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ANATOMIE DES DIFFORMITÉS

it soumis à des règles fixes, propres au système musculaire, règles en ner, la difformité du squelette étant donnée, quels seront les changements Les principales de ces lois sont les suivantes : iiormités anciennes, les muscles, au lieu de continuer leurs rapports primitendent à se raccourcir et à se. diriger en ligne droite, entre leurs deux

logue à celui qui est produit par le système fibreux, est dû précisément à la nature fibreuse des enveloppes des cordons nerveux (le névrilème),

» Les faits qui précèdent sè répètent dans l'histoire die toutes les difformités, et en constituent en quelque façon l 'anatomie générale.

» Parmi les faits anatomiques appartenant à l’histoire des difformités particulières, la commission a plus spécialement remarqué :

. • 1* La détermination de dispositions articulaires spèciales éntteies onzième et douzième vertèbres dorsales, entre la dernière vertèbre lombaire et le sacrum, articulations présidant au centre des mouvements de flexion latérale do la colonne et d 'inclinaison de la colonne sur le bassin. Ces deux faits d’anatomie et de physiologie sont d’autant plus importants qu’ils deviennent la sourcè de deux caractères primitifs des déviations latérales, suivant la ! nature des causes qui les mettent en jeu. ’ :

2» Le fait de la torsion de la colonne sur un axe passant par l’extrémité des apophyses épineuses, et considéré comme

sant des cavités articulaires nouvelles, lié et subordonné au degré de perforation de là capsule orbicuiaire, de manière à mettre dans une évidence complète la loi formulée par l’auteur, savoir que toute cavité articulaire nouvelle,

l’os iliaque à travers la capsule orbicuiaire usée ou perforée.

* Ce fait est un des principaux qui décident de la réductibilité ou de la non-réductibilité des luxations anciennes etcongéniales(l).»

(1) Comptes rendus de l’Académie des sciences, séance annuelle, année 1837, p. 237.

de ces combinaisons, tantôt la dilatation du thorax est nulle des deux côtés, tantôt incomplète à droite ou à gauche ; que la respiration est exclusivement diaphragmatique ou abdominale dans un grand nombre de cas ; qu'il y a un mouvement partiel des côtes supérieures du côté convexe, rentrée partielle de la base du thorax du côté concave, et mouvement d'ascension de la totalité du thorax-, il a fait voir que dans la déviation à deux courbures égales du troisième degré, limitant les parties supérieure et inférieure du thorax, la respiration devient impossible et l’asphyxie imminente.

» A l’égard des- déplacements et des altérations du poumon, il a établi que, malgré l’élasticité et la compressi- , bilité du tissu de ces organes, ils sont tour à tour engoués, splénisés, carniiiés, et môme transformés partiellement

• lia signalé en outre un autreordre d'influences, celles du déplacement du foie sur la position du cœur, par l'intermédiaire de la veine cave, de manière que, dans la déviation dorsale moyenne à droite, au troisième degré, lorsque lé foie est précipité dans le bassin, le cœur , entraîné par la veine cave, vient appliquer l’oreillette droite sur le trou ovale. Dans ces différentes conditions, les mouvements et les bruits du cœur éprouvent des modifications spéciales, que H. J. Guérin s’est attaché à déterminer. Enfin, il a montré que dans les déviations dorsales moyennes a droite du troisième degré, les gros vaisseaux sont tordus, comprimés, et comme enroulés a leur origine ; et que dans la déviation dorsale moyenne a gauche du troisième degré, les mouvements du cœur deviennent complètement impossibles.

» La commission regrette de ne pouvoir reproduire avec détails la série des faits signalés par l’auteur dans l’histoire des autres fonctions. Les exemples qui précèdent et la connaissance de la méthode appliquée par il. Guérin, c’est-à-dire la triple recherche, sur le squelette, sur le cadavre et sur le vivant, des changements de forme du contenant, des changements de situation, de l'apport et de texture du contenu, des changements dans l'exécution de la fonction, suffisent pour laisser prévoir le nombre, l'étendue et la profondeur des observations auxquelles il s’est livré, et la fécondité des résultats que ces observations ont produits. La commission laisse donc cette partie de son analyse incomplète, pour passer immédiatement à Dénoncé de faits d’un ordre plus important et plus élevé, la pathologie (1). •

Essai de physiologie générale.

Ces recherches, formées de la réunion de plusieurs mémoires lus devant l’Académie des sciences, ont eu pour objet d’établir trois ordres de faits et de vues qui forment la base de la méthode scientifique de l’auteur, à savoir :

Premièrement, que la médecine humaine, ne pouvant procéder directement par des expériences sur l’homme, doit considérer les faits pathologiques et les résultats thérapeutiques comme des expériences toutes faites propres à contrôler et compléter les expériences sur les animaux, en cherchant à ramener les uns et les autres aux mêmes causes et conditions de manifestation;

Secondement , que le mécanisme fonctionnel a pour résultat nécessaire la formation graduelle et l’entretien de l’appareil organique; l’auteur a formulé cette doctrine par cette proposition, qui est restée dans la science : La fonction fait l'organe (2) : d’où cette conséquence de physiologie pathologique générale, que tout trouble fonctionnel permanent a pour résultat nécessaire une altération organique correspondante. Ce point dé vue, entièrement opposé aux tendances médicales contemporaines, a ouvert à la science un nouveau champ d’observation, Yorganogéneste physiologique et pathologique de la fonction ;

(1) Comptes rendus de l’académie des sciences, séauce aDDuelle, année 1837,' p. 240.

(5) Histoire naturelle cénérale; par M. Isld. Geoffroy-Saint-Hilaire, 1.1“,

Troisièmement, que les études sur le mécanisme de la formation des tendonset de la portion fibreuse du système musculaire constituent une application des vues de l’auteur sur l’action organogénique de la fonction. La portion fibreuse des muscles se développe à leurs points d’insertion là où ils se ramassent en faisceaux isolés; là, en effet, retentissent les efforts de traction incessante dont ils sont le siège. Lorsqu’une portion charnue de muscle se trouve accidentellement dans cette condition, elle subit bientôt la transformation fibreuse. L’auteur cite un grand nombre de faits à l’appui de cette théorie.

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