PUBLICATIONS
DE DIFFÉRENTS AUTEURS, DONT LA PLUPART SONT MES ÉLÈVES, ayant pour but de signaler ou de développer des idées qui me sont propres.
1° Thèse sue le puenmothoraiK, par M. Poulliot; Paris, août 1837.
Dans cette thèse, on appuie sur des observations nouvelles la théorie exposée au n® 3 de la section précédente.
Thèse snr la chlorose, par M. Morizot ; Paris, mars 1841.
On développe ici les idées émises aux n“ 14, 15, 19, de la section précédente. On montre que dans la chlorose le pouls est plein, et que plusieurs de ses symptômes dénotent un état de polyémie séreuse.
3” Thèse sur l’asthme, par M. Béroud; Paris, août 1842.
Exposition de la théorie de l’asthme, indiquée aux n“ 6, 26, 27, de la section précédente.
4 “ Thèse sur l’anémie, chlorose, hydrémie, par M. Türpin; Paris, juin
Cette thèse a la même tendance que celle portée au n" 2.
ne l’asthme, par M. de Crozant {Gazette des hôpitaux, mai 1843).
Dans cette publication, la théorie précitée de l’asthme est encore défendue et précisée. On met surtout en opposition les catarrhes bronchique et trachéal, pour montrer, à l’aide d’observations, que dans le premier il y a toujours des râles et de la dyspnée qui n’existent pas dans le second.
6 ” Thèse sur l’embarras gastrique , par M. de Crozant; Paris, nov. 1844,
Cette thèse, qui est volumineuse, -est l’exposition de mes conférences cliniques sur l’embarras gastrique. On y reconnaît un embarras gastrique apyrétique et fébrile, un embarras gastrique aigu et chronique , un eiuba ras gastrique simple et compliqué. On y signale l’influence de l’embarras gastrique sur la production d’un grand nombre de maladies. La plupart des idées de Stoll se retrouvent dans cette thèse ; on les montre confirmées par des observations nouvelles.
9" llémoire sur certaines affections cérébrales qui dépendent delà chloro-anémie, par M. Düchassaing(J owrn. deméd., décembre 1844).
Ce mémoire, qui vient corroborer la théorie de la polyémie séreuse dans la chlorose, déjà défendue par MM. Morizot et Turpin, aux n“' 2 et 4 , renferme plusieurs observations dans lesquelles on voit des phénomènes de congestion cérébrale considérable, et même des hémorrhagies cérébrales, survenir chez des individus affectés de chloro-anémie.
8“ Thèse sur la fièvre typhoïde, par M. Pons; Paris, 1847.
On signale dans cette thèse un symptôme habituel de la fièvre typhoïde, même à son début, qui est le bruit de souffle des carotides.
Ablutions froides dans la fièvre typlioïde, par le rédacteur,
M. Foucart {Gazette des hôpitaux, octobre 1847).
Cette exposition de ma pratique nous montre les ablutions froides faites avec une éponge , comme un moyen puissant qui vient seconder l’action de la méthode évacuante dans la fièvre typhoïde.
t©° Mes bains sulfureux dans l’astfime, par M. Coürtin (Gazette médi^ cale, décembre 1847).
On démontre à l’aide d’observations l’efficacité des bains sulfureux dans l’asthme : ils agissent en favorisant l’expectoration, et en rendant la peau moins sensible aux refroidissements et à l’impression de l’air.
IS" Ijettrc sus* l’influence de ïa sueur pour l’absos'ptlon de la céruse, par M. Coürtin (VUnion médicale, décembre 1847).
On donne l’observation d’un individu employé dans les ports de la Seine, qui passa une journée à décharger et à nettoyer un bateau de céruse ; cela suffit pour lui faire contracter une affection saturnine avec coliques. On interprète cette rapidité d’action de la céruse en considérant que ce jour-là il faisait trèschaud, et que l’individu était, de son aveu , tout en sueur ; dès lors la sueur aura rendu la céruse soluble et facilité son absorption en grande quantité.
tt® ïÈc la djspepsie, par M, Coürtin (l’Union méd., août et septembre 1848).
