TRAITEBIENT DU CANCER UTÉRIN
107. — Hystérectomie vaginale dans le cancer utérin. (Société de Chirurgie, 1888.)
J’ai été parmi les premiers partisans de l’hystérectomie vaginale pour les cancers utérins. Cette opération me paraissait un progrès, et pour les cancers surtout au début devoir être préférée aux amputations du col, qui avaient encore leurs défenseurs.
108. — De Thystérectomie abdominale totale dans les cancers utérins. (Congrès de Chirurgie, 1898; Société de Chirugie, 1899; Congrès d’Amsterdam, 1900.)
Plus tard l’hystérectomie abdominale m’a paru donner plus de[chance pour retarder la récidive, et après M. Terrier
j’ai été un des premiers, en France, à préconiser la voie abdominale pour les cancers utérins. Cette voie permettant de faire de plus larges exérèses et au besoin d’enlever des ganglions, qu’on laisse toujours en se contentant de faire l’hystérectomie vaginale. J’ai défendu ces idées en 1898 au Congrès de Chirurgie, puis en 1899 à la Société de Chirurgie, et enfin en 1900 au Congrès d’Amsterdam de Gynécologie.
FIBROMES UTÉRINS
109. — Traitement des tumeurs fibreuses de l’utérus. (Congrès , de Chirurgie, 1893.)
Dans ce travail, je préconisais pour les tumeurs fibreuses ne s’élevant pas jusqu’à l’ombilic, la voie vaginale comme la méthode de choix.
110. — Hystérectomie abdominaie pour fibromes. (Société de Chirurgie,. 1898.)
■ Si pour les fibromes de moyen volume la voie vaginale est le traitement de choix, pour les fibromes un peu volumineux, il vaut mieux avoir recours à la laparotomie. Ce n’est pas la hauteur où s’élève le fibrome dans la cavité abdominale qui peut vous guider dans le choix de la voie que vous choisirez, mais plutôt la forme du fibrome. Tel fibrome s’élevant jusqu’à deux travers de doigt de l’ombilic
pourra par morcellement être enlevé par la voie.,vaginale',' tandis que tel autre ne dépassant pas la symphyse de deux travers de doigt ne le pourra pas, à cause de fibromes latéraux, ou de fibromes du col.
Ut. — Indications opératoires des fibromes utérins. {Congrès de Gynécologie d'Amsterdam, août 1899.)
Au Congrès d’Amsterdam, m’appuyant sur une statistique personnelle assez importante de 111 interventions pour fibromes, je cherche à établir les indications et les contre-indications du traitement opératoire des fibromes et des différentes opérations, par lesquelles on les a extirpés. Cette statistique comprenait en effet o3 hystérectomies vaginales avec 4 morts, 58 laparotomies avec 7 morts (6 opérations de Battey, 6 hystérectomies abdomino vaginales, 27 hystérectomies abdominales à pédicule externe, et 15 hystérectomies abdominales totales par différents procédés.
Je montre que la gravité de l’opération du fibrome, tient surtout à l’état général, dont le fibrome est une manifestation, mais qui se traduit souvent en même temps, par des lésions rénales, hépatiques, pulmonaires et cardio vasculaires. Aussi avant de décider une opération faut-il examiner la malade dans son ensemble, et si l’on trouve des lésions trop avancées, trop sérieuses des reins ou du cœur, ne se hasarder à opérer qu’en cas d’accidents graves, qui auraient résisté à toute autre manifestation. Ces notions de pathologie générale pour les fibromes ont une importance considérable pour soins consécutifs si on opère. Par le fait
de cette insuffisance rénale toujours h craindre, on doit avoir recours au régime lacté prolongé anté et post opératoire, et se défier comme pansements des substances antiseptiques irritantes, tels que l’iodoforme, qui facilement, donne des intoxications dans ces cas : le pansement aseptique doit être préféré.
Quant au choix du procédé opératoire je reprends les idées que j’avais développées h la Société de Chirurgie, disant qu’on doit en présence d’un fibrome être éclectique, que pour les fibromes de moyen volume, l'hyslérectomie vaginale est l’opération de choix, celle qui expose le moins la malade, mais pour peu qu’on ait affaire ü un fibrome latéralement ou postérieurement déformé, dépassant la grosseur d’une tête foetale, c’est à la laparotomie qu’il faut avoir recours. Tout en faisant connaître ma technique personnelle pour l’ablation do l’utérus par cette voie, je conclus en disant qu’il est bon d’avoir plusieurs procédés ü sa disposition et de les varier suivant les cas.
112. — Thérapeutique et diagnostic des infections puerpérales.
(Société de Chirurgie, 1901.)
Dans cette communication, j’ài cherché à montrer qu’on pouvait, par un ensemble de symptômes, faire le diagnostic différentiel des différentes infections puerpérales, classées d’après leurs origines microbiennes.
On peut ainsi distinguer : les infections à saprophytes, des infections gonococciennes, des infections à streptocoques.
Je montre que dans cette dernière forme, comme l’injection s’est vite généralisée, on trouve des lésions loin de l’utérus, et qu’alors une hystérectomie n’a plus de raison d’être.
On pourrait plutôt la discuter pour les injections à saprophytes, mais là les curetages et les lavages antiseptiques, comme le montrent les statistiques des accoucheurs le plus souvent suffisent.
DES MÉTRITES
113. — Traitement des endométrites. (Société de Chirurgie, 26 mars 1890.)
Dans cette communication, je m’élève contre l’usage des crayons au chlorure de zinc, et signale les cas d’atrésie que peut occasionner la cautérisation au moyen de ces crayons.
