Des luxations paralytiques du fémur
{Revue memuellede Médecme et de Chirurgie, mars 1878, et Cliniques et critiques
Ce mémoire, dont l’idée première remonte à M. Verneuil dont on connaît les recherches sur ce point, peut se résumer dans les quatre propositions suivantes : 1” du groupe des luxations dites congénitaks, il faudrait désormais distraire les luxations paralytiques-, 2* ces luxations succèdent aux « amyotrophies » et pourraient, comme les affections qui les provoquent, survenir à tous les âges, bien qu’elles n’aient guère été observées que dans l’enfance; 5” pour que ces luxations se produisent, deux conditions sont nécessaires ; d’une part, l’atrophie d’un groupe musculaire; de'l’autre, l’intégrité de ses antagonistes. Si tous les muscles sont paralysés, il y aura bien un très grand relâchement, une mobilité exagérée dans l’article, mais pas de luxation; ¥ à la hanche, la luxation iliaque est la plus fréquente. Elle est due à la traction des muscles adducteurs que l’atrophie des fessiers et des pelvi-trochantériens laisse
3. — Traitement des anévrysmes artéro-veineux par la méthode sanglante.
{Bnlletm et mémoires <U la SodéU de Chimrgie, 4 avril 1888, et Climtiues et critiquée cUnrgicales, p. 277, 1884.)
« 1* Lorsque le chirurgien peut assez rapprocher les fils pour que le segment oblitéré de l’arlère ne reçoive pas de collatérales imporlanles, l’opération de la double ligature artérielle, sans ouverture du sac, nous semble parfaitement indiquée; 2” lorsque, au contraire, des collatérales volumineuses ramènent dans le segment oblitéré assez de sang pour distendre le sac, il faut lier les vaisseaux afférents et efférents, ouvrir la poche et chercher les embouchures des collatérales, que la bande d’Esmarch permettra de lier sans danger d’bémorrbagie. »
4. — Traitement des anévrysmes artériels par la méthode sanglante.
{Hulldins et mémeires de la Soeiélé deClnrurqie, iS décembre 1888, p. 988j. Traitement
« L’extirpation est une bonne opération, mais elle sera réservée aux cas où la tumeur menace de s’enflammer ou de se rompre, à ceux où les nerfs inclus dans les parois sclérosées du sac provoquent des troubles trophiques et des paralysies qu’on guérira ou qu’on atténuera par la dissection attentive et le dégagement des cordons nerveux; enfin, lorsque certaines conditions font craindre la récidive. A mon sens, l’extirpation et la ligature peuvent vivre côte à côte, employées l’une ou l’autre selon les circonstances. Je tiens les deux méthodes pour excellentes et vous engage à n’en excommunier aucune. »
5, — De l'extirpation des brides qui enserrent les membres.
Stricture congénitale.
(BMetim et mémoires de la Société de ChirurgU, 20 janvier 1886.)
« J’ai présenté à mes collègues une petite fille à qui j’avais enlevé avec succès la moitié d’une bride qui étranglait la partie inférieure de la
jambe dont le pied commençait déjà à s'atrophier. I/année suivante, j’ai extirpé l’autre moitié de la bride; le résnitat a été superbe. J’ai revu l’enfant en 1894 et cette jambe et ce pied beaucoup moins développés, lors de ma première opération, que la jambe et le pied du côté opposé, atteint cependant de pied bot congénital, étaient d’aspect absolumejil normal, solide et n’ayant comme tare qu’une ligne blanche cicatricielle. Je crois avoir été le premier à proposer et à justifier cette opération qui depuis a donné à d’autres chirurgiens de très bons résultats. »