Ce travail, dont l’idée première se trouve dans le mémoire n° 16 de la section précédente , a pour but de montrer l’importance de l’étude de la dyspepsie non-seulement comme maladie, mais encore comme cause de maladies. On démontre que la dyspepsie entraîne api ès elle l’appauvrissement du sang et particulièrement l’anémie globulaire , la névralgie intercostale, et plusieurs symptômes dont la prédominance masque souvent les symptômes dyspeptiques proprement dits. On présente la dyspepsie comme cause déterminante de plusieurs maladies, et particulièrement des diathèses tuberculeuse et cancéreuse.
t»° Thèse sur la cachexie, par M. Saleron; Paris, août 1849.
Cette thèse de'veloppe une ide'e contenue dans le travail n“ 16 de la section pre'cédente. On montre que la cachexie des auteurs anciens n’est pas autre chose que l’anémie, l’hydrémie des modernes. Partant de là , on présente l’histoire générale delà cachexie avec les symptômes propres à chacune d’elles, comme l’engorgement de la rate dans la cachexie paludéenne, le liséré ardoisé des gencives dans la cachexie saturnine, l’érythème des mains dans la cachexie pellagreuse, etc.
14" »e la cholérophobie , par M. Axenfeld (l’Union méd.j novembre 1849).
M. Axenfeld décrit ici une affection nerveuse que j’ai observée à l’hôpital Saint-Antoine pendant l’épidémie cholérique. C’est une hypochondrie manifeste , produite par la terreur qu’inspire le choléra. Quelquefois cette hypochondrie est caractérisée par des vomissements et des crampes, et peut ainsi ressembler au choléra lui-même; mais on distinguera toujours ces deux maladies par différents symptômes, et entre autres par l’examen de l’excrétion urinaire, qui est abondante dans la cholérophobie et nulle dans ,1e choléra. A la même époque où ce mémoire parut dans l’Union médicale^ il en paraissait un autre dans les Archives (novembre 1849) sur le même sujet, fait par M. Bourgeois, d’Étampes. Ce dernier travail est intitulé : D’une épidémie particulière de suette, survenue concurremment avec celle du choléra de 1849, à Étampes et dans ses environs, M. Bourgeois ne confond pas cette maladie avec les suettes ordinaires; il la regarde comme produite uniquement par la peur du choléra, et dit que le nom d'hypochondrie aiguë , proposé par M. Trousseau , serait beaucoup plus juste.
IS” Observation de seins développés cheæ an jeune homme de seize ans, qui éprouve différents phénomènes analogues à ceux des jeunes filles affectées de dysménorrhée (Gazette des hôpitaux, décembre 1849).
fS° Thèse sur l’analgésie, par M. de La Cour; Paris , janvier 1850.
On trouve dans cette thèse une histoire complète de l’analgésie, déjà signalée au n® 26 de la section précédente.
11 ° lies névralffies lombo-abdominales considérées comme sym« ptomatiqucs des affrétions de l’ntérus, par M. Axenfeld (l’Union méd., avril 1850).
Ce mémoire, dont il a été déjà question par anticipation au n° 33 de la section précédente, a pour but de montrer que la névralgie lombo-abdominale, décrite pour la première fois par M. Valleix, n’existe jamais ou presque jamais à l’état idiopathique ; que cette névralgie est symptomatique des affections graves ou légères de l’utérus ; qu’envisagée ainsi, la névralgie lombo-abdominale est une affection très-commune ; que les points douloureux de cette névralgie, situés à la paroi inférieure de l’abdomen, peuvent faire croire à l’existence d’une ovarite ou d’un abcès péri-utérin.
18® Tbèse sar l’astbme, par M. Vignot; Paris, août 1850.
Cette thèse a pour but de défendre la théorie de l’asthme, dont il a été question déjà plusieurs fois.
1»® Thèse sur les douleurs thoraciques considérées comme symptômes de 1^ phthisie pulmonaire, par M. George; Paris, mars
On passe en revue toutes les douleurs thoraciques qui sont dépendantes de la phthisie pulmonaire, et on insiste sur celles qui résultent de l’inflammation chronique des nerfs intercostaux supérieurs.
»0“ Thèse sur la dyspepsie, par M. Chabot; Paris, janvier 1852.
Thèse dans laquelle on défend les mêmes doctrines que celles dont il a été question au n" 12 de la présente section.
*1® »e l’emploi du tartre stibié et du sulfate de quinine dans le rhumatisme articulaire aigu, par M. Barbraü (l’Union médicale, 4 septembre 1856).
