‹ Expose des titres scientifiques du docteur J. -M. CharcotChapitre 19 sur 59 · C. — Leçoas sur les maladies du système nerveus faites à la · texte numérisé non relu

C. — Leçoas sur les maladies du système nerveus faites à la

Salpêtrière.

91 . — Leçons sur les maladies du système nerveux faites à la Salpêtrière, t. I. 3" édition, vol. in-S" de 444 pages, avec 29 figures intercalées dans le texte et 10 planches on chromo-litho2:raphie. Paris, 1877. — T. II, 3» édition, vol. in-S" de 466 pages avec 33 figures et 10 planches en chromo-lithographie.

Les nombreuses recherches anatomo-pathologiques et cliniques

faites à l'hospice de la Salpêtrière par M. Gharcot, et sous sa direction, par ses élèves dans le cours des quinze dernières années, lui ont permis de présenter dans cet ouvrage plusieurs des grandes questions relatives aux maladies du système nerveux sous un jour nouveau et d'introduire dans ce domaine de la pathologie un certain nombre de chapitres entièrement neufs (1).

Voici l'indication sommaire des principaux sujets qui ont été traités dans ces leçons :

Tome I. — Des troubles trophiques consécutifs aux maladies du cerveau et de la moelle épinière. - — Paralysie agitante et sclérose en plaques disséminées. Hystérie et hystéro-épilepsie:

Tome II. — Anomalies de Vataxie locomotrice. — De la compression lente de la moelle épinière. — Des amyotrophies spinales. — Des paraplégies urinaires. — De fhémichorée posthémiplégique. — De Vépilepsie partielle d'origine syphilHique. — Du tabès dorsal spasmodique. — ■ De l'athétose.

Tome III. — Leçon d'ouverture. •-'Sur V atrophie musculaire qui succède à certaines lésions articulaires. — Contractures d'o-

(1) L'ouvra^^e paraît avoir été très favorablement accueilli à l'étranger. Nous demandons la permission de citer le jugement porté à son sujet par l'auteur d'un des derniers ouvrages publiés en Allemagne sur les maladie'4 du système nerveux :

a Im Uebrigen konnte ich mich nalûrlich auch derjenigen inneren Uraarbeitungdes Stoffesniclitentziehen, welchedurch das massenhafte Zustromen nenen Materials, durch hervorragende monographische PublicaLionen, vor Allera aber durch das Auftauchen wesentlich neuer Grundanschauungen ûber wichtige Fragen der allgemeinen uud speciellen Nervenpathologie bedingt war. Als Beispiele letzterer Art, nenne ich nur die durch Charcot und seine Schûler der Lehre von den Trophoneurosen, der Sclérose, der Hystérie u. s. w, gegebenen Impulse; wie ich denn ûberhaupt nicht unterlasscn môchte, den jetzt so vielfach beliebten pseudopatriotischen Verkleinerungenauslandischer, zumal franzosicber Forscbung gegenûber, auf Charcot als den vielleicht bedeutendsten, eigenartigsten Vertreter der heutigen Nervenpathologie hinzuweisen. Ich kann dièses Lob wohl um so unbefangener und rûckhaltloser aussprechen, als ich in der, durch Charcot so gliinzend reprasentirten pathologisch-anatomischen Richtung, trotz ihrer eminenten Leistungen doch keineswegs das letzte Wort der Nervenpathologie zu erkennen vermag. »

A. Eulenburg.ord. prof, an der Univ. Greifswald Lehrbuch der Nervenkrankheiten. 2. Auflag. Vorvvort. p. V. Berlin, ISTS.

rigine traumatique. — Tic non douloureux de la face chez une hystérique. — Sur Vatrophie musculaire consécutive au rhumatisme articulaire chronique. — Amijotrophie et contracture réflexes d'' origine articulaire. — Migraine ophthalmique se manifestant à la période initiale de la paralysie générale. — De l'hystérie chez les jeunes garçons. — Deux cas de contracture hystérique d'origine traumatique. — Exemple d'une affection spinale consécutive à une contusion du nerf sciatique.

Les Leçons sur les maladies du système nerveuxT. I et II ont été traduites :

En allemand par M. le D' Berthold Fetzer. 1 * vol., Stuttgart, 1874. 2" vol., 1876.

En anglais par M. le professeur Sigerson, de Dublin (Sydenham Society), Londres, 1 877.

En hongrois (Magyar) par M, leD' Azary Akos. Budapest, 1876.

En russe par M. le D"" Marsicani. Saint-Pétersbourg, 1 876.

En italien^SLT MM. les I>" Scambelluri etGiordano, avec notes du professeur Borelli. Naples, 1877.

D. — Localisations dans les maladies de la moelle épinière.

92. — Essai de physiologie pathologique de la moelle épinière, fondée principalement sur les données de Vanatomie pathologique topographique, et sur la connaissance des affections spinales systématiques. — Théorie des localisations dans les maladies spinales.

Le caractère principal des études de M. Charcot sur la pathologie de la moelle épinière a été de faire marcher, si l'on peut ainsi dire, du même pas, dans une étroite connexion, la clinique et l'anatomie pathologique à la lumière des connaissances physiologiques.

