Sur l’eau oxygénée. (Société de Chirurgie
Ayant été un des premiers à employer l’eau oxygénée en chirurgie dès 1893, je signale les dangers de l’emploi de l’eauoxygénée du commerce, qui est caustique à cause de l’acide chlorhydrique qu’elle contient; on risque en l’employant, sans l’additionner d’eau, de produire des escharres. Ce sont ces remarques qui ont poussé les pharmaciens à nous préparer une eau oxygénée, où l’acide nécessaire pour que 1 eau oxygénée ne se décompose pas, est remplacé par l’acide borique.
S6. — Anévrysme artério-veineux du sinus caverneux : Ligature de ia carotide primitive. Traitement par ie sérum gélatiné. Guérison. (Sociélé de Chirurgie, 29 mars iOOl.)
L’observation que j’ai publiée ia extenso d’anévrysme artério-veineux du sinus caverneux offre un grand intérêt, car les cas de guérison de ces lésions sont rares, et c’était la première fois qu’on essayait après ligature préalable d’une des carotides, qui n’avait pas amené la disparition du souffle, le traitement de MM. Lancereaux et Paulesco, par les injections de sérum gélatiné. Ces injections de sérum gélatiné amenèrent la guérison complète. Un de mes élèves a pris cette observation comme sujet de sa thèse.
57. — Du chlorhydrate d’ammoniague comme résolutif dans les affections tuberculeuses et inflammatoires. (Bulletins et Mémoires de la Société de Médecine et Chirurgie pratique, 20 décembre 1900.)
Dans ce mémoire je montre tout le parti qu’on peut tirer des applications de la solution saturée de chlorhydrate d’ammoniaque, préconisée comme résolutif puissant par Velpeau, Trousseau, Dupuylren. J’ai pu grâce à ces applications faire disparaître des hygromas des hydarthroses et obtenir la résolution de synovite suspecte, et de lésions bacillaires au début.
8$. — Sur la valeur de la radiographie dans le diagnostic des déplacements des fractures. (Sociélé de Chirurgie, 28 février, 1900.)
Je montre dans cette communication qu’on ne saurait se fier à toute épreuve radiographique pour apprécier le degré des déplacements des fractures. Il faut, en effet, être sûr qu’on a bien placé son foyer lumineux verticalement audessus du trait de fracture, précaution qui, bien souvent, n’est pas prise. Et cependant elle est nécessaire, car le moindre déplacement du foyer lumineux faitvarier les résultats de l’examen radiographique. Des fragments d’os placés dans un plâtre bout à bout peuvent, sur un cliché radiographique, paraître tout à fait séparés si on éloigne du foyer lumineux le tube de Crookes. La radiographien’est, en effet, que la reproduction d’une ombre projetée dont la forme varie suivant la position du foyer lumineux. La démonstration de ces faits a une grosse importance pour la médecine légale.
39. — Tuberculose testiculaire. (Société de Chirurgie, t899.)
Dans un long rapport sur une observation de castration présentée par M. le D' Beurnier, j’étudie la pathogénie de la tuberculose testiculaire et son traitement.
Je montre avec des observations que, contrairement à l’opinion couranie, la prostate ne se prend que secondairement, à la lésion épididymaire ; elle se prend toutefois très rapidement, ce qui indique la nécessité d’intervenir vite.
Les résultats des interventions sont différents, suivant
qu’on s’attaque à une tuberculose qui a suppuré, et qui s’est ouverte à l’extérieur, ou à une tuberculose encore fermée. Autant dans le premier cas il y a à craindre de nouvelles manifestations tuberculeuses, autant dans le second cas on peut espérer arrêter l’extension de la maladie. L’adjonction du micro-organisme de la suppuration au bacille de Koch facilite sa généralisation.
En cas de lésion très limitée on peut avoir recours aux opérations partielles. Mais si la lésion est limitée à un seul côté, et a déjà envahi le canal déférent, la castration doit être préférée, avec ablation totale si on peut, ou tout au moins très étendue du canal déférent. Si les vésicules séminales sontprises l’exérèse doit être poursuivie jusqu’à elles. Lorsque les lésions sont doubles, il vaut mieux avoir recours au traitement médical, ne faire la castration qu’en présence de suppurations qui épuisent le malade, ou mieux, détruire le testicule au thermo cautère d’après la méthode Verneuil et laisser un noyau cicatriciel, testicule moral.
60. — Hallus Valgus. (Société de Chirurgie, 26 février 1896.)
La déviation du gros orteil en dehors chez les jeunes sujets est due à une rétraction tendineuse, qui est la lésion principale; chez le vieillard, il y a de l'arthrite primitive de l'articulation métatarse pharyngienne et contracture consécutive des muscles. On est obligé de faire en même temps que la résection osseuse et l’ostéotomie une section et un allongement des tendons.
61. — Les adénites tuberculeuses chez les vieillards. (Congrès de Chirurgie, 1901.)
J’attire par cette communication, basée sur un certain nombre d'observations, l’attention sur le pronostic plus grave des adénites tuberculeuses dans l’âge avancé. Au fur et à mesure qu’on avance en âge, on se défend moins bien contre la tuberculose et souvent après avoir été soigné d’une adénite, le même malade vous rappelle à brève échéance pour d’autres manifestations tuberculeuses.
62. — Les ostéomes musculaires. {Presse médicale, 14 juin 1899.)
Ayant eu.à opérer un certain nombre d’ostéomes j’étudie dans une leçon parue dans la Presse Médicale, la symptomatologie, et la pathogénie de ces productions osseuses, et montre comment avec la radiographie on peut arriver à faire un diagnostic précis de leur forme et de leur siège.
63. — Rapporteur deux observations de gangrène herniaire traitées l’une par la résection intestinale, l’autre par l’anus contre nature, et restauration consécutive de l’intestin, par le
D' Buffet. (Société de Chirurgie, 1900.)
Dans ce rapport, je défends cette idée qu’en présence de gangrène herniaire on ne saurait avoir de règle absolue. Le chirurgien doit régler sa conduite sur l’état général de la malade, et les lésions qu’il trouve. L’entérorraphie immér
diate est l’opération de choix lorsque les malades ont une certaine résistance, lorsqu’il n’existe pas de lésions inflammatoires trop considérables, dephlegmon stercoral. Dans le cas contraire et sur les malades épuisés l’anus contre nature est préférable.