SUPPLEMENT
SECTION r
Travaux scientifiques.
53° !Vote sur la faradisation dans les cng;org;ements inflamiitatoircs dn col utérin {Gazette des hôpitaux, 8 décembre 1860).
Les manifestations ordinaires de l’inflammation du col utérin sont, d’i'près M. Gosselin, l’hypertrophie, le flux muco-purulent et l’ulcération, qui prédominent suivant les individus et les cas. Or c’est précisément dans cet état morbide complexe que la faradisation a été employée.
Pour la pratiquer, on applique un excitateur à éponge sur le col utérin et un autre excitateur à éponge sur la région hypogastrique. L’on met alors la machine en action. Chaque séance dure cinq minutes et se répète tous, les deux jours pendant six semaines environ.
Ce moyen donne de bons résultats, et doit être employé quand les autres moyens ne réussissent pas.
5*0 Moteswrla vagiraltc |s.MCppérale (Ga^re/ïe Aopifaua;, 15 décembre 1860).
La vaginite puei-pérale ressemble beaucoup à la vaginite virulente. Elle survient dans l’état de couches, comme les autres phlegmasies purulentes du bassin. Elle oppose, comme la vaginite de nature virulente, beaucoup de résistance au traitement qui consiste soit en cautérisations, soit en introductions de tampons astringents.
«40 îKolc sur la mobilité iitériaae {Gazette des hôpitaux, 22 décembre 1860).
Cet état morbide de l’utérus n’a pas encore appelé l’attention. Il a été plutôt observé par les malades que par les médecins. Il est caractérisé par un mouvevement de va et vient imprimé à l’iitérus par les différentes secousses imprimées au corps dans la marche, la course, etc., et cette mobilité utérine tient tout à la fois au relâchement des ligaments utérins et au poids de l’utérus, qui surviennent après la grossesse et l’accouchement.
Cette mobilité utérine se combine ordinairement avec les différentes flexions ou déviations de l’utérus. L’on fait cesser tout à coup les douleurs auxquelles elle donne lieu en immobilisant l’utérus à l’aide d’un bandage, d’une ceinture ou d’un pessaire. ^
55*^ Mémoire saar la céréba*ale apoplectîfforme (lecture à
l’Académie de médecine, le 5 février 1860).
Ce mémoire a pour but de démontrer que toutes les congestions cérébrales momentanées ou passagères ne sont pas un symptôme d’épilepsie.
seo Me la métropatlaie (leçon clinique: Gazelle des hôpitaux , 21, 26 février 1861}
Je groupe sous le nom de métropaihie toutes les lésions anatomiques et fonctionnelies de l’utérus. Le but de cette réduction fictive des maladies de l’utérus en une seule est de généraliser les symptômes utérins et de distinguer les affections de l’appareil utérin, des maladies de l’estomac, du cœur, de la tête, etc. ; car l’iilérus malade éveille de nombreuses souffrances sympathiques immédiates ou médiates dans les organes importants du corps humain.
590 lie la coqueltscbe (leçon clinique; Gazette des hôpitaux, 23 avril
Je viens confirmer dans celte leçon une idée émise déjà, en 18ô6, dans les Archives générales de médecine (cahier de septembre), à savoir, que la coqueluche est une phlegmasie sécrétante et purulente de la membrane muqueuse de Vinfundibulum sus-gloltique; que celte phlegmasie est contagieuse et n’attaque qu’une fois le même individu.
Cette idée nouvelle sur le siège de la coqueluche a été confirmée par le laryngoscope , à l’aide duquel on a constaté tous les caractères d’une phlegmasie de Vinfundibulum sus-glottique sur une jeune fille de 16 ans atteinte de coqueluche contractée par influence contagieuse.
58® lie 1» diastole ventriculaire dans l’ordre de succession des mouvements du coeur {Gazette des hôpitaux, 20,’22, 27 août 1861).
