EXPÉRIMENTALE
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Les infeetions générales graves, celles surtout qui portent leur
biliaire, des perversions (hypocholio) qui favorisent l’apparition d’une infection biliaire deutéropathique.
Les lésions typhiques des voies biliaires sont depuis longtemps
pas encore été démontrée avant mon mémoire (octobre 1890). Depuis, celte notion a été confirmée par d'autres auteurs, notamment par Gilbert et Girode, qui ont reconnu l’action pyogène du bacille typhique dans les voies biliaires, par Chiari, etc.
Voici les conclusions de mes recherches à ce sujet :
L'infection de la bile, au cours de la fièvre typhoïde, qui, d’ail-
îivre typhoïde, et, une fois la dothiénentérie terminée, évoluer elle-même sur place, couvant à l’état silencieux dans les voies lires, pour engendrer ensuite, par un processus local insidieux, des lésions mortelles. Ces exemples, qui reculent bien loin les limites de la durée de l’infection biliaire, révèlent la longévité de l’agent pathogène, prouvée d’ailleurs dans d’autres organes par certains auteurs (Chanlemesse). Voici, il l’appui de cette thèse, le résumé de l'observation IX de mon mémoire :
Fièvre typhoïde grave, suivie d’une convalescence longue ; guérison confirmée. Six mois plus tard, après un intervalle de santé parfaite, première apparition de signes de lithiase biliaire (coliques hépatiques, ictère). Peu de temps après, accès fébrile, témoignant d'une infection biliaire greffée sur l’obstruction calculeuse ; interven-
typhique. Cholécyslentérostomie. Mort.
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qualifier de typhus local^ de fièvre typhoïde locale. L’expression de MM. Landouzy et Mathieu, typhus hépatique, trouve ici l’occasion d’une application rigoureusement littérale. J’ai proposé, pour qualifier ces accidents, par analogie avec d’autres sommations locales de la fièvre typhoïde, le terme de choUtxjphus.
Les symptômes de l'infection typhique des voies biliaires sont des plus variables. Us sont très souvent nuis (infection typhique latente), et j’ai trouvé immédiatement après la mort la bile infectée par le bacille spécifique, sans qu’aucun signe ait révélé pendant la maladie l’infection des voies glandulaires. J’ai aussi insisté sur une autre
série de faits relatifs à la question de l’infection typhique des voies
biliaires. Certaines fièvres typhoïdes, accompagnées de symptômes biliaires (ictère, douleur et gonflement du foie), guérissent; mais l’ictère persiste pendant la convalescence, et une rechute se produit. -En se demandant quel rapport relie, dans une telle succession de faits, Vinfeclion biliaire et la rechute fébrile, on peut supposer (en rapprochant de ces cas celui que j’ai signalé plus haut) que les bacilles typhiques emmagasinés dans les voies biliaires sont les agents de la réinfection de l’intestin et de l’économie ; la i'eprise des
Enfin, la fièvre typhoïde, par l'intermédiaire d’une angiocholite
blent ie démontrer plusieurs observations, dans l'étiologie de la lithiase biliaire (1); en tout cas, la lithiase biliaire préexistante à la fièvre typhoïde joue le rôle d’une cause d’appel locale vis-à-vis de l’infection secondaire des voies calculeuses.
On voit quel ensemble de problèmes pathologique soulève et peut éclairer celte question des rapports de la fièvre typhoïde et de l’infec-
Les parasites, d’origine inteslinale (helminthes) ou hépatiq (vésicules hydatiques) ; le caractère bacUrifire des premiers en i les agents très infectieux d’une sorte de cathétérisme septique (
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J’ai donné des différents types de la fième des infections tiliaires une division qui en montre la pluralité et la variété (types nerveux, éphémère, intermittent, rémittent), et j’ai fait remarquer que, si le type intermittent est le plus fréquent, le type rémittent établit une analogie plus étroite encore entre la fièvre de l’infection biliaire et les fièvres septicémiques d'autre origine.
Cette fièvre, par sa pathogénie (origine biliaire, nature septicémique) et par son type clinique, est exactement analogue à la fièvre de l'infection urinaire, dont l’origine microbienne, entrevue par Traube, affirmée par Bouchard, a été démontrée à Necker par Albar-
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liies de l’infection viscérale, préservent la grande cavité péritonéale: et, par elles, se vérifie la loi, bien mise en lumière par Bouchard, d’après laquelle, dans beaucoup d’infections aiguës, la violence de la réaction locale est d’un pronostic bien meilleur pour l’organisme que l’absence ou la faiblesse de cette réaction défensive.
J’ai suivi dans l’étude des complications de l’infection biliaire, depuis leur origine, l’ulcération biliaire, jusqu’à leur terminaison, la seplico-pyémie, qui représente le terme le plus grave de cette infection, les étapes successives d'une série morbide dont j’ai montré la progression et la réelle unité.
Enfin, j’ai insisté, par l’étude diagnostique et surtout pronos¬
tique des infections biliaires, sur la haute utilité des constatations urologiques, qui permettent d’estimer approximativement (Brouardel, Hayem, Chauffard) la capacité biochimique et la valeur fonctionnelle de la cellule hépatique.
Au point de vue clinique, nous insistons surtout sur l’étude et la signification pronostique des parotidites dites critiques et des parotidites terminales des cachexies et des fièvres graves.
1. Archwes de Médecine exp., 1894 (En collaboration avec P. Claisse). - Traité de médecine et de thérapeutique. — Maladies des glandes salivaires, t. V.
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