‹ Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 9 sur 14 · V. — MÉDECINE OPÉRATOIRE ET THÉRAPEUTIQUE CHIRURGICALE · texte numérisé non relu

V. — MÉDECINE OPÉRATOIRE ET THÉRAPEUTIQUE CHIRURGICALE

Parmi mes travaux sur ce sujet, je citerai particulièrement un procédé de suture osseuse que j’ai appliqué avec succès au traitement d’une pseudarthrose de l’avant-bras (voir n° 79), et un procédé d’injection des kystes superficiels, destiné à faciliter leur extirpation et qui s’est aujourd’hui vulgarisé (voir n° 78).

Dans la chirurgie gynécologique, j’ai fait connaître en France, souvent en les modifiant, plusieurs procédés empruntés aux auteurs étrangers. Je citerai entre autres :

1“ La ligature élastique du pédicule dans l’hystérectomie abdominale;

2" Le tamponnement antiseptique du péritoine;

3° Les sutures perdues S étages superposés, au catgut;

4" La suture des parois abdominales à plusieurs plans (péritoine, couche musculo-aponévrotique, téguments) qui me paraît prévenir mieux que tout autre l’éventration consécutive, etc.

73. Quelques observations à propos du pansement de Lister, appliqué aux plaies d’amputation et d’ablation de tumeurs. (Progrès médical, n“ du 25 novembre, 2, 9 et 16 décembre 1876, et tirage k part de 36 p. in-8, avec figures.)

Exposé des principes et des éléments de la méthode antiseptique de Lister, de ses emprunts h nos compatriotes (Chassaignac, Azarn, etc.) et de ses résultats en 1876.

J’ai fait remarquer dès cette époque que l’acide phénique n'était pas la seule substance antiseptique que l’on pût employer, et que d’autres, le sublimé et l’iodoforme en particulier, pouvaient être aussi utilisées dans le même but.

Amputation de jambe au tiers supérieur. Affrontement des surfaces sur un tube à drainage. Pansement ouato-phéniqué. Cicatrisation par première intention. Observations et réflexions. [Gaz. des hôpitaux,. 8 février 1877, p. 123.)

!S (l’amputation dans les hôpitaux, h cette époque.

Des localisations cérébrales et des rapports du crâne avec le cerveau au point de vue des indications du trépan. ( Arch . gén. de méd., avril 1877, 6* série, t. 29, p. 442, 6 fig.

, l'époque où j’écrivais cet article, on venait de s'occuper beaucoup de la question à îadémie de médecine et il la Société de chirurgie. L’ayant étudiée avec soin à propos de :rs cas pathologiques énumérés précédemment, puis dans mes articles Crâne et Circonations cérébrales du Dictionnaire encylopédiqve, j’ai voulu l’exposer à mon tour dans

77. Côtistriction permanente des mâchoires par ankylosé temporomaxillaire droite. Opération d’Esmarch. Sutures superficielles et WK profondes. Guérison sans fièvre. Rétablissement des mouvements ' du maxillaire inférieur permettant la mastication. (Bull, el Mém. de la Soc. de chir., 1877, p, 102-106.)

;. Procédépour favoriser la dissection et l’ablation totale de certains kystes à contenu liquide ou demi-liquide. (Bull, el Mém. Soc. de chir. 1878, p. 714.)

irvice plusi

!• Ponction de la poche, évacuation du contenu liquide ou demi-liquide;

2" Injection de blanc de baleine fondu au bain-marie. Cette substance, qu'on est obligé de porter b environ 50“ pour la fondre complètement, reste ensuite liquide jusqu'à 44".

3“ Application sur la région pendant cinq à dix minutes, d’abord de glace pilée, puis de glace pilée mélangée à du sel marin. Cette réfrigération amène à la fois la coagulation du blanc de baleine et l'anesthésie des téguments ;

4“ On procède alors à la dissection du kyste, dont la poche exactement distendue fait corps avec le blanc de baleine. Le tout est transforme en une niasse parfaitement dure et résistante, dont l'énucléation et la dissection se font très facilement.

