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RECHERCHES SUR LA DIGESTION

Sur l’extirpation expérimentale de l'estomac chez le chien et chez le chat. (En collaboration avec J. Carvaii.o.)

Biol.,

normal » (/oc. cit., p. 112;. Et par ce que [animal sans estomac ne digère pas on digère incomplètement, on apprend justement à connaître ce que [estomac normal digère ou aide à digérer. C’est l’originalité de ces recherches d’avoir fait cctie

Les données acquises par l’analyse expérimentale de la capacité digestive propre de l’animal agastre présentent, d’autre part, un intérêt évident et immédiat dans la diététique des dyspepsies gastriques et des opérés de gastrectomie totale, intervention que ces expériences ont déterminé la chirurgie à entreprendre.

La séméiologie fonctionnelle de l’estomac s’est mémo, dans ces dernières années, enrichie d’un procédé d’examen directement inspiré de la constatation faite, au cours de ces recherches, que le tissu conjonctif reste absolument inattaqué chee le chien sans estomac et se retrouve intact dans les lècos : la recherche systématique dans les fèces de fibres tendineuses et aponévrotiques

l’alimentation volontaire, l’animal s’était mis à mangcf spontanément la nourriture qui lui était offerte, et constituée par une bouillie de lait, farine de

Mais ce nouvel état de choses fut passager, et l’on dut reprendre le gavage, l’animal refusant de se nourrir spontanément. La survie dura dès lors ce que dura le gavage ; six mois. Le gavage suspendu, l’animal succomba après treize jours d’inanition. Le chat agastre était capable de digérer les mêmes aliments, c’est-à-dire présentait même capacité fonction-nelle digestive que le chien sans estomac, mais ne ressentait pas le besoin de manger. L’histoire digestive du chat agastre répétait celle du chien sans estomac; seulement son histoire sensitive était autre : le chat agastre avait perdu toute sensation de faim.

Soit qu’on dût en rapporter le bénélice au fait de l’extirpation absolument totale, soit qu’on dût en altribucr la cause à la sensibilité particulière du chat, l’extirpation de l’estomac chez cet animal a pu ainsi mettre en relief le rôle des impressions sensibles de la périphérie gastrique dans la manifestation normale de la sensation de faim, c’est-à-dire dans le mécanisme de production de l’appétit physiologique. Celte expérience se trouve d’accord, pour affirmer ce rôle, avec maintes observations d’ordre pharmacodynamique et aussi d’ordre neuropathologique. En dehors de la confirmalion, dans l’ordre digestif, des résultats acquis par nos recherches sur le chien sans estomac, l’expérience du chat agasirc a donc apporté un élément contributif important à la démonstration du rôle de la périphérie sensible dans le mécanisme complexe de production de la faim, c’est-à-dire d’une sensation interne qu’il y a un singulier intérêt physiologique à connaître, puisqu’elle est à la base do la nutrition.

Il serait assez superflu de marquer longuement ici l’heureuse et directe influence exercée sur la chirurgie de l’estomac par ces recherches, qui fixèrent immédiatement l’attention du monde médical et devinrent le point do départ des opérations de gastrectomie totale chez l’homme.

ces divers animaux présentent des modalités évolutives différentes de leur pouvoir digestif. On a alors les types suivants :

a) Les macérations (de courte durée) aqueuses boriquées de pancréas d animaux en digestion ont un pouvoir digestif qui se manifeste rapidement (2-4 heures! après la mise à l’étuve. C’est-à-dire que le ferment y est contenu sous sa forme active (trypsine).

b) Les macérations (de courte durée) aqueuses boriquées de pancréas d’animaux à jeun sont, elles aussi, capables de digérer l’albumine. Mais le début de leur action digestive ne se manifeste que tardivement (12 à 20 heures) après la mise à l’étuve. C’est-à-dire que le ferment y est contenu sous une forme encore inactive (protrypsine).

c) Les macérations (de courte durée) aqueuses boriquées de pancréas d’animaux en digestion dératés sont, comme les précédentes, capables do digérer l’albumine. Mais le début de leur action digestive se manifeste, comme dans le cas des animaux à jeun, seulement tardivement. Le ferment y est donc contenu sous la forme inactive (protrypsine).

Dans ces conditions, \ action Irypsitwgene des eætraits de rate est mise en évidence in vitro par la constatation suivante :

d) L’addition de macération aqueuse boriquée de rate d’animal en digestion aux macérations pancréatiques à pouvoir protéolytique lent transforme celles-ci en types de macérations à pouvoir protéolytique rapide. C’est-à-dire qu’elle transforme un Muniivprotryptique en liquide tryptique.

e) L action trypsinogene des extraits de rate in vivo a été mise en évidence, dans ces recherches, par un type d’expérience entièrement original :

Soit un chien auquel l’extirpation de la rate a été pratiquée quatre jours auparavant; le cinquième jour, cet animal reçoit un repas copieux. Six heures après, laparotomie et extirpation de la partie verticale du pancréas. Cette partie du pancréas est mise à

Après extirpation de la partie verticale du pancréas, l’animal reçoit en injection par

donnée, toute fraîche, enlevée à un chien en digestion. Après vingt minutes, l’animafest sacrifié par piqûre du bulbe; la partie horizontale du pancréas est mise à macérer dans les mêmes conditions que la précédente. Elle se cenduit à l’étuve à 39» comme une macération a pouvoir protéolytique rapide.

La macération de rate congestionnée, injectée dans la circulation générale, va donc produire à travers l’organisme un effet électif dans un organe déterminé, le pancréas, dont elle transforme la protrypsine en trypsine. C’est-à-dire qu’elle se

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