‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 15 sur 98 · deuxieme partie · texte numérisé non relu

deuxieme partie

L’Automatisme

propriété diffusée ou localisée

Considérations générales

Le cœur est automatique; normalement, ses différentes portions participent à son activité; il est rationnel de se demander si cette propriété d’automatisme appartient ou au cœur dans son ensemble, ou à chacun de ses segments, ou à certains seulement d’entre ceux-ci.

Cette étude ne peut être faite qu’en réalisant l’isolement fonctionnel des diverses parties du cœur les unes des autres. La rupture de la continuité anatomique par des sections est un moyen d’obtenir une séparation fonctionnelle définitive; le même résultat est atteint par un écrasement linéaire à la limite de deux segments ^envisagés; lorsque la compression ne va pas jusqu’à l’écrasement, on peut suspendre momentanément, comme nous le verrons, la continuité fonctionnelle et restaurer ensuite

celle-ci en supprimant la compression. On réalise ces conditions au moyen de pinces spéciales ou au moyen de ligatures. Certaines excitations nerveuses naturelles ou artificielles peuvent, notamment ciiez les animaux supérieurs, réaliser cette séparation fonctionnelle temporaire, mais nous ne pouvons recourir à cette méthode dans ce chapitre, sous peine d'introduire dans le problème une inconnue de plus.

Quel que soit le procédé employé, on devra, dans l’interprétation des résultats, tenir compte de l’influence directe que peut avoir l’intervention sur les segments séparés eux-mêmes, afin de ne pas confondre avec les effets de la séparation fonctionnelle ceux qui peuvent résulter du traumatisme lui-même, et aussi de l’influence indirecte possible due notamment à la perturbation apportée aux processus nutritifs.

Cette discussion sera d’autant plus nécessaire qu’il s’agira de cœurs présentant une plus haute différenciation.

Comme nous l’avons dit déjà, et pour des raisons que nous avons exposées dans le chapitre précédent, on est amené à compléter les renseignements notoirement insuffisants fournis par l’étude de l'a série ontogénique en s’adressant à la série phylogénique. Nous grouperons donc les résultats acquis à l’heure actuelle sous trois titres qui correspondent à trois degrés de perfectionnement croissant :

1° Cœur embryonnaire et cœur des invertébrés;

2° jCœur des vertébrés inférieurs;

3° Cœur des manunifères pendant la vie intra-utérine, des mammifères nouveau-nés naissant les yeux fermés et des mammifères adultes.

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