On démontre, à l’aide de plusieurs observations, que l’emploi du sulfate de
quinine à haute dose, dans le rhumatisme artieulaire aigu, est parfaitement secondé par l’administration préalable du tartre stibié, à l’aide duquel on dissipe im embarras gastrique qui coexiste souvent avec le rhumatisme et qui empêche l’action du sulfate de quinine.
»*" Mémoire swr la pleleg^matia alba doleus, par M. Bacquias {Moniteur des hôpitaux, 6-8 janvier 1853).
Ce mémoire, extrait de ma clinique, montre que la. phlegmatia alba dolens se développe pendant les maladies chroniques ou dans la convalescence des affections aiguës. La phlegmasie veineuse, qui produit Vœdème douloureux, est donc une phlegmasie secondaire, analogue sous ce rapport à la glossite superficielle, qui porte le nom de muguet, et qui survient chez l’adulte.
**° lieçon clinique sur une forane particulière de inétrîte aiguë, rédigée par M. Thibierge (Presse médicale, 3 septembre î853).
Cette métrite est celle qui est produite par les abus du coït ; on lui donne pour cela le nom de métrite congressive. Elle réunit les symptômes de la métrite et de la métrorrbagie. Il est bon d’être prévenu de ces caractères symptomatiques, parce que les malades n’avouent jamais spontanément la cause de cette métrite.
*4" Thèse sur le spasme de la glotte, par M. Bacquias ; Paris, août 1 853.
On établit dans ce travail ; que le spasme de la glotte idiopathique existe non-seulement chez les enfants , mais aussi chez les adultes ; 2*^ que dans les cas où il n’est pas idiopathique, tantôt il existe comme symptôme d’un maladie générale, et tantôt comme complication des affections du larynx ; 3° qu’il est la cause habituelle des symptômes graves qui se montrent quand il y a présence d’un corps étranger dans les voies aériennes. Ces différents points sont développés par M. Bacquias, qui les a appuyés sur des faits importants fournis par différents auteurs.
Thèse sur l’iiasportauce de Tappctit et la considération des fonctions digestives dans le traitement des maladies chroniques, par M. Guyot; Paris, août 1854.
On développe dans cette thèse les idées consignées dans les n“ 12 et 20 de la présente section, mais plus particulièrement envisagées dans leurs rapports avec la chlorose, l’hystérie, la tuberculisation et les scrofules.
Thèse sur la dyspepsie, par M. Donaudy; Paris, novembre 1844.
Même sujet que celui traité aux n“* 12 et 20.
Observations de névrite intercostale, par M. Courtin et par M. Foücart {Gazette des hôpitaux, 11 mai et 28 août 1847).
On donne des observations de névrite intercostale avec constatation nécroscopique, observations qui ont été recueillies dans mon service. On ajoute que deux cas semblables ont été observés dans le service de M. Guérard et de Valleix.
Bruits carotidiens dans les fièvres, par M. Parrot (Gazette des hôpi- ^ taux, 2 août 1855).
On démontre, à l’aide d’observations nouvelles, que les bruits carotidiens se montrent dans les fièvres comme dans la chlorose et l’anémie. On cite, entre autres cas, le fait d’un jeune homme qui présentait un bruit de souffle intense aux carotides et au premier temps du cœur pendant le cours d une rougeole, lequel bruit disparut à la chute de la fièvre rubéolique, et avant 1 alimentation meme la plus légère.
»»" »e la pnlvérnlcnce des narines an point de vne séméiologique, par M. Parrot (Gazette des hôpitaux, 8 septembre 1855\
On confirme dans cette communication la théorie de la pulvérulence des narines donnée dans mon mémoire sur les maladies des vieillards. M. Forget, de
Strasbourg, ayant revendiqué pour lui la priorité de cette théorie, M. Parrot combat ses prétentions à ce sujet dans une note publiée par la Gazette de& hôpitaux le 17 novembre 1866.
80” Thèse sur l’hypertrophie dii coeur, par M. Couttin ; Paris, mars 1856.
Cette thèse a pour but de confirmer ce que je crois avoir démontré dans le travail indiqué au n” 36 de la seconde section de cet exposé, à savoir : que 1 hypertrophie du cœur est une lésion faite par la nature conservatrice pour proportionner la force de propulsion du cœur à l’intensité de l’obstacle que le sang éprouve à sa sortie des cavités cardiaques; qu’on ne meurt pas d’hypertrophie, mais malgré l’hypertrophie.