Ces recherches tendent à établir que la moelle épinière est composée d'un certain nombre de régions, répondant en quelque sorte,

à autant d'organes doués de fonctions spéciales, La lésion spontanée, isolée, générale ou partielle de chacun de ces organes s'accuse et se révèle durant la vie, par autant de composés symptomatiques particuliers, susceptibles d'être rattachés aujourd'hui par le diagnostic à leur origine organique. Ainsi se trouve constitué, dons la pathologie spinale, tout un groupe cV affections élémentaires dont la combinaison produit les formes complexes ; celles-ci pouvant être à leur tour, à l'aide de l'analyse clinique, décomposées en leurs éléments constitutifs.

On voit par là qu'un grand fait domine la physiologie pathologique de la moelle épinière : c'est justement l'existence très répandue dans ce domaine, des affections dites systématiques. On entend dans l'espèce^ désigner par cette expression empruntée à M. Yulpian, les affections spinales qui, systématiquement, — la dénomination paraît parfaitement appropriée, — circonscrivent leur action dans de certaines régions, bien déterminées, de cet organe complexe.

L'expérimentation chez les animaux avait déjà, depuis longtemps, tracé la voie. Mais on peut dire qu'elle n'avait pas pénétré aussi avant que l'a pu faire, dans ces derniers temps, la pathologie éclairée par la connaissance des affections spinales systématiques, avec le concours des puissants moyens d'investigation anatomique dont on dispose aujourd'hui.

Si, sur une sorte de plan topographique (voir la figure page 80), on indique par des teintes diverses les régions de la moelle épinière jusqu'ici explorées par le pathologiste, à l'aide de la méthode en question, on voit que le champ des terres inconnues laissées en blanc est grand encore ; mais il tend manifestement à se rétrécir chaque jour.

Voici l'indication sommaire des résultats qui, dans cette catégorie, peuvent être, d'après M. Charcot, considérés aujourd'hui comme déiinitivement acquis.

Les anciens faisceaux postérieurs de la moelle épinière doivent être décomposés en deux régions bien distinctes ; 1 ° Les faisceaux de Goll, E, dont la lésion isolée a été plusieurs fois constatée et ré>pond à un ensemble symptomatique qui ne tardera pas, sans doute,

à être nettement déterminé et à prendre rang dans la clinique usuelle; 3" Les zones i'adiculaires postérieures, suhsiva,inm anatomique essentiel, d'après les recherches de MM. Charcot et Pierret, del'ataxie locomotrice progressive.

Les faisceaux antéro-latéraux des auteurs doivent, à leur tour, être décomposés en trois régions : 1 ° Les faisceaux latéraux pro-

A, A, cordons latéraux, — A', faisceaux de Tûrck. — B, B, zones ra»

diculaires postérieures- C, C, cornes postérieures. — D,D, cornes

antérieures.— F, zone radiculaire antérieure E, cordons de GoU.

prement dits (faisceaux pyramidaux de M. Flechsig et de quelques autres auteurs). A. A. Ils se montrent affectés systématiquement dans toute leur étendue, des deux côtés de la moelle, dans le cas de sclérose latérale symétrique et, partiellement, d'un seul côté de la moelle, dans la sclérose descendante consécutive aux lésions cérébrales ou spinales en foyer ; 2' Les faisceaux de Tiirck, A. Leur pathologie se confond presque toujours avec celle des faisceaux latéraux ; 3° Les zones radiculaires antérieures, F ; elles ont été laissées en blanc sur le schéma. Quelques observations établissent cependant qu'elles peuvent être lésées isolément. L'altération s'est traduite dans ces cas, ainsi qu'on eût pu le prévoir en raison de la participation à peu près nécessaire des racines spinales antérieures, par une

paralysie avec amyolrophie dans le membre correspondant à la région lésée de la moelle épinière;

Pour ce qui est de la substance grise, on connaît mal les effets d'une lésion isolée des commissures, et en ce qui concerne les cornes postérieures C, on sait seulement que, lorsqu'elles sont le siège d'une altération profonde, il se produit une anesthésie plus ou moins prononcée dans les parties du corps situées du même côté que la lésion spinale. Nos connaissances sont plus avancées relativement au rôle pathologique des cornes grises antérieures. 11 est, en effet, bien établi aujourd'hui, qu'elles peuvent être lésées isolément, primitivement; ou, au contraire, d'une façon secondaire, et l'on sait, d'après les recherches de M. Charcot que, dans les deux cas, si l'altération porte sur les grandes cellules nerveuses dites motrices, il s'ensuit forcément la production d'une amyotrophie. Celle-ci se développe rapidement, si la lésion spinale évolue suivant le mode aigu (paralysie spinale infantile) ou, au contraire, d'une façon lente et progressive [amyotrophie spinale protopathique, sclérose latérale, amyotrophique, etc.) si elle évolue suivant le mode chronique. Les cornes grises antérieures (ou plus explicitement les grandes cellules nerveuses de la région,) et les zones radiculaires antérieures (en raison du trajet intra-spinal des racines antérieures) seraient, d'après les observations de M. Charcot, les seules régions de la moelle épinière qui intéressent directement la nutrition des muscles.

Ces résultats ont été exposés par M. Charcot, à la Faculté de Médecine, dans son cours d'anatomie pathologique, en 1873. Ils sont consignés dans les Leçons sur les maladies du système nerveux, t. II, p. 269 (Voir n" 88).

93. — Nouvelle contribution à T étude des localisations motrices dans Vécorce des hé^nisphères du cerveau.

En commun avec M. Pitres.

(Revue mensuelle de médecine et de chirurgie, 1881, p. 127.)

Nouveaux faits â l'appui de la doctrine des localisations cérébrales motrices (voir p. 70 et suiv.)

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