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NERFS PÉRIPHÉRIQUES ET MUSCLES

Zona, ses irradiations sur les viscères sous-jacents.

A propos d’une communication de M. Danlos, à la Société médicale des Hôpitaux, j’ai été amené à rappeler certains faits que j’avais observés dans le zona, et cela dans les termes suivants : « Quand on étudie un peu attentivement les cas de zona, on est frappé des désordi res nerveux qui parfois les accompagnent, notamment dans la sphère du grand sympathique. En ce qui me concerne, je me souviens de trois malades qui, à la suite d’un zona intercostal droit, ont offert durants à6 semaines des troubles fonctionnels très accusés du côté de l’estomac. »

Forme spéciale de Névrite interstitielle hypertrophique progressive de l’eniance.

Présentation à la Société de Neurologie de Paris, séance du 7 juin 1906. Revue Neurologique,

Les deux malades présentés étaient deux frères chez lesquels on constatait bien l'existence d’un certain nombre de symptômes appartenant à la névrite interstitielle hypertrophique, par exemple les troubles de la marche avec steppage, un certain degré d’atrophie des muscles propres du pied et de la jambe, du varo-équinisme, l’absence des réflexes rotuliens, achilléens et plantaires, une diminution très marquée de la sensibilité cutanée surtout pour le toucher, une cypho-scoliose très prononcée, une augmentation de volume d’un certain nombre de nerfs périphériques. — Mais par d’autres caractères mes malades diffèrent très nettement de la description que

ng —

M. Dejerine a donnée de cette affection, description qu’il résume lui-même en ces termes : « Les symptômes étant ceux du tabes ordinaire arrivé à une période assez avancée de son évolution, mais associé à une atrophie musculaire généralisée, une cyphoscoliose et un état hypertrophique des nerfs. » — J’ai fait remarquer que, chez.mes malades, il ne peut être question d’atrophie musculaire généralisée puisque les membres supérieurs sont à peine touchés. On ne peut dire non plus que chez mes malades les symptômes sont ceux du tabes arrivé à une période assez avancée de son évolution, puisqu’ils ne présentent ni douleurs fulgurantes, ni signe d’Argyll (il n’y a qu’une diminution d’intensité de la réaction à la lumière), ni signe de Rombergvrai, ni incontinence relative ou absolue d’urine, ni impuissance, ni ataxie des mouvements. En revanche, il existe chez mes malades un tremblement dans les mouvements intentionnels très analogue à celui de la sclérose en plaques ; l’analogie avec cette dernière affection est rendue encore plus frappante par l’existence d’un trouble de la parole qui ressemble énormément à celui de la sclérose en plaques. Il y a donc lieu de considérer ces malades comme appartenant à une forme spéciale de la névrite interstitielle hypertrophique progressive.

Sur un cas d’Hémiatrophie de la face et du membre supérieur avec Paralysie faciale du même côté.

Société médicale des Hôpitaux, 22 février ,895.

Il s’agit d’un homme présentant une affection atrophique ayant débuté dans l’enfance et portant sur la face, sur le membre supérieur et sur le thorax du côté gauche. L’affection se montra tout à fait progressive. — L’aspect n’était pas celui de l’hémiatrophie faciale du type Roffiberg, il n’existait sur le squelette de la face aucune dépression brusque et tout état cicatriciel de la peau faisait défaut. Les recherches bibliographiques entreprises pour trouver un autre cas semblable sont restées négatives. Les auteurs se demandent s’il ne s’agirait pas d’une affection du grand sympathique.

Contribution à l’étude de quelques-unes des formes cliniques de la Myopathie progressive primitive.

Revue de médecine, octobre 1885, t<

Ce travail a été fait à une époque où, d’une part, MM. Landouzy et Dejerine venaient de publier leur mémoire sur la myopathie atrophique progressive (atrophie musculaire progressive de l’enfance, de Duchenne, avec participation de la face), où, d’autre part, M. Erb avait montré qu’un grand nombre de cas d’atrophie musculaire progressive n’étaient que des cas de myopathie (forme juvénile de Erb). M. Charcot entrant dans le mouvement avait proposé de procéder à une révision nosographique des atrophies musculaires progressives. Les différents auteurs témoignaient d’une certaine tendance à décrire chacun, .comme Une affection à part, la forme de myopathie qu’ils avaient particulièrement Observée. —-, Nous avons cherché à prouver que cette manière de voir n’était pas conforme à la réalité, et qu’en fait il n’y avait là qu’une seule et même maladie, la Myopathie progressive primitive. — « En résumé, disions-nous, la paralysie pseudo-hypertrophique, la forme juvénile de Erb, l’atrophie infantile héréditaire de Duchenne ne sont pas des maladies différentes, mais des formes diverses d’une même maladie, la myopathie progressive primitive ,. et, en saine pathologie générale, on ne saurait trop insister sur l ’identité absolue de ces trois formes, pour ce qui est de la nature de l’affection. Au point de vue clinique, au contraire, nous ne voyons aucun inconvénient à ce qu’on conserve une division parfaitement conforme à la réalité des faits, et à ce qu’on continue à décrire comme « paralysie pseudo-hypertrophique » les cas dans lesquels l’hypertrophie prédomine sur l’atrophie, à décrire comme « forme juvénile de Erb », ceux dans lesquels l’atrophie est beaucoup plus marquée que l’hypertrophie, à décrire enfin comme « forme infantile héréditaire de Duchenne » ceux où il y a participation très nette de la face. Nous admettons aussi que le tableau clinique ■ de chacune de ces formes-types présente une certaine indépendance. Mais nous n’aurons garde d’oublier que des formes de transition peuvent se montrer qui relient entre elles les divisions en apparence les plus tranchées, et qui ne pouvant guère être classées dans telle catégorie plutôt que dans telle autre, montrent que l’on n’a affaire qu’à une seule et même maladie. » — L’avenir a prouvé que cette manière de voir est la plus conforme à la vérité.

bilati

Observation d’un homme de 25 ans, présentant les symptômes les plus nets de la myopathie progressive primitive, chez lequel existait en outre un ptosis bilatéral très prononcé et un affaiblissement extrême des muscles

masticateurs. L’auteur n’a pu, dans les recherches bibliographiques auxquelles il s’est livré, trouver aucun autre cas identique ; il existe d’autres cas dans lesquels on signale soit du ptosis, soit l’affaiblissement des muscles masticateurs, mais aucun ne présente la réunion de ces deux phénomènes ainsi que cela existait chez le malade qui fait l’objet du présent travail.

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