31° Des pcchntes dans la flèvre typhoïde, par M. Barbbau {Gazette de« hôpitaux, juillet 1856).
M. Barbrau expose, dans cette communication, le résultat de leçons faites à rhôpital Gochin ; il démontre, à l’aide d’observations détaillées, qu’un individu convalescent d’une fièvre typhoïde qui a duré trois septénaires peut immédiatement en contracter une seconde aussi bien caractérisée et aussi longue que la première; ces rechutes, qui surviennent après l’intervention d’une cause morale , d’une fatigue physique, etc. , surviennent plus souvent qu’on ne croit. Quand la convalescence de la première fièvre typhoïde est très-peu marquée, on ne la voit pas, et l’on confond alors les deux fièvres typhoïdes en une seule unité qui dure de quarante à cinquante jours. Je crois que la fièvre typhoïde qui dure quarante jours à l’état d’unité est une maladie fort rare. U y aurait de la témérité à la nier complètement.
3*° Thèse sur le choléra antimonial, par M. Lacollay; Paris, août 1856-
Le tartre stibié produit quelquefois, rarement, des évacuations bilieuses e^ cessives par haut et par bas, qui s’accompagnent d’aphonie , de crampes, de faiblesse extrême , de petitesse du pouls, etc. , qui peuvent entraîner la mort. J ai donné dans mes cours le nom de choléra antimonial à cet ensemble de symptômes. M. Lacollay présente des observations de cette espèce de choléra, et passe en revue les autres accidents du tartre stibié.
sa" Observations d’arthralgie on de mélalgie, suivies de quelques réflexions critiques, par M. Barbrau {Moniteur des hôpitaux,
25 octobre 1856).
On présente ici une série d’observations de phthisies à la période colliquative, marquées par l’existence de ces douleurs de membres dont il a été question déjà au n° 40 de la section 2. On a substitué le nom de mélalgie à celui d’arthralgie, parce que celte dernière expression pouvait donner à comprendre que les douleurs susdites avaient leur siège dans les articulations, ce qui ne serait pas exact.
M. Barbrau réfute des objections tendant à attribuer à un médecin allemand du xvii* siècle, Rosinus Lentilius, la découverte de ces douleurs.
34® Be la métro-péritonite puerpérale et de son traitement par le sulfate de quinine à haute dose, par M. Barbraü (thèse de Paris, août 1857).
Cette thèse, qui est un résumé de mes leçons cliniques à l’hôpital Cochin, est divisée en deux parties , une partie pathologique et une partie thérapeutique.
La partie thérapeutique est consacrée à l’exposition complète de la médication par le sulfate de quinine à haute dose.
La partie pathologique se compose de la description des différentes fièvres qui arrivent dans l’état puerpéral.
1® Il y a d’abord la fièvre puerpérale bénigne ou la fièvre de lait.
2® Puis vient l’exposition de la maladie appelée fièvre puerpérale grave, péritonite, métro-péritonite, eic. Cette seconde fièvre est symptomatique de différentes lésions phlegmasiques de l’utérus et des annexes, parmi lesquelles la péritonite lient le premier rang. La péiitonite s’accompagne ordinairement de lymphangite, de phlébite, d’ovarite, etc., suivant les individus. Ces différentes lésions ne peuvent guère être diagnostiquées et ne sont reconnues qu à 1 autopsie.
La suppuration de la péritonite a lieu à la surface libre du péritoine ou a sa surface adhérente.
La péritonite, sous le rapport de la prédominance, est distinguée en forme péritonitique ou en forme cardiaque j cette dernière tient à une complication habituelle de la maladie, qui est l’existence de caillots fibrineux dans le cœur.
La péritonite puerpérale se développe dans le premier septénaire qui suit l’accouchement. ^
3" La troisième espèce fébrile présente l’apparence d’une fièvre rémittente grave ; elle est symptomatique d’une phlébite avec abcès métastatiques. C’est celle que Dance a décrite ; elle survient après le premier septénaire qui suit l’accouchement.
85 ° œtnde swr la dotiliiéttemtérie, par M. Blachez (ihèse de Paris, 1858).
