‹ Exposé des travaux scientifiques du Dr Gabriel Gauthier, de Charolles, candidat au titre de membre correspondant national de l'Académie de médecine dans la première division, médecineChapitre 18 sur 30 · DES MATIÈRES · texte numérisé non relu

DES MATIÈRES

fonctions du corps thyroïde

Gabriel GAUTHIER (d

La théorie anoxyhémique d’AIbertoni et Tizzoni, d’après laquelle la fonctiou de la thyroïde consisterait à communiquer à t'héi nOij tip bine la faculté de fixer l'oxygène, est à retenir; elle pourra nous servir à expliquer les modifications dans les processus des oxydations et des échanges nutritifs qu'on constate après la thyroïdectomie et à la suite du traitement thyroïdien.

au corps thyroïde des fonctions antitoxiques. La glande aurait pour rôle d’élaborer une substance bienfaisante et protectrice, neutralisant d’autres substances nuisibles, fabriquées quelque part dans l’économie.

Ce fut l’opinion de Schiff à partir de ses expériences de transplantation thyroïdienne.

Colzi 2 avait observé que, chez les animaux thyroïdectomisés, les accidents strumiprives disparaissent temporairement lorsqu’on met le système circulatoire de l’animal opéré en communication avec celui d’un animal sain. C’était approchant sous une autre forme la même démonstration que par la greffe thyroïdienne. Le même auteur, ayant vu également que les accidents de la thyroïdectomie totale peuvent être évités par une saignée abondante de l’animal, — expérience qui fut répétée plus tard avec succès par Fano (de Gênes) et de Tarchanoff (de Saint-Pétersbourg) 3 , — en a tiré la iftême conclusion, à savoir : que cette saignée est efficace en sous- •toàyant au sang une certaine quantité de principes nuisibles qui s’y

seraient accumulés à la suite de la thyroïdectomie. D’après Fano et Landi, le résultat est le même quand, au lieu de pratiquer une saignée, on étend le sang de l'animal au moyen d’injections d’une

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