‹ Exposé des travaux du Dr Ernest Dupré, janvier 1898Chapitre 2 sur 7 · PATHOLOGIE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE GÉNÉRALE

A ce propos, j’ai précisé les rapports étiologiques et anatomiques de ces trois syndromes, et j’ai tenté de donner, de la pathogénie des états cataleptiques, une interprétation tirée de l’embryologie des centres associatifs et des centres moteurs, et conforme aux lois du développement physio-psychologique de la sensibilité dans ses différents modes, et de la motricité, au niveau de l’écorce cérébrale.

Après l'exposé historique, étiologique et clinique du syndrome ainsi dénommé par Gubler {ISIV), j’invoque, pour expliquer les

reproduisais ainsi exj lent abdominal, dont mple, une ascite biliaire, à lac n d^hydrocholépéntome.

Ine expérience du même genre

PATHOLOGIE EXPÉRIMENTALE

Rétentions glandulaires aseptiques (1).

a. Voies biliaires. — En réalisant sur des chiens, à l’exemple de Netter et de Lahousse, la rétention biliaire aseptique, parla ligature du cholédoque près de la bifurcation des canaux hépatiques, j’ai constaté la nature aseptique des lésions produites {dilatation mécanique des canaux, altérations cellulaires atrophiques, dégénératives et lésions interstitielles péricanaliculaires légères, avec processus de sclérose atténuée), et j’ai pu établir un légitime rapprochement entre ces résultats et ceux qu’ont obtenus dans le rein Straus, Germent et Albarran, dans leurs ligatures aseptiques de l’uretère.

Ces lésions expérimentales correspondent à la phase aseptique des rétentions biliaires apyrétiques qu’on observe en clinique.

tions salivaires aseptiques, assimilables à certaines hydronéphroses, que, pour celte raison, nous avons dénommées « hydroparotides ». Nous avons, à l’exemple d’Arnozan et Vaillard, reproduit expéri-

inflammatoire de la glande. Nous avons aussi réalisé une infiltration salivaire aseptique, dans l’espace celluleux péricanaliculaire, autour du canal de Sténon, sans réaction phlegmasique, obtenant ainsi une preuve indirecte de l’asepsie de la salive normale.

a. Voies biliaires. — J’ai expérimentalement produit des ictères passagers, fébriles, polycholiques, avec diarrhée, en injectant, à canal ouvert, dans le cholédoque de quelques chiens, des cultures de staphylocoques ou du liquide intestinal normal. La même expérience, faite à canal fermé (ligature du cholédoque après l’injection microbienne), crée une rétention biliaire septique, à laquelle suc-

PATHOLOGIE EXPÉRIMENTALE

b. Voies salivaires. — Les iojections de cultures microbiennes faites à canal ouvert, même après traumatisme artificiel (injections irritantes, etc.) du conduit, ne donnent que des résultats négatifs, qui prouvent la difficulté de finfection expérimentale des glandes

PATHOLOGIE EXPÉRIMENTALE

PATHOLOGIE EXPÉRIMENTALE

phylocoques, streptocoques, coli-bacilles, etc.) ou accidentels et pathologiques (bacille typhique) du duodénum.

Les différentes bactéries provoquent, dans le milieu biliaire, des réactions pathologiques diverses qui sont, dans une certaine mesure, caractéristiques de l’activité biologique du microbe en cause. Ainsi les bacilles intestinaux, saprogènes, exercent sur les voies biliaires une action surtout toxique, une altération d'ordre nécrolique, un travail destructif, qui représente une sorte de putréfaction locale ante morlem. Les microbes habituellement pyogènes provoquent, au contraire, une altération chimique du milieu, accessoire comparativement à la réaction cellulaire irritative, phagocytaire, intense, dont le terme est la suppuration. C’est de ces coques surtout que relève l’infection sanguine d'origine biliaire. Entre ces deux classes de bactéries se range une catégorie intermédiaire, celle du coli-bacille et du bacille typhique, dont l’action varie de la fermentation irritative simple à la suppuration franche.

A ces diverses réactions histochimiques correspondent, en général, les diverses modalités de la réaction clinique de l'organisme.

J’ajoutais, A une époque (1890) où personne ne' songeait à identifier le bacille d’Escherisch et la bactérie pyogène urinaire de Clado- Albarran-Hallé :

Il Une place à part est à faire parmi les différents agents de l’infec-

importance s’explique par le siège intestinal, l'extrême mobilité, la tolérance biologique et la longévité de ce microbe. Ce bacille semble

joue, dans l’infection des voies urinaires, la bactérie pyogène. »

Cette réflexion a reçu une intéressante confirmation des travaux

Page 1