Dans cette thèse, on insiste sur plusieurs points de la dothiénentérie signalés dans mes leçons cliniques.
Entre autres choses, je noterai l’influence fréquente des causes morales dans la production de la dothiénentérie ; l’existence des bruits de souffle carotidiens, l’analgésie, comme symptôme ; la dilatation du cœur, la congestion vasculaire de tous les tissus, même des muscles, comme lésions anatomiques de la maladie, tenant à l’atonie ou au laxum du système vasculaire.
Il y a un symptôme de la dothiénentérie sur lequel M. le professeur Piorry a appelé le premier l’attention, c’est une éruption furonculaire des fesses. Cette éruption tient au contact des matières diarrhéiques, et se montre toutes les fois que le malade a des selles involontaires et qu’il reste en contact avec elles. Le liquide diarrhéique jaune de la maladie a une action particulière pour produire ces petits furoncles, qui ont la plus grande ressemblance avec l’éruption intestinale. Il y aurait donc là une raison de plus pour admettre que les éruptions agminées ou isolées de l’intestin résultent du contact sur l’intestin du même liquide qui est produit sur la peau des fesses. C’est une éruption spéciale de la peau des fesses et de la membrane muqueuse de l’intestin , produite par un liquide spécial.
Quel est ce liquide ? Évidemment de la bile, pour la plus grande part, mais une bile spécialement altérée. Or, comme cette bile ne peut pas s’altérer toute seule, il s’ensuit qu’elle accuse une affection du foie portant sur la sécrétion biliaire ; et comme, dans la fièvre typhoïde, le sang est altéré, et ne contient pas une fibrine parfaitement normale, on peut mettre cette lésion du liquide sanguin sur le compte du foie, dont la fonction hématosique serait altérée.
Le foie serait donc un viscère primitivement atteint dans la dothiénentérie ; d’un côté il sécréterait une bile altérée, de l’autre il élaborerait un sang vicié dans son élément fibrineux.
30° »e la clinique eu général et de la pratique nosocomiale comparée à la pratique civile, par M. Blachez {^Gazette des hôpitaux, 6 juillet 1856).
C’est la reproduction d’une leçon clinique faite, à l’hôpital Cochin, sur les différences que présente la médecine nosocomiale comparée à la médecine civile.
Dans la médecine nosocomiale, il y a des maladies qu’on n’a guère l’occasion de rencontrer : telles sont la goutte, la colique néphrétique, etc.
Les causes sont difficiles à enregistrer, personne n’étant là pour donner des renseignements suffisants sur ses antécédents.
Les symptômes sont aussi très-difficiles à connaître. Le malade étant le plus souvent inconnu, on ignore, par exemple, quel est le volume ou la fréquence normale de son pouls ; on ne peut distinguer une saillie pathologique du thorax d’une saillie pathologique, etc.
Même ditficulté pour savoir le degré de tolérance du malade pour tel ou tel médicament.
L’avantage incontestable de là médècihè nosocomiale est la facilité des études nécroscopiques.
37 » lîes caillots flbrinen^üL du éoélir éomme cliusé dé mért dans les ptalegmasies, par M. RoQUÈè (thèse de Paris, août 1858).
On montre la formation facile des caillots fibrineux du cœur, comme la conséquence toute naturelle de la prédominance de la fibrine qui caractérise l’état phlegmasique. La fibrine devient d’autant plus prédominante dans le sang phlegmasique que la proportion des globules est plus abaissée.
38“ De remploi de la sabinc et de la eue dans le traitement de la 12 ^ métrorrhagle essentielle, cote par M. Gondouin {^Gazette des hôpitaux,
2 décembre la50;.
Depuis longtemps je traite la métrorrhagie de la manière suivante : je donne une pilule de 6 centigrammes de poudre de sabine par jour. Si, au bout de trois jours, l’hémorrhagie n’est pas amendée, j’en donne deux par jour ; si enfin il h’y a pas d’effet favorable au bout de deux ou trois jours, je quitte la sabine pôür la rue, que j’administre de la même manière et dans la même progression. Il est
fort rare que la me'trorrhagie ne cède pas au commencement, sous l’influence des pilules de Sabine données a la dose d’une par jour.