A l’époque oh j’ai fait ma communication, je n'avais employé ce procédé que dans un cas d’hygroma prérotulien chronique, dont j’ai donné l’observation à la Société. Depuis l’extirpation de kystes divers et de poches

procédé. («Fouilloux, Thèse de duel,, Paris, 1881,'

chacun des fragments, un trou le traversant dans toute son épaisseur. Puis on passe J travers les orifices des Dis d’argent de fort volume, afin de présenter une résistance suffisante pour rendre la réunion solide. On les serre en les faisant passer par un tube de plomb jusqu'à ce que le contact des fragments entre eux soit parfait. On s’assure de la solidité de la coaptation, puis on fait passer les deux chefs du fil dans un deuxième tube de plomb et on les fixe dans la position convenable en écrasant le second tilbe au-dessus du premier. Plus tard, il suffit de couper un des chefs du fil entre les deux tubes pour

80. Procédé de suture osseuse. (Bull, et Mém. Soc. de chir. 1885, p. 501.)

81. Opération d’anus artificiel dansla région lombaire pour un sarcome du

rectum; prolongation de la vie pendant 5 mois. (Francemédicale, 1880, p. 57, et Bull, et Mém. Soc. de chir., 1882, p. 2 et 5.) s

Cette observation, qui a appelé de nouveau l’attention sur l’opération d'Amussat, a été le point de départ des discussions qui se sont élevées depuis entre les partisans de l'anus iliaque et de l’anus lombaire, k la Société de Chirurgie.

82. Corps étranger du genou, ablation. (Bull, et Mém. Soc. de chir., 1881.

Le corps étranger était très adhérent à la synoviale. Une certaine quantité de sang pénétra dans l'articulation, et j’attribue k cette particularité une influence sur l’arthrite

85. Conservation d une manchette periostique dans les amputations. (Bull, et Mém. Soc. de chir., 1882, p. 145.)

84. Résection du coude pour ankylosé rectiligne avec ostéite étendue. (Gaz. méd. de Paris, 1882, p.'5, et Bull, et Mém. Soc. de chir., 1882, p. 159.)

La malade fut présentée à la Société de chirurgie après la guérison de l’opération, et trois ans et demi plus tard (voir Bull, et Mém. de la Soc., 1885, p. 729) pour faire constater le résultat définitif. Huit centimètres d os avaient etc enlevés. La malade n a pu être électrisée que pendant trois mois. Malgré cela les muscles du bras, qui étaient complètement atrophiés, ont repris presque complètement leurs fonctions, à l'exception ;

temporaire et de la forcipressure prolongée. Néanmoins, celle-ci n'a pas amene l'hemostase définitive et deux hémorrhagies secondaires considérables ont entraîné la mort.

91. Notions sur les substances explosives d’invention moderne et sur les blessures qu’elles produisent. (Go.z. inèd. de Paris, 1883, p 533, 545, 557, 581, et 1884, p. 1, 25.)

examiné successivement : les diverses substances explosives, qu’on peut ranger en six sections, d’après leur composition, leurs effets, et leur mode d’explosion ; — les accidents survenus dans les grandes catastrophes causées par ces explosions, et dont les plus terribles sont ceux qui ont été déterminés par les explosifs h base de picrate, les fulminates, les nitrates, les panclastites ; — les caractères généraux des blessures produites par les matières explosives; enfin, les indications thérapeutiques.

92. Du traitement des fractures transversales de la rotule par l’arthrotomie et la suture osseuse avec les procédés antiseptiques, (in Diverneresse (Ch.), Th. de doct, Paris) 1884.)

Cette thèse contient une des premières osseuse dans les fractures de la rotule, tirée

95. Un cas de pollàkyurie diurne chez un enfant guéri par l’usage des bougies Béniqué. (Ann. des mal. des org. gén. unn., 1884, vol. Il, p. 501, 504.)

(En collaboration avec M. Raffegcau.)

94. De la cautérisation de la cloison recto-vaginale comme adjuvant de certaines périnéorrhaphies. (Bull, et Mèm. Soc. de chir., 1884;;. p. 361.1

Chez une femme opérée deux fois sans succès par la méthode sanglante, j’ai essayé la cautérisation angulaire pour obtenir la réunion de la cloison recto-vaginale, et obtenu un bon résultat. Je ne préconise du reste cette méthode que comme procédé d’exception.

