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IV. - PATHOLOGIE CHIRURGICALE

59. Érysipèle du pharynx, in Schlumberger. Thèse de doctorat, Paris,

Documents pour servir à l’histoire de lerysipèle du pharynx et des voies respiratoires. Cette thèse contient plusieurs observations que j’ai recueillies pendant mon internat, et qui sont à peu près les seules inédites de cet excellent travail.

60. Études sur les fistules de l’espace pelvi-rectal supérieur ou fistules

pelvi -rectales supérieures. (Thèse de doctorat, Paris, 13 mars 1873.)

démontrait que, contrairement à l’opinion de ses prédécesseurs qui allaient chercher très haut l’orifice interne des fistules, cet orifice ne se trouvait jamais à plus de cinq ou six lignes au-dessus de l’anus. Par une conséquence dont l’histoire de la science nous donne

lors avoir fait méconnaître les fistules à trajets élevés. Aussi la plupart des livres didactiques ou des monographies qui traitent des fistules à l’anus omettaient-ils plus ou moins complètement les fistules profondes. Parmi celles-ci, il faut distinguer soigneusement celles où le trajet est sous-muqueux, dû à un simple décollement secondaire de la membrane interne de l’intestin, et celles où le trajet est extra-rectal, si bien que ce sont des fistules para-rectales plutôt que des fistules à l’anus. Il y a là un type anatomique et clinique très distinct qui n’avait pas jusqu’alors été l’objet d’une description. Celle que j’ai entrepris de donner est faite d’après les leçons de mon maître le professeur Richet.

Ayant eu l’occasion d’en voir plusieurs cas pendant mon internat chez M. Richet, j’ai cherché dans la littérature les faits publiés, et montré que ceux-ci étaient assez nombreux pour permettre de faire une étude d’ensemble de cette affection.

cellulaire qui remplit l’espace pelvi-rectal supérieur, entre le releveur de l’anus et le péritoine; elles sont remarquables non seulement par la situation de leur orifice et la longueur de leur trajet, mais encore par l’ampoule terminale creusée par le pus au-dessus

61. Tumeurs de la marge de l’anus consécutives a des fistules. Opération,

guérison. (Bull. Soc. anal., p, 505.)

Observation, rapportée plus jctsfistuleux m’a permis de me

62. Art. Fistule du Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales,

4® série, t. II, p. 525-545,1878-

J’y ai donné au { °athndéf^ctnem

65. Remarques, sur la pathogénie des fistules en général. (Gaz. méd. de Paris, 1877, p. 585, 598,610.).;, /

64. Considérations sur le siège et la classification des lipomes, in Descamps. (Thèse de doctorat, Paris, 1875.)

Pendant.mon internat chez le professeur Gosselin (1873), j'avais été témoin plusieurs fois d’incertitudes dans le diagnostic topographique des lipomes ; je pensai que la prm-

cipale difficulté venait de ce que, dans l’étude de ces tumeurs, on n avait pas assez tenu compte de leur siège anatomique. Partant de cette idée que chacun des organes premiers graisseux de Bichat peut devenir le siège de lipomes qui empruntent à ce seul fait des qualités très dissemblables, je fis faire à mon élève et ami Descamps des recherches dans le but do vérifier la justesse de cette manière de voir. Je lui inspirai donc la classification

1» lipomes du pannicule adipeux sous-cutané;

su d’inti

ion, musculaires, o

enveloppe du rein)! P Lipomes musculaires (langue) ;

siège anatomique des lipomes des conclusions très utiles pour le pr< Ces idées ont été reprises dans un rapport que j’ai présenté à la Société de chirurgie si

iï Rapport sur un lipome de la langue. (Bull, et Mém. Soc. de chir., 1883, p. 572.)

66. Sur les causes de la mort subite dans l’extirpation des polypes nasopharyngiens et sur le pronostic de cette opération. (Compte rendu de l’issoc. franç. pour l'avaitc. des sciences, congrès de Lille, 1875, p. 833.)

premier point des recherches bibliographiques, et au

Mes recherches me firent trouver plusieurs cas dans lesquels l’ablation de polypes nasopharyngiens envoyant des prolongements dans le crâne avait été suivie de mort rapide, sans qu’il y eût eu une perte de sang notable pendant l’opération.

