MÉDICATION
nistration de la substancothyroïde.C’ostl’indieation que le traitement thyroïdien agit identiquement comme laglande thyroïde elle-même en fonction. Il supplée à cette glande quand elle
à des accidents.
Ces accidents, qu’on réunit sous le terme do thyroïdisme,
lance attentive. Ils sont le plus souvent marqués par de la tachycardie, des céphalées, des vertiges, de l’excitation mentale, des syncopes, des tremblements, de la névrite optique (Coppez), de l’asthénopie accommodative (Venneman), de la dyspnée, des parésies, des nausées, des vomissements (Marie, Beclère), de la fièvre, de là polyurie, do la glucosurie,
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de globules rouges, passer de 27 ij.gr. à 33 ii.gr., après le traitement. L’augmentation du nombre des globules rouges, à la suite du traitement, est toujours postérieure à l’augmentation de la valeur hémoglobinique.
Krœplin et, après lui. Vaquez ont signalé l ’augmentation du diamètre globulaire chez. les myxœdémateux.
Vaquez et Lebreton ont attiré l’attention sur la présenco dé globules rouges à noyaux dans le sang des athyroïdes. La présence de ces globule nucléés est peut-être capable de fournir une explication plausible de l’état du sang des athyroïdes : on peut se demander s’il n’y a pas chez eux une
EFFETS de la MÉDICATION THYROÏDIENNE Ôi
Le rapport des variétés de globales blancs entre elles ne
EFFETS DE LA MÉDICATION
sans thyroïde ; lo sujet, dans ce cas, ne présentait pas de glycosurie. Ce n’est d’ailleurs que chez des alcooliques que ces résultats ont été positifs.
En employant des doses plus élevées de substance thyroïde, Bettmann (1) est arrivé à des conclusions plus affirmatives encore. Les expériences ont porté sur dés personnes atteintes de dermatoses, qui recevaient pendant huit jours des préparations thyroïdiennes à dose croissante. Après avoir pris ces préparations, les sujets ingéraient un matin 1Ô0 grammes de glucose pure, quantité insuffisante pour provoquer à l’état normal de la glycosurie. Or, 12 fois sur 25 expériences, Bettmann a pu constater la présence du sucre dans
S. Mawin (2) aobtenu des résultats moins probants.Vingtcinq personnes ne paraissant présenter aucune disposition à la glycosurie ont fait usage d’un régime thyroïdien intensif pendant huit jours. Chez deux d’entre elles seulement la suralimentation a donné une glycosurie alimentaire passagère.
D’autres faits intéressants ont été rapportés encore sur la glycosurie thyroïdienne. Blackstein (loc. cit .) a trouvé assez souvent des altérations du corps thyroïde chez les glycosuriques. Sur six diabétiques obèses, il a constaté cinq fois non pas un goitre proprement dit, mais une tuméfaction notable de la glande. Dans une autopsie, il a trouvé une altération caractérisée par une transformation fibreuse et kystique. Minkowski a vula glycosurie se produire après la thyroïdec-
Le processus patho
p ÉTUDE GÉNÉRALE DES MÉDICATIONS THYROÏDIENNES l’animal est soumis à la diète carnée, et qu’elle se montre au contraire s’il est au régime de la soupe. Le même expérimentateur a fait l’intéressante remarque que les jours où l’urine: est sucrée, olle renferme moins do matières incomplètement oxydées que les jours où elle ne contient pas do sucre. Ceci permet do conclure que ce n’est pas au défautd’énergie oxydante qu’il faut attribuer la glycosurie.
Est-ce bien du glucose qui donne à l’urine la réaction du sucre ? Von Jaksch (1) prétend que les urines des sujets soumis à la thyroïdothérapie contiennent certains hydrates de carbone qui donnent des réactions analogues à ceuxdu sucre de raisin, sans être véritablement du sucre; des recherches entreprises à l’aide de la phloridzine l’ont mis sur la voie de
Ta notée'jusqu'ici, une complication grave et qui assombrit singulièrement le pronostic.
a vu des altérations du système osseux d’un grand intérêt. Les os subissent un arrêt d’accroissement notable dans leur longueur, non pas qu’il s’agisse d’une ossification prématurée des cartilages de conjugaison, mais parce qu’il se produit au contraire un arrêt dans l’ossification de ces cartilages. Ces cartilages présentent, en outre, des altérations offrant une (i) Revillod (de Genève), le Thyroïdisme et ses équivalents palhologi-
’lSilSo*t>, Berlin, i4 avril i8 9 3.
thyroïdienne aux f D’ailleurs, le co
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à la phase de croissance et paraît s’éteindre avec la puberté.
La glande pituitaire, dont un lobe, le lobe antérieur, do composition épithéliale, est identique, par sa structure (Lothringer, Viola, Pisenti) et son embryogénie (Valenti, Kupfer, Pisenti), à un lobe thyroïdien, au point d’être considéré àjuste titre comme une glande thyroïde aberrante, joue un rôle bien connu dans les phénomènes de la croissance, puisque les lésions do ce petit organe se manifestent par l’acromégalie : l’acromégalie qui, d’après Brissaud (1), est le gigantisme de l’adulte, de même que le gigantisme est l’acromégalie de l’adolescent.
Il y a déjà longtemps, en 1890, dans un travail sur l’Acro-
maladie, lo myxœdème et le goitre exophtalmique (2).
Enfin, Lancereaux a, dans un remarquable article (3),
res sanguines, et en particulier de la glande thyroïde.
Il faut donc retenir ce fait curieux et intéressant : la série des organes préposés à la croissance se succédant presque
mant un système placé au sommet de la charpente osseuse (thymus, thyroïde, amygdales, hypophyse).
Ces développements à propos de l’influence du corps thyroïde sur le système osseux étaient nécessaires pour faire
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démateuse, a constaté que, sous l’action de cette médication, la taille augmentait dans une proportion double do celle de la croissance naturelle. La tête a profité également du développement général du système ossoux : tous les diamètres crâniens se sont accrus et la dentition s’ost avantageusement modifiée (1). Il a noté en outre une tendance de la colonne vertébrale à s’incurver, accident qui avait déjà été mentionné par Telford Smith (2). Ce dernier phénomène tient-il à l’emploi trop prolongé de la médication ou à l’ingestion d’une dose qui agirait plus que la thyroïde à l’état normal (phénomène d’arthromalacie que nous venons de signaler chez certains basedowiens) ? C’est un point à éclaircir. — Moussu a administré régulièrement de la glande thy^ roïde à de jeunes chiens en voie do croissance, et a constaté que ces animaux, comparés à des témoins de même portée, grandissaient plus vite et prenaient l’aspect levrette (3). —. Hertoghe déclare que les arrêts et les retards do croissance d’origine hypothyroïdique peuvent être corrigés, même à un âge relativement avancé (20 à 27 ans). — Heubner (de Berlin) a vérifié l’efficacité du suc thyroïdien dans le rachitisme (4). — Schmidt (de Francfort-sur-le-Mein), Springer et Serbanesco, Gasneet Londe,ont vu, au moyen des rayons X, que, dans le myxœdème,les cartilages de conjugaison persistent longtemps sans s’ossifier et que le traitoment thyroïdien provoque leur transformation en tissu osseux (5).