Typhlite et appendicites tuberculeuses
(Clinigues chirurgicales de la Pitié, p. 517, 1894.)
« Les observations de tuberculose du cæcum s’accumulent, et depuis quelques années les faits cliniques et les descriptions anatomiques qui
se multiplient on t jeté quelque clarté sur cette affection si grave méconnue.
A cette heure les cas en sont assez nombreux pour que j’en puisse présenter un tableau d’ensemble, et je vais l’essayer en m’appuyant sur des observations personnelles.... Il semble que l’on peut admettre deux formes anatomo-pathologiques distinctes, qui se traduisent du reste par des symptômes différents ; une variété de tuberculose fibreuse ou hypertropbiante et une variété ulcéreuse. D’ailleurs elles peuvent se combiner et l’on peut constater entre elles deux, tous les intermédiaires. La première forme est le plus souvent prise pour un cancer, même pièces en mains, meme après l’examen histologique. Dans la deuxième, des abcès se forment qui s’ouvrent à l’intérieur et donnent naissance à des fistules pyo-stercorales. H y a une troisième forme qu’a bien vue Richelot et qu’a étudiée le professeur Cornil : souvent, au lieu de la concrétion stercorale qui se produit dans l’appendice et dont la présence irrite ou perfore les membranes, une ulcération tuberculeuse se formerait, colonie bacillaire qui détruirait la paroi ; le coli-bacille d’ailleurs se mettrait de la partie, franchirait les tuniques de l’intestin pour provoquer la suppuration, de telle sorte que nombre d’appendicites jusqu’ici regardées comme d’origine inflammatoire auraient pour cause première la présence du bacille de Koch. »