De l’ainhum
{Bullelim et mlmoinsde la SociéU de Ckkurpe, 22 mai 1889; p. 129, cl Climqim chirurgicales de fUttel-Dim, p. 508, 1888.)
« Le docteur José Pereira Guimaraès, professeur à l’École de médecine de Rio-de-Janeiro, nous communique une note sur une observation d’aïnhum. Le cas est d’autant plus instructif qu’il est accompagné d’un plâtre excellent qui met la lésion sous les yeux; nous la voyons, privilège qu’avaient eu seuls nos confrères de la marine. Aussi en profiterons-nous pour revenir sur la discussion toujours pendante des rapports de l’aïnbum avec les amputations congénitales. L’Académie de médecine a déjà abordé cette discussion et nous ne pouvons souscrire à la conclusion qui a semblé prévaloir : l’identité des amputations congénitales et de l’aïnhum. — C’est à défendre la tbèse contraire que nous consacrons notre nouveau travail.
« N’oublions pas, d’ailleurs, que nos savants confrères du Brésil ont lu nos travaux et connaissent toutes nos hypothèses : depuis 1867, ils ont continué leurs recherches; ils ont pu contrôler nos assertions; or, les nombreuses publications de Pereira Guimaraès, l’observation qu’il vient de nous envoyer, les divers mémoires de Da Silva Lima, affirment tous l’entité morbide de l’aïnhum, affection des cinquième et quatrième orteils
des nègres adultes. Pour nous, à cette heure, et avec nos confrères du Brésil, avec le professeur Trélat, qui combattit l’identité dès le premier moment, avec Eugène Rochard, qui, il y a diï ans, mena résolument la bataille, nous croyons qu’on ne saurait ranger dans un même cadre deux affections aussi dissemblables. Et nous dirons comme conclusion définitive ; l’aïnhum et les amputations congénitales sont deux lésions absolument dissemblables. »