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Atrophie musculaire des hémiplégiques

Les muscles paralysés et contracturés, chez les hémiplégiques atteints de dégénération descendante, sont quelquefois frappés d’atrophie, et cette complication est même plus commune qu’on ne le croit oramairement.

L’atrophie musculaire, dans les cas de ce genre, est assez uniformément répandue sur tout le côté paralysé, et elle s’accompagne d’une diminution notable de la contractilité électrique. Les autopsies démontrent que la corne antérieure du même côté est le siège d’une altération dont le point le plus saillant est la transformation granuleuse et même la disparition complète d’un certain nombre de cellules motrices. — Dans beaucoup de cas, sans doute, lorsqu’il existe une dégénération secondaire du cordon latéral, les cellules motrices peuvent résister, en raison de leur autonomie, à l’envahissement du processus dégénératif. Mais, sous l’influence de conditions encore

Toutes ces recherches répondent au desideratum formulé, il y a quatre ans, par M. Charcot, dans les termes suivants : < Il semble résulter de ce qui précède qu’entre les parties de l’écorce cérébrale désignées ici sous le nom de zone motrice et les faisceaux latéraux de la moelle épinière, il existe, à l’état normal, des connexions anatomiques et physiologiques, qui, par contre, n’existent pas entre ces mêmes faisceaux et les régions de l’écorce situées en dehors de la zone motrice. > (Voyez section IV, n" 87).

De l’étude des lésions secondaires spinales chez les hémiplégiques, M. Charcot tire les raisons pathogéniques du symptôme fondamental, la coniracture des hémiplégiques; mais cette contracture en général ne survient pas d’emblée, elle est précédée do quelques signes avant-

Parmi ces symptômes précurseurs, M. Charcot signale l’exagération des réflexes tendineux comme étant de ceux qui éclairent le

le siège.

Les Leçons sur les. localisations dans les maladies de la moelle épinière ont été traduites ;

En allemand par M. le D'Berthold Fetzer, Stuttgart, 1881.

En anglais {Sydenham Society), par le D' Hadden, Londres, 18821.

Encore en anglais {édition américaine), par le professeur Cornélius Comegys, àncinnati, 1881.

rose en plaques disséminées). M. Charcot s’est attaché à déterminer les caractères qui séparent ces deux maladies.

Un premier caractère différentiel est tiré de l’anatomie pathologique. La paralysie agitante n’a pas, quant à présent, de lésions qui lui soient propres. M. Charcot, notamment dans deux autopsies faites avec soin, a constaté l’intégrité apparente des centres nerveux, et un examen histologique très-complet a confirmé l’absence de lésions appréciables (voy. Joffroy, Anatomie de la paralysie agitante, in Galette deshôpitaux, 23 décembre 1871).

Au point de vue clinique, les différences, peut-être moinsradicales, n’en sont pas moins très-tranchées. La paralysie agitante —maladie qui débute généralement après l’âge de quarante ans — a pour caractère un tremblement incessant, ou qui, tout au moins, ne cesse pas nécessairement, dans l’attitude du repos, consistant en petites oscillations rhythmiques et involontaires des membres. Mais la tête.

Au tremblement se joint la parésie, et plus tard il peut faire place à la contracture permanente. Les malades ont de l’amblyopie, du nystagmus, un embarras spécial de la parole. A ces troubles fonctionnels peuvent venir s’aojoindre d'autres symplômes de lésions bulbaires portant sur la déglutition, la circulation et la respiration. Souvent des crises gastralgiques avec vomissements, des vertiges, se remarquent au début ; plus tard des attaques épileptiformes et apoplectiformes. 11 y a presque toujours un état mental particulier. Enfin on observe parfois des symptômes insolites (douleurs fulgurantes, incoordination tabétique, atrophie musculaire), véritables complications qui reconnaissent pour cause l’envahissement, par les plaques scléreuses, de certains départements de la moelle épinière (ainsi la substance grise des cornes antérieures quand il y a atrophie musculaire, les faisceaux postérieurs quand se développent les systèmes tabétiques).

Telle est en raccourci la symptomatologie, aujourd’hui bien établie, de la forme cérébro-spinale de lascléroseen plaques. A l’étranger, les auteurs de nombreux travaux suscités par les publications de M. Charcot, se sont plu à reconnaître l’exactitude de sa description et n’y ont guère ajouté que des faits de détail (1).

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