‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 9 sur 29 · De l’anthrax (Journal des Praticiens · texte numérisé non relu

De l’anthrax (Journal des Praticiens

Cette leçon est le résumé des vues personnelles que j’ai acquises pendant mes 20 ans de carrière chirurgicale sur la pathogénie, l’anatomie pathologique, le traitement de l’anthrax.

Si l’anthrax est du à une infection bien connue depuis les travaux de Pasteur, cette infection pour se développer a besoin d’un milieu préparé, par le surmenage, les infections antérieures, les troubles de nutrition, et d’élimination, diabète, albuminurie. C’est une infection trophique, et là la récherche des réflexes a une importance très grande pour le pronostic, l’absence des réflexes faisant présumer l’envahissement de l’anthrax, et une économie en déchéance ne pouvant résister à l’infection.

Toute affection furonculeuse est un noli me tangere. Ce qui veut dire qu’on doit éviter toute pression intempestive, tout frottement, sous peine de voir le furoncle se développer, et le terrain aidant se transformer en anthrax.

Dans toutes ces affections fùronculeuses le meilleur trai-

tement consiste dans les enveloppements humides aseptiques, les pulvérisations phéniquées (Verneuil).

On ne doit intervenir que quand la fièvre survient indiquant la formation d’un abcès sous l’anthrax, dans le tissu cellulaire sus-aponévrotique. Il faut alors ouvrir, en allant profondément pour atteindre cet abcès.

S2. — Des gommmes syphiliques du testicule. (Anhioes de Médecine, t879.)

Dans ce travail j’ai le premier montré que contrairement à l’opinion de Ricord, admise jusque-là, les gommes du testicule suppurent, comme dans tout le reste de l’économie, et donnent lieu à des fongus. Les gommes de l’albuginée étaient surtout celles qui étaient le plus exposées à cette complication.

S3. — Sur une propriété nouvelle du salol. Travail en collaboration avec le D' Ischwall. (Société de Chirurgie, 1894.)

Avec le D' Ischwall nous avons montré que le salol était fusible à une température très basse de 40", et que dans cet état, il avait la propriété de se mélanger avec un grand nombre de corps tels que le camphre, l’iodoforme, le naphtol camphré, l’aristol, etc.

En se refroidissant, le salol contenant ces substances se cristallise en prenant la forme des cavités ou des bases dans lesquelles il se trouve. Cette propriété nous a conduit à employer le salol iodoformé pour combler les cavités

osseuses résultant de nos trépanations et traiter les lésions tuberculeuses osseuses.

Si. — De l’emploi du salol pour oblitérer les cavités osseuses.

(Société de Chirurgie, 1893.)

Dans un nouveau mémoire, nous avons, avec des observations nombreuses à l’appui, montré que ces blocs de salol iodoformé pouvaient rester dans les cavités osseuses et les oblitérer sans jouer le rôle de corps étranger. Cela nous a conduit à formuler un nouveau traitement des lésions osseuses, traitement qui permet de traiter et d’obtenir la guérison de celles-ci beaucoup plus rapidement qu’on ne pouvait le faire jusqu’à présent.

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