95. Notesurdeux cas d’adénomes du rectum, l’un pédicule ; l’autre sessile, chez des adultes. (Bull, et Mèm. Soc. de chir., 1884, p. 559, 565, avec 4 fig.)

s'élevant au-dessus du sphincter. En effet, si la plaie vient alors il être infectée, la suture peut provoquer des accidents graves.

106. Extirpation complète d’un kyste hydatique du foie; suture du tissu hépatique, guérison. (C. R. du 3' Congrès français de chir., 1888,

La ponction aspiratrice avec l’appareil Potain ayant été suivie de récidivé, je procédai à l'extirpation du kyste, recouvert en partie de tissu hépatique. 11 fallut inciser ce tissu, cnucléer peu à peu la poche comme un kyste du ligament large, en desséchant les vaisseaux ouverts au thermo-cautère, ou en les liant. Je réunis ensuite les parties de la façon suivante : 1“ une première suture hépatique allant de la face inférieure a la face supérieure; 2" de chaque côté de celle-ci, une suture en fer à cheval ouverte en haut, fixant le foie à la paroi abdominale il laquelle elle applique la région oh l'on a opéré l'énucléation. Un gros drain arrive au fond de ce. fer à cheval et ressort par la suture abdominale.

A : la suite, pbrénite, élévation de la température i 38°,5 et 38°,3, qui tombe après un lavement légèrement purgatif. Issue de fragments du foie sphacélés par la cautérisation.

107. Résection sous-périoslée du coude pour ankylosé, présentation de

deux malades. (C. R. du 2' Congrès franc, de chir., 1886, p. 292 cl y?;- 3* Congrès, 1888, p. 639.)

108. Réparation des pertes de substances tegumenlaires par la méthode

deThiersch. (Bull, et Mém. Soc. de dm., 1888, p. 272.)

109. Sur la préparation du catgut. (Bull, et Mém. Soc. de chir., 1888,

Le mode de préparation qui me paraît donner les meilleurs résultats est la préparation h l’essence de bois de genévrier (oleum ligni juniperi ), qu’il no faut pas confondre avec

sublimé au 1/1000, je plonge les rouleaux , de catgut dans Yoleum juniperi, durant au moins huit jours ; ils sont ensuite retirés et conservés dans l’alcool rectifié. Au moment de s'en servir, on place durant quelques instants le catgut dans la solution aqueuse de sublime au 1000', ce qui le gonfle légèrement, mais lui donne une souplesse bien plus grande. Il

bout d'un temps proportionnel h sa grosseur et dont chaque opérateur doit se rendre un compte exact par dos essais attentifs.

accidents épileptiformes, trépanation, guenson ; 2 0 fiotc à propos de quelques cas de réunion immédiate tentée d’emblée; 3° Contribution au perfectionnement de la taille hypagas-

111. Gastro-entérostomie pour un cancer rte l’estomac. (Bull, et Mém. Soc. de cliir. , 1889, p. 586-592.)

112. Rapport sur une observation deM. Cauchois, intitulée ; Calcul vésical (de 38 mill. de large sur 47 de long) chez une femme. Extraction par la dilatation immédiate progressive de l’urèthre. Guérison sans incontinence d’urine. (Bull, et Mém. Soc. de cliir., 1887, p. 494- 499.)

113. Gros calcul vésical chez un vieillard de quatre-vingts ans. Taille hypogastrique, suture complète de la vessie. Drainage pré-vésical.- Guérison. (Bull, et Mém. Soc. de chir., 1889, p. 315.)

Le drainage prévésical de la cavité de Retzius et le cathétérisme fréquent de la vessie ont permis h la suture de réussir d’emblée presque complètement, de sorte que le malade a pu se lever au sixième jour et partir pour un long voyage au bout de trois semaines. Il était complètement guéri peu de temps après.

114. Rétrécissement cancéreux très élevé du rectum. Résection du coccyx et de la dernière vertèbre sacrée. Rectotomie postérieure; création d’un anus sacré. (C. R. 4" Congrès franç. de chir., 1889, p. 662.)

J’indique la possibilité de prolonger la rectotomie linéaire très haut, après la résection plèlement la tumeur cancéreuse, une première fois, et l’enlever encore après une récidive,

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