114. — Du traitement des métrites. (Société de Médecine pratique, 1897.)
Dans une communication, j’étudie les meilleurs traitements de la métrite, et m’élève contre l’abus qu’on a fait du curetage dans ces derniers temps et qui ne doit pas être inconsidérément appliqué dans tous les cas.
ils. — Rapport sur un travail du D' Boisseau du Rocher sur l’électrolyse à l’argent pour le traitement des métrites.
(Société de Chirurgie, 1897.)
Lelravail de M. Boisseau du Rocher avait été fait avec des observations prises dans mon service. C’est donc en connaissance de cause, que j’ai pu parler de ce traitement, qui peut rendre des services dans un certain nombre de cas.
116. — Leçons sur les métrites. Métrite gonococcienne. [Semaine Gynécologique, 1898.)
De toute une série de leçons sur les métrites, j’ai publié celle-ci où j’expose des vues personnelles sur la marche, et la symptomatologie de la métrite, due à' l’infection blennoragique.
Dans une première leçon je passe en revue les différents microbes qu’on peut trouver dans le vagin, et je montre la résistance du canal à l’infection, à moins d’écorchure, de traumatisme, de portes d’entrée qui se produisent accidentellement ou dans la puerpéralité. J’étudie l’influence des diathèses, qui préparent un milieu pour le développement de toute infection, et je rappelle les expériences de Bumm de Krônig, qui montrent que dans le vagin la sécrétion vaginale jouit de propriétés bactéricides assez manifestes.
Étudiant ensuite l’infection gonococcienne par de nombreuses observations, je montre que l’infection gonococcienne chez la femme, après avoir donné de l’uréthrite, de la vulvite, se cantonne surtout dans le cul-de-sac utérin, d’où elle envahit l’utérus.
Mais l’infection se comportera différemment suivant que Ift fenjjpç.n’a pa,s,çij, (Ji’enfants, o» q,u’çlile.cst acq<?,uctee. Le plus souvent, te. gonocoque reste, dans le col utérin ; sa présence est révélée par une mèche purulente, s’écoulant de l’orifice d’un col qui est sain d’aspect sauf au pourtour de l’orifice, où se voit un liséré rouge analogue au liséré du méat de l’urèthre de l’homme en puissance de blennoragie. C’est ce que j’ai appelé la goutte militaire de la femme.
Si la femme est accouchée, ou si elle accouche, l’orifice interne étant dilaté, l’infection se généralise presque sùrem,en,t d,an8 l,oq,f, Ip, çorpp dp Ij’utijijqs, pt (Jp Iji. gagne Ips trompes.
.l’insiste sur ce fait bien connu maintenant que l’adjonctioUi des rnicrobes de la suppuration favorise la généqali.salion.de l’infeçlion,.
Çes. notions ont une importance, pratique conaid(irable. Car si l’on constate l’intégrité du corps de l’utérus, et je, donne les sign,es sur lesquels on peut faire cp diagnostic, on ne doit pas, si l’on constate cette mèche purulpnte.gonor coccienne, faire inconsidérément une h.ystérométrie, une, dilatation, un curetage qui risquent de transporter legonor coque au. fion,di de. l’utérus. Toutes qea opérations dexienr. nent au contraire recommandables si, Ijut^rus. est infecté, dans son, entier.
tl,7. — Traitement, des métrites. {Société de Médecine et Chirurgie, pratique, 18SS.)
Je m’élève contre celte idée qui tendait alors à prévaloir, qu’il n’y a qu’un traitement à opposer, à la métrite, le
curetage, comme si la mélrite était une... Je montre au contraire que la métrite est due à des infections, et à des causes très multiples, qu’il y a plusieurs variétés de mélrite, se distinguant anatomiquement, cliniquement, et bactériologiquement, et qu’à chacune il faut opposer un traitement variable, suivant l’étendue de la lésion, et la cause qui l’a produite.
118. — Des pseudokÿsles du ligament large. {Semaine Gynécologique, 1896.)
Dans ce travail, j'ai montré qu’un certain nombre de kystes qu’on regardait comme appartenant au ligament large, n’étaient qu’accolés à sa face postérieure. Cette constatation avait son importance pour le mode d’ablation de ces kystes.
119. — Traitement des perforations rectales survenant au cours des laparotomies pour suppurations des annexes. {Comptes Rendus du Congrès de Rome, 1891.)
Si au cours d’une laparotomie pour suppuration des annexes le rectum trop adhérent à la poche, est perforé, la conduite à tenir est de ne pas chercher à fermer par des points de suture, qui sur des tissus enflammés, ne tiennent pas; il vaut mieux immédiatement faire l’hystérectomie vaginale, établir ainsi un large drainage par en bas, et par la brèche faite par l’hystérectomie, introduire une grosse éponge, qu’on place en face la perforation rectale, et qui
l’obture pendant quarante-huit heures. Au bout de ce temps on enlève parla voie vaginale l’éponge, grâce au fil qu’on a mis et qui sort pâr le vagin, des adhérences se sont faites, qui protègent le reste de la cavité abdominale.
120. — Diagnostic différentiel des annexites suppurées et non suppurées. [Semaine Gynécoloyique, 1901.)
.J’attire l’attention sur la valeur diagnostique des deux signes suivants, la mobilité utérine, et l’unilatéralité. Ces deux signes sont symptomatiques de lésions non suppurées, salpingite hémorragique, ou petit kyste de l’ovaire. La bilatéralité des lésions jointe à la mobilité est en faveur d’ovaires kystiques. La bilatéralité, fixation de l’utérus, et la douleur quand on le déplace permettent, au contraire, de faire le diagnostic de lésions suppurées.