeau de deux ulcérés du duodénuni-, jusque jà restés latents.
Il a été impossible de déterminer si l’hémorragie s’était faite particulièrement en un point ou d’une façon , diffuse à la surfapç des ulcères : sa production doit être mise sur le compte des phénomènes congestifs et asphyxiques qui accompagnent le delirium tremens. D’après les statistiques, les ulcères sont ainsi au nombre de deux dans un huitième des cas environ. Le siège de ces ulcères était la première portion horizontale du duodénum, localisation de prédilection de ces lésions. L’un, un peu plus gros qu’un pièce de 1 franc, à bords taillés à pic, occupait le bord supérieur; l’autre,comme 0 fr. 50, beaucoup moins excavé, était situé sur le bord inférieur. Le premier avait son fond renforcé par la paroi de la vésicule biliaire à laquelle il adhérait intimement : de telles adhérences sont beaucoup plus rarement observées dansles ulcères du duodénum que dans les ulcères gastriques.
Hémorragie gastrique mortelle au cours d’une appendicite (avec M. G. Michel) [n” 25].
Il est souvent très difficile d’apprécier exactement le degré de gravité de l’appendicite ; des complications variées, débutant d’une façon insidieuse, peuvent venir modifier complètement le pronostic, lorsque la bénignité des symptômes du début de l’affection avait fait espérer une terminaison favorable. C’est pour ce motif que divers auteurs insistent sur l’opportunité d’interventions précoces.
Observation d’une femme de 22 ans, traitée depuis 8 jours pour une appendicite d’allures bénignes, opérée le 09 jour à cause d’une élévation thermique, morte de syncope le soir même de l’opération.
L’autopsie révéla les faits suivants : -on foyer purulent siégeant à la racine du mésentère, foyer ouvert chirurgicalement et drainé ; — un foyer retro-cœcal communiquant avec l’appendice perforé ; —une thrombose de la veine iliaque primitive et delà veine iliaque externe du côté gauche ; — deux ulcérations gastriques, de très
grande dimension, siégeant près du cardia et sur la grande courbure; — des ulcérations sur la première portion du duodénum. La syncope mortelle était due à une gastrorrhagie, l’estomac était rempli d’une quantité énorme de sang.
Affections péritonéales diverses.
Voir: Ascite ; infections de l’enfance.