‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 52 sur 54 · Amputation congénitale et aïnhum · texte numérisé non relu

Amputation congénitale et aïnhum

« Au premier abord on^ne peut voir quel lien unissent, d’une part, l’aïnhum, maladie étudiée pour la première fois au Brésil, caractérisée par l’apparition chez les nègres adultes d’un sillon annulaire au niveau de 1 articulation métatarso-phalangienne du cinquième orteil, qu’il étreint progressivement jusqu’à complète amputation, et d’autre part les amputations dites congénitales d’un orteil, d’un doigt, d’une cuisse même, constatées au moment de la naissance. L’amputation n’est pas toujours consommée et dans certains cas, à côté du membre incomplet, il existe un sillon de profondeur variable creusé sur quelque partie du pied, de la main ou de la jambe. De ces deux affections, l’une n’altaque que le cinquième orteil, l’autre ne respecte aucun membre ; la première ne se rencontre que chez les uègres, la seconde frapperait indistinctement tons les peuples. Et cependant, lors d’une communication à l’Académie de médecine, M. Lannelongue se demandait déjà si aïnhum et amputation congénitale n’avaient pas souvent une commune origine. »

Le doute a gagné bien des esprits : on a recueilli de nouvelles observations ; on a trouvé deux cas qui, par étapes successives, semblent conduire de l'une à l’autre de ces maladies, et maintenant plusieurs auteurs ne voient dans l’aïnhum et dans les amputations congénitales qu’une variété du groupe étendu des sclérodermies provoquées par quelques troubles des nerfs trophiques. C’est cette thèse que nous allons étudier en

nous appuyant des travaux antérieurs de Verneuil, une observation de Maxime Loyat, la communication de Lannelongue, le mémoire de Guyon et un article publié en mars 1882, par le docteur Fontan.... Nous penchons donc vers l’identité des deux maladies. Certes nous n’ignorons pas que nos raisons sont loin d’être absolument convaincantes, etbeaucoup veulent conserver à ces deux affections une place distincte dans un groupe différent. Nous aurions mauvaise grâce, nous qui n’avons pas m, à prendre trop catégoriquement parti dans ce débat qui divise des médecins de mérite également complet. Nous nous contenterons de dire que les arguments indiqués par Fontan nous paraissent bons et jusqu’à plus ample informé nous acceptons l’opinion qu’il défend.

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