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SO

Traitement des hydartliroses et autres collections séreuses par la i

Les applications nombreuses et variées de la méthode sous-cutanée indiquées dans ce ré- j sumé ont eu pour but et pour résultat de montrer qu’on peut guérir sans injections irritantes d’aucune espèce, et rien qu’à l’aide de succions ou de scarifications sous-cutanées pratiquées sur les parois des kystes, toutes ces collections récentes ou chroniques. (La première indication de ces opérations a été consignée dans les deux premiers mémoires sur la méthode lus à l’Académie des sciences en 1839.)

(Programme des conférences sur la chirurgie sous-cutanée, ouvertes à l'hôpital des Enfants le 22 mal 1844. - to», 1844.)

Ces applications, d’un ordre secondaire, sont trop nombreuses pour être indiquées ici ; elles ne sont rappelées que pour prouver la généralité et l’inépuisable fécondité de laméthode.

Cette méthode, qui a pour but de procurer aux plaies ordinaires les avantages des plaies sous-cutanées, consiste à revêtir toutes les solutions de continuité externes d’une peau artificielle en baudruche, en caoutchouc volcanisé ou en taffetas imperméable, de manière à les maintenir à l’abri du contact de l’air. La méthode du ■pansement par occlusion est une déduction des plus importantes de la méthode sous-cutanée. Les principes physiologiques qui lui servent de base ne laisseraient aucun doute sur la possibilité de ses succès pratiques : l’expérience a déjà confirmé en partie les prévisions de la théorie. Un certain nombre de faits ont établi qu’il est possible d’empêcher les plaies ouvertes de suppurer en les maintenant à l’abri du contact de l’air. Il ne manque à ce résultat, renfermé jusqu’ici dans les limites d’un fait scientifique, pour acquérir le caractère et la valeur d’un fait pratique absolu, que d’être servi par des appareils réalisant avec la précision voulue les principales conditions mécaniques de l’appareil tégumentaire. C’est à quoi l’auteur n’acessé de travailler depuis quinze ans. L’importance capitale du but justifie la persévérance de ses efforts. Cette importance explique aussi comment beaucoup de tentatives postérieures aux premières indications qu’il a données de la méthode ont cherché à en partager le mérite. Mais la précision des dates aussi bien que la publicité des expériences assurent à l’auteur la priorité complète de son invention. Il croit d’ailleurs devoir ajouter que la condition capitale du succès de la méthode a été consignée par lui dans un paquet cacheté déposé à l’Académie, et il ne fera connaître cette condition que lorsqu’il aura pu obtenir des appareils mécaniques assez précis pour en assurer toujours et à coup sûr le bienfait.

Le déplacement des

Avant l’auteur. On traitait ces sortes de coarctations par l’ablation totale ou la division en travers des brides cicatricielles. Ni l’une ni l’autre de ces méthodes n’avait produit de résultats permanents. Au moyen du déplacement des cicatrices — détachement d’un lambeau parallèle au plan d’application, lequel, après le redressement immédiat des parties, vient se greffer sur une surface nouvelle — l’auteur est parvenu nort-seulement à produire des guérisons définitives, mais il a obtenu un résultat aussi curieux qu’inattendu : les brides déplacées et relâchées par le déplacement, en se greffant sur le point où on les a fait des-

cendre, se dépouillent de leur couche corticale épidermoïde , pour ne plus conserver que leur couche profonde, qui offre les apparences du derme : elles font peau neuve. Voici comment le rapport de la commission des hôpitaux rend compte de ce résultat :

“ La méthode par déplacement des cicatrices a reçu sa complète application. Le résultat a répondu de tous points aux vues de l'Opérateur, c’est-à-dire redressement de la difformité sans récidive, conservation et même amélioration notable des mouvements, et, ce qui caractérisé surtout la nouveauté de la méthode, décortication de la couche épidermique de la cicatrice, suivie du retour partiel de la peau à sa consistance et à ses fonctions physiologiques. .

Cette méthode a déjà donné lieu à plusieurs applications importantes en dehors du cercle où elle est née. Au nombre de celles-ci, on croit pouvoir citer l’ingénieux procédé d’autoplastie par glissement imaginé par M. Jobert (de Lambâlle) pour la guérison des fistules vésicovaginales.

Ce résultat, unique dans la science et dont les moules authentiques ont été conservés, a été obtenu au moyen de la réduction lente, contrairement à l’opinion de plusieurs sommités chirurgicales consultées qui avaient déclaré la guérison dangereuse à tenter et impossible à obtenir.

Avant les recherches de l’auteur, on n’avait pas songé à guérir ces sortes de difformités morbides : on se préoccupait uniquement de la maladie d’où elles dépendent, et les moyens employés, tels que le décubitus sur le dos, n’avaient d’autre résultat que d’augmenter la courbure anguleuse de l’épine. Le premier, l’auteur a montré qu’il est possible d’arrêter le développement de la difformité, de la diminuer et même, dans certains cas, de la faire disparaître tout à fait par la méthode qui lui est propre. Les propositions et conclusions qui suivent, empruntées au rapport de la commission des hôpitaux, résument très-bien les idées et la pratique de l’auteur sur ce point nouveau de thérapeutique chirurgicale, en même temps qu’elles font connaître les résultats qu’il a produits.

coude ou du geno l’axe longitudinal

Cautérisation ponctuée (Mémoire sur la),

Adressé à l’Académie de médecine de Belgique, 1854 (Gazette Médicale, année 1854, p.583),

Imaginé il y a plus de dis ans, vulgarisé aujourd’hui presque partout, ce mode de cautérisation, qui consiste à percuter la peau avec de petites tringles rougies à blanc, pro-

duit des résultats physiologiques et pratiques entièrement nouveaux. C’est, suivant l’expression d’un habile chirurgien qui a adopté cette méthode dans sa pratique journalière, une douche de feu, d’une grande énergie d’action, et qui ne laisse après elle ni inflammation ni plaie. La cautérisation ponctuée est un remède précieux contre un grand nombre d’affections chroniques.

Dans ce travail, l’auteur a cherché à établir : \ ' qu’il existe des maladies dans lesquelles la peau est réfractaire à l'action pustulante du tartre stibié, est atteinte d’une sorte de •paralysie; 2" que l’action extérieure du tartre stibié, dans ces conditions, a pour effet de rendre à la peau et aux organes sous-jacents la vitalité qu’ils ont perdue dans les maladies dites phlegmasies organiques ; 3" que le mode d’action du tartre stibié, employé suivant cette méthode (onctions répétées à très-hautes doses), est une forme nouvelle, un procédé nouveau de la méthode Rasorienne, dont elle est à la fois l’explication et le complément. La méthode stibio-dermique est pour les maladies aiguës ce que la cautérisation ponctuée est pour les maladies chroniques.

maladies chlorotiques,

(Gazette Médicale, année 1832, p, 467.)

Cette méthode, instituée depuis plus de vingt ans par l’auteur aux bains de Dieppe, est employée aujourd’hui par les médecins de tous les pays qui se sont occupés des bains de mer. Elle produit des résultats qui lui sont spécialement propres : une secousse brusque et une réaction instantanée.

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