‹ Exposé des titres et travaux scientifiques postérieurs à 1904Chapitre 5 sur 14 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

FIÈVRE TYPHOiOE - VACCINATIONS PRÉVENTIVES - VACCINOTHÉRAPIE

357. — Contagion hospitalière de la fièvre typhoïde. Société médicale des Hôpitaux,

9 novembre 1906.

358. — Les inooulations préventives contre la fièvre typhoïde. Bulletin de l'Institut

Pasteur, 16-50 novembre; i5-50 décembre 1906.

372. — Vaccinothèrapie delà fièvre typhoïde. Société des Hôpitaux, H juillet 1913 (avec

CaBA, P«II.BEBT, C.ATHAI..V Ct DcBABB.)

373. — Vaccinothèrapie de la fièvre typhoïde. Société des Hôpitaux, 28 novembre 1913.

374. — Typhus vaccine. Handbuch der Technik and Melhodik der Immunitâtslekre de Kbaüss

375. — Vaccination dn personnel hospitalier. Académie de Médecine, 26 mai 1914.

376. — Vaccinothèrapie typhoïde. Société médicale des Hôpitaux, 27 juillet 1917.

Nous avons montré qu’un certain nombre de cas de fièvre typhoïde survenus dans une salle de notre pavillon de la scarlatine chez des fillettes atteintes de vulvovaginite étaient vraisemblement imputables au transport du contage par l’intermédiaire d’une sonde destinée aux lavages vaginaux (357).

Une épidémie de fièvre typhoïde signalée à Autun a provoqué de notre part une enquête qui a fait ressortir l’intervention de la consommation d’huîtres rapportées de Cette et qui avaient été sans doute contaminées par le séjour dans le canal de cette ville où étaient déversées les déjections des habitants (359, 362).

Les méfaits de ces huîtres ne s’étaient pas limités aux habitants d’Autup. Grâce à la modicité de leurprix, ces huîtres avaient eu de nombreux consommateurs sur les points les plus divers de France et même en dehors de notre pays, à Genève et à Londres.

Un tableau récapitulatif ne signale pas moins de 57 familles habitant 31 localités où l’on a compté, de septembre 1906 à janvier 1909, 275 malades sur 290 consommateurs, soit 90 pour 100, aloi's que la morbidité a été nulle sur les 24 personnes qui n’ont pas touché aux huîtres.

Sur les 275 malades il s’est agi 67 fois de fièvres typhoïdes dont la mortalité a été de 27 pour 100. Celte mortalité élevée est de règle dans les infections typhoïdes d’origine ostréaire. Elle s’explique sans doute par la dose massive d’agents pathogènes ingérés, agents qui comprennent avec les bacilles typhiques d’aimcs nnciorganismes présents en même temps dans l’intérieur des huîtres. Ces derniers sont responsables des troubles gastro-intestinaux qui apparaissent souvent sans lièvre typhoïde concomitante et dont l’apparition hâtive doit vraisemblablement, en maintes circonstances, permettre

l’évacuation du bacille d’Eberth

que ce derniec ait pullulé dans l’in-

Dans le rapport dont nous avons été chargé à cette occasion nous avons étudié d’une façon générale la question des inlections consécutives à l’ingestion d’huîtres et les mesures nécessaires pour empêcher la contamination des huîtres soit aux parcs de stabulation, soit dans les dépôts on même chez les débitants (362).

Dans notre article Hygiène du Traité de Pathologie générale de Bouchard (210), nous avions signalé les résultats obtenus par Wright par la vaccination antityphique. En novembre et décembre 1906, nousavons consacré aux inoculations préventives une longue retme exposant l’etat de la question. Après avoir signalé les résultats obtenus sur les animaux, nous avons exposé les premières expériences sur l’homme, pratiquées à peu près simultanément par Pfeitfer et Kolle et par Wright, expériences qui mettent en évidence l’apparition dans le sangdes propriétés spécifiques bactéricides et agglutinantes. Nous indiquons le mode de préparation et le titrage du vaccin chauffé, les phénomènes locaux et généraux consécutifs aux inoculations, les propriétés nouvelles qui apparaissent dans le sang des inoculés. Des statistiques nombreuses établissent la diminution de la morbidité et de la mortalité typhoïdique chez les inoculés (358).

Nous montrons que des inoculations préventives sont surtout necessaires chez les sujets qui devront séjourner dans les foyers de lièvre typhoïde et le personnel des ambulances, des hôpitaux, des laboratoires. Notre dernier chapitre est consacré à l’exposé des diverses préparations vaccinales et à la discussion de la valeur comparative, ha supériorité paraît revenir è la méthode Besredka : vaccin sensibilisé.

Avec la collaboration de médecins du l'inistère et notamment des docteurs Droutf, houssol et Querneau, nous avons pratiqué, en octobre 1906, des vaccinations dans des localités bretonnes où la lièvre typhoïde est endémique, hes résultats ont été satisfaisants au point de vue de l’immunisation, mais certains des siipus qui se refusaieni a interrompre leur travail ont eu des réactions générales assez intenses.

Notre revue a précédé de près de quatre ans la disenssion sur la vaccination aniityphique à l’.Académie de Médecine, discussion à laquelle nous avons

pris une part assez importante (364,365,368). Nous n’avons pas besoin de rappeler que l’Académie de Médecine s’est prononcée, le 28 février 19 H, en faveur del’emploi facultatif du vaccin antityphiqueque la loi du28 mars 1914arendu obligatoire dans l’armée et la marine, grâce à l’initiative de Léon Labbé. Du fait de ces vaccinations, nos militaires ont été respectés pendant les longues années de la guerre.

Nous nous sommes également attaché à l’étude de l’emploi du vaccin antitypbique dans le traitementde la fièvre typhoïde (369, 370, 371, 372, 373).

L’analyse de 1318 cas émanant de 40 auteurs donne une première impression très favorable. Le pourcentage des décès serait de 5, celui des rechutes de 7,67. La technique des auteurs varie d’ailleurs sensiblement aussi bien au point de vue des doses que du nombre d’injections, enfin de la qualité du vaccin.

Dans nos premières observations personnelles, le vaccin antityphique semble avoir exercé une influence favorable sur la durée de la maladie et l’évolution de la température.

Nous devions cependant signaler l’augmentation appréciable du volume de la rate qui suit chaque nouvelle injection et surtout le [développement d’une tuméfaction appréciable de la vésicule biliaire.

La dose de vaccin qui nous a paru la plus favorable a été de 500 millions, trois jours de suite. Nous avons surtout eu recours au vaccin sensibilisé de Besredka et au vaccin fluoré de Nicolle.

Après une épreuve plus longue de la médication portant sur 135 malades, notre opinion au sujet de la vacciiiothérapie a été moins favorable. Il nous a paru (jue la durée de la maladie, surtout si l’on intervient après le huitième jour, n’est pas sensiblement diminuée, que les doses élevées exposent à une détermination du côté de la vesiculo, détermination qui, d’ailleurs,n’a jamais eu chez nos malades de conséquences fâcheuses, et peut-être aux hémorragies intestinales. Les doses faibles semblent peu efficaces (372).

Nous n’avons pas cru devoir recourir aux injections intraveineuses dont l’effet parait être plus marqué, mais dont les réactions nous semblent plus dangereuses.

En revanche 1 emploi des vaccins nous a donné des résultats fort satisfaisants dans un cas d’ostéomyélite et dans un cas de spondylite typhique.

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