‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 19 sur 21 · HYGIÈNE ET PROPHYLAXIE · texte numérisé non relu

HYGIÈNE ET PROPHYLAXIE

].es mesures de prophylaxie spéciales à certaines maladies et les conséquences sociales de ces maladies, ont été étudiées occasionnellement dans divers mémoires, notamment en ce qui concerna la syphilis; la tuberculose, les infections [chez les enfants ou chez les adultes). Il me reste cependant à indiquer dans ce chapitre diverses publications plus spécialement relatives à l’hygiène individuelle ou sociale.

Nécessité de la revaccination obligatoire des prisonniers et d’une visite médicale avant la libération [n» 99].

Le mode de dissémination de la variole lors de la petite épidémie qui a pris naissance à la prison de Nancy en 1904 (n“ 40, voir page 85) confirme l’importance des mesures prophylactiques usuelles, et démontre la nécessité d’ajouter aux règlements existants les deux dispositions suivantes :

1° 11 faut instituer une visite médicale des prisonniers avant leur libération (analogue à la visite médicale des permissionnaires militaires) ; 2" il faut pratiquer des vaccinations systématiques dans les prisons comme dans l’armée.

La revaccination obligatoire des prisonniers devrait être ainsi réglée : « Des son arrivée à la prison, dût-il n’y séjourner que quelques jours, tout prisonnier, après avoir subi la toilette réglementaire, sera revacciné, à moins qu’il n’ait été antérieurement atteint de variole ou vacciné avec succès depuis moins de cinq années (succès attesté par un certificat médical ou la mention ms-

ci'ite sur le livret militaire). En cas d’épidémie régnant dans la ville ou dans les environs, tous les prisonniers anciens ou nouveaux, sans exception, seront revaccinés d’urgence. »

A propos de la déclaration obligatoire des maladies contagieuses

La déclaration des maladies contagieuses telle que la loi de 1902 l’a instituée, mettant sur le même pied toutes les maladies contagieuses, et déclanchant automatiquement le jeu d’un service de désinfection plus administratif que médical, présente divers inconvénients que j’expose. Je conclus à la nécessité de reviser la loi ou les règlements d’application.

J’ai eu peu après la satisfaction de voir la même opinion énoncée dans un mémoire de M. Courmont, et sanctionnée par le vote qu’a émis l’Académie de médecine après avoir entendu les arguments de MM. Widal, Chantemesse, Monod, Landouzy, Kelsch, etc.

Sur quelques mesures prophylactiques [n« 171]. ••

Dans cette communication, j’insiste sur l’attention qu’il faut apporter aux mesures élémentaires et quotidiennes de prophylaxie et de propreté, trop souvent négligées par les familles, surtout quand elles savent qu’une désinfection sera faite en fin de maladie ; sur le rôle utile que peuvent jouer les services publics d’hygiène auprès des malades qui refusent les soins et la surveillance du médecin (exemple : scarlatineux ou varioleux après disparition de la fièvre) ; sur le caractère pratique des tracts distribués par le Bureau d’hygiène de Paris, distribution qui devrait être imitée par tous les bureaux départementaux ou municipaux.

Les procédés pratiques de désinfection par le formol [n»» 152 et 164],

M. G. Etienne et moi étudions dans ces deux mémoiresles divers procédés de désinfection par le formol qui ne nécessitent pas l’usage de feu et qui peuvent être employés sans instrumentation spéciale; les services que ces procédés peuvent rendre au médecin pour la désinfection d’une salle d’opération improvisée, de son cabinet, de ses vêtements; la valeur pratique du formol dont nous

reconnaissons l’efficacité à la température ordinaire pour les désinfections en surface.

Signification du degré d’empoissonnement dans l’appréciation de la qualité de l’eau (applications militaires) [n» 157].

L’étude des relations entre la salubrité de l’eau et son degré d’empoissonnement m’amène aux conclusions suivantes :

1“ Toute eau mauvaise pour les poissons est en principe mauvaise pour l’homme. Cependant la cause du dépeuplement de la i ivière peut être transitoire, et, d’autre part, la rivière peut être encore dépeuplée en un point où les substances toxiques déversées par l’industrie sont assez diluées pour que l’eau rie soit pas nuisible. L’analyse de Teau sans poissons est donc nécessaire.

2“ Une eau bonne pour les poissons n’est pas nécessairement bonne pour l’homme, puisqu’elle peut être trop riche en substances organiques pour être recommandable comme boisson. Ici encore Vanalyse s'impose.

3* Les eaux qui macroscopiquement donneront le plus de confiance sont les eaux très limpides, moyennement peuplées, mais leur aspect ne constitue pas une garantie assez sûre pour qu’on, puisse se dispenser d’en vérifier la qualité par Vanalyse.

L’examen macroscopique de Teau ne donne donc aucun signe de certitude (exception faite des eaux corrompues dont le rejet s’impose évidemment). Les troupes en campagne ne doivent être autorisées à boire de Teau d’une rivière eplapres une analyse minutieuse et après Tozonisation dont cette analyse prouvera habituellement la nécessité. Si le temps manque pour analyser Teau, il faut systématiquementl’ozoniser ou la faire bouillir.

