DE LEDIT.ION DE
Un appareil est automatique, au sens étymologique, quand il possède en lui-même les causes de son fonctionnement régulier.
... Dans quelle mesure le cœur, des animaux et de l’homme, considéré dans son ensemble et dans ses parties constitutives, dans la série ontogénique et phylogénique, est-il un appareil automatique ?
Telle est la question dont nous nous sommes proposé l’étude...
Après avoir rappelé la valeur de différentes méthodes d’étude que la technique actuelle met à notre disposition, nous ajoutions :
... S’il suffit de jeter un coup d’œil sur notre index bibliographique, réduit pourtant au strict minimum, pour se convaincre que cette question d’actualité n’est pas une question nouvelle, toutefois, un exposé historique distinct est pratiquement
(1) En ce qui conserne le cœur, nous avons dû renoncer à faire un exposé analytique ; cet exposé comportait nécessairement des graphiques dont les clichés ont été détruits pendant la guerre. Nous ferons donc suivre l’aperçu synthétique ci-dessus, du texte in extenso (tirage à part) de nos publications.
(2) On trouvera p. 241 la table des matières et la table des expériences personnelles et des planches.
impossible, parce que, sans cesse, les dernières découvertes (surtout en histologie) ont remis sur le tapis des questions considérées comme définitivement résolues, parce qu’aussi les conclusions tirées d’une expérience sur le moment se ressentent trop des « idées régnantes », parcq qu’elles dépendent de l’état d’avancement de telle science morphologique ou physicochimique.
La conception philosophique, l’idée préconçue, le dogme scientifique intangible, la peur de « détruire da vieille médecine » ne doivent pas prévaloir sur le fait constaté.
Sans doute, il y a nécessité d’admettre des postula dans la discussion, mais on ne doit jamais les opposer à un fait, car ce qui est en désaccord ce ne sont pas les faits eux-mêmes, mais les conclusions que l’on en a tirées, les généralisations hâtives. Autant on vérifie et revérifie un fait qui paraît en désaccord avec une théorie, ou avec les idées actuelles, autant on admet facilement les faits, ou les apparences de faits, qui sont d’accord avec les idées actuelles.
Pour ces raisons, nous nous efforcerons de tenir compte de toutes les expériences, nous attachant bien plutôt au fait observé, qu’aux conclusions qui en ont été tirées sur le moment. Nos propres conclusions auront également pour but essentiel de résumer les faits acquis ; leur interprétation du point de vue des théories ou des hypothèses régnantes ne sera tentée que comme un but accessoire.
Moins préoccupé de mettre en valeur nos recherches personnelles que de faire avant tout un travail d’ensemble, nous avons renoncé à faire une partie critique et une partie expérimentale. D’ailleurs, l’étude critique elle-même n’a de valeur qu’étayée sur des vérifications personnelles ; cette vérification nous l’avons étendue au plus grand nombre de points qu’il nous a été possible, la complétant fréquemment par des expériences nouvelles.
Nous avons entrepris cette étude critique et expérimentale, sur le conseil de notre Maître, M. le professeur Meyer ; nous ne l’avons fait qu’assuré d’un appui moral et matériel qu’il ne nous a jamais ménagé.