Je montre dans cette leçon, par des expériences faites sur la grenouille, l’anguille, la tortue et le cheval, que la diastole du ventricule a lieu au premier temps, qu’elle est suivie immédiatement de la systole ventriculaire pour constituer le mouvement complexe qu’on appelle battement du ventricule. Je développe les conséquences pathologiques qui se rattachent à ce fait physiologique.
5@® He l’alsus du tatiac c^smsldéré conamc cause d’angine de poitrine (communication feiîe à l’Académie des sciences le 9 juin 1862).
J’établis à l’aide de plusieurs observations que le tabac à fumer donne lieu à l’angine de poitrine. Ce point d’observation clinique est corroboré par les expériences antécédentes de M. le professeur Cl. Bernard sur la nicotine.
60® »îsscrtation sur la caclscxic ©xopiîtlBalmicau® (Académie de médecine, le 19 août4862).
Je cherche à démontrer, avec les observateurs allemands et anglais, que la triade symptomatique qui caractérise cette singulière maladie a pour base un état cachectique ou chlorotique.
610 MotËcc sur les taclics Mcucs de la fièvre typhoïde ( des
hôpitaux. 15 novembre 1862).
Je signale ce fait singulier que les taches bleues de la fièvre typhoïde se montrent bien plus souvent chez les hommes que chez les femmes.
6S® îVolc sur le rhumatisme du muscle deltoïde, suivie de quelques réfle^ious sur les rliumatismaes et rétractions musculaires
{Archives générales de médecine, décembre 1862).
Ce rhumatisme a été jusqu’à présent négligé par les pathologistes. Lava-
riélé des symptômes qu’il produit permet d’e'tablir quatre degre's d intensité' dans la description du rhumatisme deltoïdien.
Je montre que le rhumatisme affecte surtout les muscles qui /comme le deloïde, sont très-adhérents à la peau. Je montre enfin que dans les rhumatismes musculaires très-intenses, il y a une contraction permanente des muscles voisins qui a pour but d’immobiliser le muscle douloureux et de le mettre dans le relâchement.
«8° Quelques réflexions sur le spflyngnomctre cardiaque «le
MM, Chauveau et Marey {Gazette hebdomadaire, 12 et 19 décembre 1862).
Je cherche à démontrer dans cette dissertation que le tracé cardiographique obtenu dans les premières expériences de MM. Chauveau et Marey ne dépose nullement en faveur de la théorie ancienne, et qu’il ne peut être interprété dans tous ses points que par la théorie que j’ai émise depuis longtemps.
De la douleur liépatique dans la dothiénenterie {Gazette des hôpitaux, 10 janvier 1863).
Cette notice a pour but de démontrer un nouveau symptôme de la dothiénentérie, qui estune douleur hépatique provoquée par la percussion du foie. Cette douleur existe surtout à la région antérieure de l’organe hépatique.
68^ Sur la eoutag^lon de la fièvre jaune (comniunication à l’Âcadémie de ' médecine, le 26 mai 1863).
Cette dissertation a eu lieu à l’occasion des faits d’importation de cette maladie à Saint-Nazaire.
Je distingue l’infection proprement dite de la contagion miasmatique. Je montre que dans la contagion miasmatique, qui est celle de la fièvre jaune, la maladie n’atteint que la petite minorité de ceux qui ont eu des rapports avec les malades.
«flo Du vomissement bilieux {Gazette des hôpitaux, 6 août 1863.)
Pour que le vomissement bilieux ait lieu, il faut absolument que la bile passe du duodénum dans l’estomac ; il faut aussi par conséquent qu’il y ait une dilaation momentanée de l’orifice pylorique. Le passage de la bile du duodénum
dans l’estomac est favorisé par la position horizontale du malade. Aussi le vomissement bilieux a-t-il lieu surtout le matin après le décubitus horizontal de la nuit.
eîfo Des cavernes calleuses {Gazette de t hôpitaux, 6 Sioùt 1S63).