L’eau à Nancy [n“ 133].

Exposé détaillé des ressources de Nancy en eaux potables, de leur distribution, des nombreux perfectionnements réalisés et de ceux qui restent à faire.

L’hygiène et les tramways de Nancy [n» 92].

Statistique relative à l’abus de Tinsalivation des tickets, et exposé des progrès à réaliserpour l’hygiène des voyageurs et des employés.

Le futur hôpital suburbain pour les tuberculeux [n« 49],

But et raison d’être de cet hôpital; projet d’aménàgement des locaux qui lui sont destinés; aperçu budgétaire.

Dans l’aménagement des locaux, j’indique deux innovations à réaliser : un parloir où les hospiMisés validés recevront^ leurs parents et amis, afin d’éviter l’encombrement des salles.aux jours dé visites;, l’acCès d’un coin de jardin réservé, avec sièges pratiques et crachoirs, pour les tuberculeux non hospitalisés qui ne peuvent profiter utilement des squares publics, où les sièges sont insuffisants et où ils sont souvent un objet dé dégoût pour lés voisins én"" raison des crachats dont ils souillent le sol.

Règles générales Id’hygiène [n» 88],

Conseils aux tuberculeux et aux personnes exposées à le devenir [n» 93], , Texte de deux placards brefs et clairs, rédigés sur la demande de M, le .Professe.ur P. Spillmann, pour être affichés.,dans la salle d’attente de là consultation médicale de l’hèpital civil de Nancy.

Ce que peuvent les Sociétés de bienfaisance pour Phygiène populairq^

Ces sociétés sont déjà très utiles par, leur action morale, par l’exemple personnel des visiteurs, par des récompenses aux ménages bien tenus. Les visiteurs peuvent en outre être des conseillers d’hygiène et aider leurs assistés à profiter des institutions d’hygiène sociale. L’éducation hygiénique des assistés va de pair avec leur relèvement matériel et moral, et ne s’éloigne pas en fait du but que se préposent les Sociétés de bienfaisance.

Contfibution à la vulgarisation des notions élémentaires d’hygièné’

Les conseils d’hygiène donnés oralementj notamment par lesmembres des Sociétés de bienfaisance, gagnent à être appuyés et soutenus par la distribution de tracts ou de placards muraux résumant de façon pratique les règles générales d’hygiène'. Le texte cjue je propose est approprié spécialement aux besoins et à la mentalité des populations ouvrières de l’Est de la France.

Dangers de contamipatipn de diverses n^a,ladies (avarie, tuberculose, etc. ) par quelques habitudes très répandues et en particulier 1 insalivation des objets usuels (avec M. g. Etienne) [n" 106],

La Société de Médecine de Nancy a chargé M. G. Etienne et moi d’exposer ces dangers en un Rapport destiné à servir de base à une propagande populaire. Elle a adopté notre rapport, dans sa séance du 22 mai 1907, et elle lui a donné une très large publicité.

La répercussion des charges fiscales sur l’hygiéne [n» 113J.

Exposé des conséquences fâcheuses, constatées dans plusieurs villes, de quelques mesures fiscales, en particulier au point de vue de l’hygiène des habitations.

La « question du sixième » tn-144],

Etudes des inconvénients sanitaires et moraux du logement des domestiques dans les grandes villes, et des moyens pratiques d’y remédier.

L’architecture et l’hygiène [m 185].

Compte rendu d’une conférence deM. A. Rey; exposé des applications réalisables à Nancy.

Les « Ligues sociales d’acheteurs » et leur rôle en matière d’hygiène et de moralité populaires [n» lOi],

Le développement de la notion de responsabilité sociale des acheteurs et diverses mesures prises par ces Ligues ont pour conséquence d’améliorer l’hygiène des magasins et ateliers, d’élever le niveau intellectuel et moral des ouvriers et de faire supprimer diverses habitudes (veillées, etc.) aussi dangereuses pour la moralité que pour la santé.

La Sociétés d’études et d’applications sanitaires du département de l’Aube 162].

Exposé du programme et des résultats de cette société dont le principe a inspiré l’Alliance d’Hygiène sociale.

Les monuments commémoratifs des grandes épidémies ; leur utilité ; comment les conserver [n» loo].

Le souvenir des grandes épidémies s’efface rapidement de la mémoire des populations ; le principal facteur de sa conservation relative se trouve dans l’existence de lieux-dits, dont le nom rappelle ces épidémies, ou de monuments commémoratifs, qui ont rarement un caractère artistique et sont voués tôt ou tard à la destruction, d’autant plus que personne n’est chargé de les entretenir ou de les réédifier. Ces lieux-dits et ces monuments constituent au point de vue de l’hygiène un enseignement populaire permanent, une leçon de choses qu’il importe de perpétuer. Il y a donc lieu d’en dresser le catalogue complet et de « classer » d’office les monuments commémoratifs, même en l’absence de tout caractère artistique.

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