Fougus bénin du testicule
(Gazelle hebdomadaire, 12 janvier ]^Zï),QiCîini(jues et enliques chirurgicales, p. 180-4.)
« Depuis 1876, nous proposons, îi l’exemple de Deville, de morceler l’histoire du fongiis bénin du testicule. Il ne constitue point une tumeur spéciale; il est un épisode, une simple complication, un phénomène souvent prevu au cours de certaines allections de la glande spermatique. Pourquoi donc isoler son étude? Ne faut-il pas, au contraire, la rattacher étroitement à celle de la maladie déterminante? Mais cette réforme nécessaire n’est point encore acceptée; l’ancienne classification survit malgré les justes attaques dont on l’assaille. 11 n’est donc pas inutile de montrer ce qu’on entendait jadis par ce mot, les acceptions diverses qu’il prend aujourdhui, a quelle affection nous devons annexer ces descriptions et notre conception personnelle du fongus.
« Telles sont les trois catégories de fongus que nous devons admettre : fongus d origine traumatique, inflammatoire et gangreneux, fongus syphilitique et fongus tuberculeux. Nos deux premières renferment l’une et l’autre deux formes très distinctes, d’une anatomie pathologique et d’une pathogénie très différentes : le fongus « albuginique » ou hernie du testicule, et le fongus parenchymateux, dont la base d impla.,tutiOii est au scm meme de la glande. Quant au fongus
d’oi'igine tuberculeuse, notre troisième catégorie, il nous ollre de nombreux exemples de hernie du testicule; mais nous n’avons pu trouver de faits évidents du fongus parenchymateux, dont nous sommes bien éloigné cependant de nier l’existence.