39*^ Hu clani^er des inflaasGitiatlons delà pemi daoss l’aiaasarque, par
M. Ball {Gazette des hôpitaux, 22 mars f859,'.
Le danger si connu des inflammations cutanées dans l’anasarque s’explique par la tendance extrême du sang à la formation des caillots fibrineux dans le cœur. La coagulabilité du liquide sanguin tient à l’augmentation plilegmasique de la fibrine, qui prédomine facilement, par suite de l’abaissement antécédent du chiffre des globules et de l’albumine, lié à l’existence de l’hydropisie.
40" Oe la digitale aia pelmt de vrae de sois action sne le cœiap, par M. Lecebf (ihèse de Paris, mai 1869).
M. Lecerf confirme, à l’aide d’observations particulières, ce point de thérapeutique, que j’ai souvent exposé dans mes leçons cliniques, après Kinglake et d’autres auteurs, à savoir : que la digitale est efficace dans le traitement des maladies du cœur, en donnant au cœur un surcroît de force et de contractilité.
4t® Ile remploi dn carbonate de plomb dans le traitement de la phthisie pulmonaire, par M. Ball {Gazette des hôpitaux, 17 mai 1859),
Cette exposition d’une de mes leçons est la première publication du traitement qui consiste à opposer la cachexie ou ïimprégnation saturnine à la tuberculisation pulmonaire. Je continue l’emploi de ce traitement non plus à titre d’essai, mais comme moyen suffisamment sanctionné par l’expérimentation clinique.
4»” Considérations sur les tubercules pulmonaires, par M. Ball {Gazette des hôpitaux, 1859).
On insiste sur plusieurs points importants de l'histoire de la tuberculisation pulmonaire, à savoir :
Que le ramollissement des tubercules arrive beaucoup plus tôt qu’on ne l’a dit ; mais , dans le commencement, il n’en résulte que de légères cavernules
suppurées, qui ne donnent pas lieu aux symptômes colliquatifs du troisième degré.
Certains signes physiques, tout physiques qu’ils sont, sont très-souvent incertains pour faire diagnostiquer les tubercules ; tels sont l’expiration prolongée, la diminution du murmure vésiculaire et la respiration rude.
Le symptôme le plus important, le plus grave, de la tuberculisation pulmonaire est l’expectoration des matières mucoso-purulentes, parce qu’elles tiennent à l’ulcération des cavernes. Quand la phthisie s’amende ou s’enraye, on le voit à la diminution de la matière expectorée.
Quand on trouve des signes physiques dans la phthisie, c’est que le mal est déjà avancé ; la lésion est toujours plus considérable qu’on ne l’avait cru ; l’autopsie montre ordinairement qu’on s’était trompé en moins.
4S*’ lïc l’emploi d» tarlre stibié coBtsme évaetaaut et comme sudorifique, par M. {Gazette des hôpitaux, 4 août 1860).
On emploie avec avantage le tartre stibié dans ce double but, lorsqu’un embarras gastrique complique une affection rhumatismale due à un refroidissement. Les sueurs produites par les nausées et les vomissements viennent s’ajouter à l’évacuation gastro-intestinale, pour juguler cette maladie complexe.
44° He la ffkradisatiou employée comme agent résolutif dans les
arthrites sub-aigucs, par M. Ball {Gazette des hôpitaux^ 30 août 1860).
Chez deux malades dont il est question dans cette note , j’ai employé la faradisation avec l’excitateur à éponge, pour résoudre un engorgement articulaire qui résistait à la compression ; au bout de peu de temps, la résolution s’en est opérée. J’ai obtenu le même résultat, cette année, chez un homme qui avait une mono-arthrite du poignet gauche.
4â« Considérations sur la métro-péritonite puerpérale. Thèse par M. CoM-MENOe; Paris, janvier 1860.
Dans ce travail, il s’agit surtout du traitement de la maladie par le sulfate de quinine à haute dose. Ou y trouve des observations de péritonite non puerpérale traitée par le même moyen.
Là se borne la série des publications extraites de mon enseignement et de mon service d’hôpital. Je n’ai pas indiqué dans cet expose toutes celles qui ont paru ; je n’ai consigné que celles que j’ai jugées les plus importantes. Je remercie les auteurs de ces productions, de leur sympathique et savante coopération.
PAWS. RIGNOUX, IMPRIMEUR DE LA FACULTÉ DE MEDECINE, rue Monsieur-le-Prince, 31.