J'établis que la callosité des cavernes tuberculeuses est une circonstance favorable de la tuberculisation pulmonaire.
«80 Du défaut «i’altsorptSon du liquide des boissons dans le cancer pylorîque {Gazette des hôpitaux, septembre 1863).
La digestion dans le cancer pylorique n’est pas troublée ou anéantie seulement parce que les aliments ne pénètrent plus dans l’intestin ; elle l’est encore parce que les parois gastriques n’absorbent plus. Gela est mis en évidence par les faits signalés dans celte notice. On y voit que le liquide des boissons, ingéré même en petite quantité, était rejeté par ce vomissement, et que le patient était tourmenté par une soif inextinguible, à peu près comme dans le choléra.
««0 Au||;iue de poitrine causée par l’iiabitude de priser du tabac 5 septembre 1863).
Il s’agit dans cette communication d’un sergent de ville affecté d’angine de poitrine , qui fut guéri de cette redoutable maladie aussitôt qu'il eut renoncé à l’habitude de priser.
900 Mouvemeuts saccadés des lèvres et de la face dans la fièvre
typhoïde des hôpitaux, 3 octobre 1863).
Je signale un symptôme assez fréquent de la fièvre typhoïde, qui a été observé aussi par M. Bois de Loury.
9to licctnre sue* fia rag^e, à l’Académie de médecine, le 6 octobre 1863 .
Cette communication a été faite à propos de l’excellent rapport de M. Bouley. Je montre que, dans la rage humaine, il y a des symptômes signalés par M. Bouley sur le chien, tels que le vomissement de sang, le sentiment de corps étrangers à la gorge, la boulimie, etc.; il y a une grande variété de prédominances symptomatiques dans la rage. Je signale dans la rage furieuse un durcissement extrême de la pulpe cérébrale.
De i’exaccrBtiatiou vespérale des sympièïaîcs «!c la pîïftÏEêsî,e pnlmonaire {Gazette des hôpitaux, 24 octobre 1863).
Il n’y a pas seulement exacerbation de la fièvre dans la phthisie le soir ; ii y a encore souvent exacerbation de quelques signes physiques. C’est ainsi que des bulles cavernuleuses peuvent ne pas exister le matin , et sont parfaitement constatc'es le soir.
C®BisîdéraiS®ïiis sur l’aspliyxie {Arch. gén. de méd., janvier 1864).
Le mot asphyxie, qui, pour les anciens médecins, signifiait le degré le plus élevé de la syncope, s’emploie maintenant, par suite d’une déviation regrettable, pour désigner les différents genres d’enrayement et d’altération de la fonction respiratoire, qui produisent souvent l’asphyxie des anciens, c’est-àdire le degré le plus élevé de la syncope.
Après avoir exposé une théorie nouvelle de la production de la syncope par les vices de l’hématose, je montre la nécessité de revenir à l’ancienne signification du mot asphyxie. Il faudrait donc reconnaître des asphyxies ou des syncopes graves produites par le froid, par l’ivresse, par la foudre, etc., et par les altérations de l’hématose ; ces dernières seraient divisées en deux genres : les vices de l’hématose, qui dépendent d’une insuffisance d’air (apnée), et ceux qui résultent d’un empoisonnement par les gaz inspirés (pnéotoxie).
Ce mémoire n’est que la première partie d’un travail étendu, dans lequel j’aborde plusieurs questions difficiles de physiologie pathologique.
lîIseouK's proisoncés la alisenisslon des mouvements dee
cœne, qui a eu lieu dernièrement à l’Académie, 12 avril, 31 mai, 5 juillet 1864.
Ayant attaqué un troisième tracé cardiog-raphique présenté par MM. Chauveau et Marey à l’Académie de médecine, lequel tracé était tout différent des deux premiers tracés présentés à l'Institut, j’ai été mis dans la nécessité de défendre ma théorie des mouvements du cœur contre MM. Bouillaud, Béclard, Gavarret, Parchappe ét Barth.