‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 8 sur 29 · TÉTANOS · texte numérisé non relu

TÉTANOS

43. — Communication sur le tétanos. (Société de Chirurgie 1890.)

Cette communication a été faite à propos d’une observation, où j’avais trouvé le bacille de Nicolaier; je l’avais inoculé, et réussis à développer le tétanos sur plusieurs animaux. Ces recherches étaient alors intéressantes, car elles venaient confirmer les travaux encore récents de Nicolaier; et j’étais un des premiers en France à démontrer la présence du bacille tétanique sur l’homme.

44. — Contribution à l’étude du tétanos. (Société de Chirurgie, '

Ayant eu une petite épidémie de tétanos dans mon service, j’ai cru devoir donner la relation de cette épidémie, étudier les circonstances dans lesquelles elle était née; en même temps mettre en lumière certains, points intéressants qu’il m’avait été donné d’observer.

Je montre tout d’abord la difficulté de se préserver de ces accidents tétaniques, qui éclatent inopinément dans un service où toutes les précautions aseptiques les plus minutieuses sont prises. Il semble qu’on doive admettre pour le le tétanos une sorte de microbisme latent, que le traumatisme développe. Je cite à l’appui de cette idée des observations de tétanos survenant chez des jardiniers, chez des gens semblant prédisposés par des accidents nerveux anté-

Dans cette même communication, je cite deux observations particulièrement intéressantes, où les injections de sérum antitétanique préventifs n’ont pas empêché le tétanos d’apparaître, celui-ci survenant neuf jours après l’injection. Enfin, ayant eu dans cette épidémie des cas de guérison, je regarde dans quelles conditions ils se sont produits et j’arrive à conclure que le meilleur traitement à l’heure actuelle du tétanos consiste à faire des injections de sérum antitétanique, et à donner du chloral, mais à doses très élevées.

Il ne faut pas craindre comme Demmler et M. Lancereaux l’ont préconisé, de donner 20 à 22 grammes par jour de chloral aux tétaniques. Il est remarquable de voir

comme en pareille circonstance les malades supportent ces doses élevées.

45. — Accidents tétaniques chez une laparotomisée : Difficultés du diagnostic. (Société de Chirurgie, 1900.)

Je montre dans cette communication, où j’apporte une observation d’une malade que j’avais opérée, la difficulté du diagnostic dans certains cas, entre la méningite cérébrospinale, et le tétanos.

46. — Rapport sur une observation de tétanos, présentée par M. Platon. (Société de Chirurgie, 1900.)

A propos d’une observation de tétanos survenue à la suite d’une amputation du col, et d’une incision du cul-desac avec salpingectomie par cetfe voie, où le tétanos avait éclaté quoique toutes les précautions aseptiques eussent été prises, je reviens sur cette difficulté que nous avons de nous préserver du tétanos, et sur la valeur des injections de sérum antiseptique préventif, qui me paraît encore être sujette à caution.

DE LA TARSALGIE

47. — Pathogénie de la iarsalgie. (Congrès de Chirurgie, 1898.

Depuis de longues années je poursuis des études sur la Iarsalgie, et c’est le résultat de ces recherches que j’ai exposé au Congrès de Chirurgie de 1898. J’ai montré que la Iarsalgie est une affection causée par un trouble du système nerveux. Les malades qui en sont affectés sont des névropathes. Pour s’en assurer on n’a qu’à relever avec soin leurs antécédents héréditaires, tenir compte de leur état cérébral, et relever les stigmates de nervosisme, d’hystérie, qu’ils présentent tous à des degrés variables. On comprend alors qu’on se trouve ici en présence de contracture et de paralysie musculaire, comme peuvent en avoir tous les malades porteurs de ces tares nerveuses. Cela explique pourquoi la tarsalgie est une maladie surtout de l’adolescence, âge favorable pour la manifestation de tous ces troubles névropathiques. Cette pathogénie nous rend compte enfin de ces lésions osseuses bizarres, qu’on ne savait comment classer, et qui ne sont en réalité que des lésions trophiques.

Ces idées sont acceptées depuis par des neurologistes distingués. M. le D' Féréa publié des observations à l’appui.

48. — De la iarsalgie dans ses relations avec les troubles du système nerveux. (Gamblin, thèse 1898.)

Dans ce travail fait sous notre inspiration, et avec tous nos documents et sur observations personnelles, nous faisons étudier les relations de la tarsalgie avec les troubles névropathiques. On trouvera dans cette thèse un certain nombre d'observations oùla tarsalgie coïncideavecdes lares nerveuses ; hystérie, chorée ; ce qui justifie la conclu-

Dans toute tarsalgie, il y a derrière l’état local, un état général prédisposant. La maladie a besoin pour se montrer d’un terrain névropathique.

49. — Mémoire sur trois cas de pustule maligne, produits par la fabrication des baieines de corsets. En collaboration avec le D' Gelié. (Archives de Médecine, 1884.)

Dans ce mémoire nous faisions connaître un mode de contamination encore inconnu, et sur lequel il était important d’attirer l’attention. Les trois cas de pustule maligne provenaient d’une fabrique de baleines pour corsets, baleines faites avec la corne de buffles.

A propos de ces trois cas, nous fîmes des recherches bactériologiques, des inoculations, qui nous permirent, grâce au concours bienveillant de M. le professeur Cornil qui nous donna le résultat de ses examens histologiques, de mettre en lumière certains points intéressants de la marche

de l’affection. Nous pûmes ainsi montrer, ainsi que l’avait déjà dit Davaine, que la bactérie charbonneuse d’abord localisée au niveau de la pustule, tend à s’éliminer par le poumon, les glandes de l’estomac, de l’intestin, le foie, le rein, à un moment on n’en trouve plus dans le sang, toutefois celui-ci conserve encore sa toxicité, car avec ce sang dépourvu de bactéries charbonneuses, nous pûmes tuer des animaux.

Ces recherches étaient intéressantes à l’époque où elles ont paru. On ne connaissait pas encore les toxines qui depuis ont donné la raison de cette toxicité du sang ne contenant plus de microbes.

80. — Adénite cervicale. Extirpation, plaie de la jugulaire, entrée d’air dans les veines. (Société de Chirurgie, 4 juillet 1888.)

Cette observation, qui a été publiée en entier, avec les pièces à l’appui, a été souvent discutée, et reproduite dans différents mémoires. Elle était un exemple de cet accident, l'entrée de l’air dans les veines, qui se produit surtout dans les extirpations des tumeurs de la base du cou. Quelques chirurgiens qui n’ont jamais assisté à pareil événement, qui n’ont pas entendu ce bruit caractéristique de l’entrée de l’air, et vu la syncope immédiate du malade se produisant, doutent encore de la possibilité de cet accident, qui paraît indiscutable pour celui qui comme moi en a été deux fois témoin, une fois comme interne de M. Gosselin, l’autre fois comme opérateur.

Page 1