RECHERCHES SUR QUELQUES MALADIES INFECTIEUSES
Séro réaction dans une infection à paracolibacille. (En collaboration avec M. Widai..) Semaine médicale, 4 août 1897.
Il existe entre les colibacilles vulgaires et le bacille d’Eberlh im groupe intermédiaire de paracolibacilles (Gilbert).
Le paracolibacille que nous avons étudié provenait d’un pus de thyroïdite suppurée opérée par M. Cbaput. La morphologie, les cultures, la réaction des tubes grattés (Chantemesse et Widai), les fermentations des sacres permettaient de le placer k côté d’autres paracolibacillcs, tels que le microbe de la psittacose et le microbe de la septicémie des veaux, La séro-réaction nous a permis de le distinguer nettement de ces germes et de prouver l’autonomie de l'infection causée par lui; en effet, le sérum du malade et les sérums des aniinaux infectes expérimentalement agglutinaient notre germe à un taux très élevé alors qu’ils n’agglutinaient que peu ou pas le bacille d’Eberth, des colibacilles et d’autres paracolibacilles. Nous avons conclu qu’il s’agissait là d’un paracolibacille spécial, voisin des bacilles de la psillacose et de la septicémie des veavx, mais bien distinct de ceux-ci.
Les recherches poursuivies, depuis la publication de notre Mémoire, par dillerents bactériologistes ont confirmé l’autonomie de ce germe ; les bacilles paratyphiques du type B de Schottmuller sont identiques.
Dissociation de la propriété immunisante et de la propriété agglutinante. (En collaboration avec M.Widal.) Société debiologie, 51 juillet 1897.
Les propriétés acquises par un mémo sérum au cours d’une infection sont multiples, et l’expérimentation permet de les séparer.
itHERAND.) Société (Ic
(En collaboj'aüon
La fnrmiile leucocytaire de la varicelle jireseiile donc certaines analogies avec celle de la variole. Mais la mononucliiose et la myélocytose sont moins constantes et moins accentuées.
Du rôle du streptocoque et des altérations hépatiques dans la production de certains érythèmes infeetieux. (En collaboration avec M. PnosPEa Merklek.) Revue mensuelle des maladies de l'enfance, jaim mi.
Au cours de maladies générales, d’mlectioris naso-pliaryngees, broncho-pulmonaires, gastro-intestinales, etc., apparaissent quelquefois des érythèmes infectieux. Ces érythèmes peuvent être dus à des germes multiples, notamment aux streptocoques (Hutincl).
Nous avons réuni un certain nombred’observations, danslesqucllos nous avons pu mettre en évidence le rôle pathogène des streptocoques et déterminer quelques-unes des conditions qui favorisent l’apparition des érythèmes. Leur production en ellét est due, d’une part à des propriétés spéciales des germes (les épidémies d’érythèmes infectieux en sont la preuve), d’autre part à des facteurs dépendant de l’organismedu maladelui-mème. Nous avons constaté, pendant la vie, un certain degré d’insuffisance hépatique (faible quantité d’urée, diminution du rapport ^^,glycosuriealimenlaire); à l’autopsie, des lésions du foie antérieures à l’infection ou conséquence de celle-ci ; les troubles fonctionnels et les lésions étaient plus intenses qu’il n’csl habituel de les rencontrer dans les streptococcies. Quant aux reins, ils nous ont paru moins profondément touchés que le foie ; dans quelques cas seulement, il existait de l’alhuminurie et des lésions de néphrite aiguë ou subaiguë.
En somme, la pathogénie des érythèmes infectieux est analogue à celle du purpura. Au cours d’une infection due au streptocoque ou à d’autres germes, le foie ne détruit pas les toxines, les reins ne les élim,lient pas ; par suite, ces toxines influencent plus facilement les centres vaso-moteurs de la peau et produisent des érythèmes ou du purpura, parfois les deux simultanément.
qu’avec de ferles doses de sérum antidiphtérique. Le l)acille de Lœftier disparaît de sa gorge.
55 jours après le début de la première angine, 10 jours après la sortie de l’enfaiit du service des contagieux, apparait une nouvelle angine à bacilles de Lœffler, qui nécessite un nouveau traitement sérothérapique.
Polyarthrite suppurée au cours de l'ophtalmie purulente du nouveau-né. — Culture du gonocoque obtenue avec le pus conjonctival et articulaire. (Kn collaboration avec M. \itbï.) Société de pédiatrie, novembre 1905.
Au moment où nous avons recueilli cette observation, il n’existait qu’une trentaine d’observations d’arthrites survenues au cours de l’ophtalmie purulente des nouveau-nés. Chez notre petit malade, égé de 15 jours, apparurent des arthrites suppurées multiples (articulations chondro sternale, sterno-claviculaire, temporo-maxillaire, articulations du poignet, du genou). Les examens directs du pus et les cultures sur gélose-sang ont mis en évidence le gonocoque.
Le gonocoque, chez cet enfant débile (il pesait 21i. 600 à ISjours). a donc déterminé une véritable septicémie. Le nourrisson débile constitue d’ailleurs un terrain particulièrement propre aux généralisations microbiennes.
Sur un cas d’ostéopériostites chroniques multiples à staphylocoques. (En collaboration avec .M. Badonseix.) Société de pédiatrie, novembre 1903.
Le staphylocoque doré peut déterminer des suppurations osseuses à évolution subaiguê ou chronique. Chez un enfant de 8 ans, apparurent à la suite d’un furoncle des phénomènes infectieux, puis des manifestations osseuses sur la jambe droite, la mâchoire gauche, le cubitus gauche, la cuisse gauche, qui évoluèrent avec des allures chroniques et sans fièvre.