‹ Exposé des titres et travaux scientifiques postérieurs à 1904Chapitre 6 sur 14 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

TYPHUS EXANTHÉMATIQUE

377. — Note sur quelques cas de typhus exanthématique à Paris. Difficulté du

diagncstic pour un médecin non prévenu. Efficacité des mesures préventives. Existence d’un typhus endémique bénin. Académie de Médecine, 22 janvier 1918, p. 90 (avec M. Buizoï); Id. Revue d'hygiène, février 1918.

378. — Identification du virus exanthématique parisien et africain au moyeu des

immunisations croisées. Société de Biologie, 9 mars 1918 (avec M. Blaizot).

Deux frères, âgés l’un de 14 ans et demi, l’autre de 12 ans, étaient admis dans notre service, le 5 décembre 1917, avec le diagnostic de fièvre typhoïde que tout semblait justifier. Le caractère de l’éruption chez l’un d’eux, l’existence de nombreux parasites, la profession de chiffonnière de leur mère évoquaient, cependant, l’idée d’un typhus exanthématique et cette supposition ne tardait pas à passer à l’état de certitude.

Nous pûmes, en effet, constater la même maladie chez la mère, deux autres frères et une sœur. La fièvre se termina chez les malades par une défervescence typique. L’hémoculture restait négative et les bacilles typhiques et paratyphiques n’étaient pas agglutinés. En revanche deux cobayes inoculés avec le sang recueilli dans la période aiguë furent pris au bout de 6 et 7 jours d’une élévation thermique, qui se prolongea plus d’une semaine : typhus expérimental qui pût être inocuié en série. Le sang de nos convalescents neutralisant le virus exanthématique établissait l’existence d’anti-corp’s.

Notre petit foyer parisien n’était d’ailleurs pas isolé. Nous pouvions signalera l’hôpital Bretonneau deux sœurs atteintes de la même maladie dans

un autre point de la banlieue et d’autres furent ultérieurement décélés dans des hôpitaux parisiens.

Ces cas, fort heureusement, restèrent peu nombreux et il nous est permis de penser que nos avertissements ont contribué à ce résultat.

Dans ces observations de 1917-1918, il est légitime de suspecter une importation par les indigènes algériens ou marocains. 11 y a lieu, toutefois, de penser qu’il existe, à Paris comme à New-Vork, un typhus nostras (maladie de Brill). contrastant avec le typhus habituel par sa bénignité relative, sa contagiosité moins manifeste. Nous avons reproduit les courbes de petits malades observés dans notre [service en juillet 1917, en avril 1915, pour lesquels la démonstration expérimentale, sans être aussi décisive que pour nos sujets de décembre 1917, est cependant assez satisfaisante.

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