Mes expériences, faites en ouvrant la carotide et la fémorale do divers animaux, m'ont démontré que la mort était plus rapide dans le premier cas que dans le second. J’ai donc

>pe, accident fréquent dans les opérations de polype naso-pharyngien

ienne par la destruction plus ou moins avancée de la base diagnostic es ’

tion des chirurgiens sur

vec la quantité de sang répandu, pratiquées pour les polypes naso-pharyngiens doit être plus ; iservé qu'on ne le pense généralement. Une mort rapide peut les terminer, alors même

ce qui peut prédisposer à la syncope. Il'opérera anesthésie. Les méthodes rapides, créant une mue avec promptitude et terminée sans longue >nt préférées aux méthodes plus parcimonieuses, mais d’une exécution

67 Sur l’ostéite déformante ou pseudo-rachitisme sentie. (Congrès français de chirurgie, 1” session, 1886, p. 631-642.)

Cette affection a été décrite pour la première fois en 1876 par sir James Paget; depuis d'autres faits du même genre ont été publiés, mais il n'existait en France de document a cet égard qu'une très courte notice qni lui a été consacrée dans VEncycl. intern. de chirurgie,

si l'on peut tracer le tableau clinique de l’affection, les elles semblent se rapporter à l'ostéomalacie. L’étiologie est tout aussi vague, et la nature de l’affection veste très obscure. On n est pas p us avancé, d’ailleurs, au point de vue du traitement. 1

Paget a décrit cette affection sous le nom A'ostéite déformante; sous celui

d'ostéomalacie locale ; Vincent propose celui A'ostéomalacie hypertrophique bénigne; j ai indiqué celui de pseudo-rachitisme sénile, qui rappelle à la fois l’aspect le plus frappant des membres atteints et l’étiologie particulière du mal; mais peut-être vaut-il mieux s en e tenir au terme proposé par Paget.

68. Ectasie anévrysmoïde interne de'l’artère radiale consécutive à .une

brûlure ; note pour servir à l’histoire des lésions vasculaires dans les brûlures. (Bull, et Mém. Soc, de chir., 1875, p. 253-259, 2 iîg.)

interne, niée par les auteurs contemporains.

69. Anévrysme traumatique de l’arcade palmaire superficielle; échec de

la compression mécanique et de la compression digitale ; opération de la méthode d’Antyllus aeupressure d’une collatérale, guérison après une lymphangite légère. (Gaz: méd. de Paris, 1880, p. 531. — Bull. Soc. de chir., 1881, p. 237.) ,

70. Anévrysme cirsoîde de la voûte du crâne au niveau de la région des

trous pariétaux, pathogénie. (Semaine médicale, 1885, p. 257.)

trouble dans l’échange des matériaux nutritifs et une dégénérescence des parties les plus délicates des parois artérielles, c’est-à-dire de scs fibres musculaires. L’artère, privée de sa tonicité, incapable dès lors de résister à la pression du sang, se dilate plus ou moins. Cet

ne porte que sur les éléments conjonctifs du vaisseau, et elle a lieu aux dépens de l’atrophie des fibres musculaires. Celles-ci, du reste, se régénèrent rapidement quand les conditions morbides ont disparu, après l’ablation des tumeurs cirsoïdes par exemple.

Je suis revenu sur cette idée à la Société de chirurgie en 1884 dans une discussion

sur l’anévrysme cirsoîde. (Voir les Bulletins, p. 301 et 503.)

71. Névrite traumatique du plexus brachial droit. Atrophie musculaire du membre blessé. Troubles trophiques (éruption vesiculeuse) de la main droite. Lésion trophique symétrique du côté sain (main • gauche). (Gaz. méd. de Paris, 1883, p. 486, et Journ. de méd. et de chir. prat., 1884, p. 60-62.)'ç^i ’ Bj

Chez un malade atteint de luxation sous glénoïdienne de l’épaule, il se produisit des troubles nerveux très remarquables, bien que la réduction eût été obtenue facilement ; douleurs irradiées à toutes les branches du plexus brachial, avec affaiblissement de tous

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